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INSTRUMENTS D’ALLAITEMENT

petit pot. Le biberon est l’instrument le plus répandu.

Tous les biberons à tuyaux, de quelques modèles qu’ils soient, doivent être impitoyablement proscrits. Il est à peu près impossible de les tenir propres; les soins qu’ils réclament sont trop minutieux. Ce sont les plus répandus, ceux que préfèrent beaucoup de mères, parce qu’ils favorisent

Fig. 126. — Spécimens de biberons infanticides à proscrire impitoyablement.

leur paresse; elles laissent le biberon traîner dans le berceau et l’enfant boire comme il peut.

Le biberon doit être, sous ses différentes formes plus ou moins commodes, un récipient garni d’un bout d’écoulement et de succion. Le meilleur biberon est en réalité une simple bouteille en verre blanc, graduée au besoin, comme les bouteilles de pharmacie, sans bouchon, munie

ÉVOLUTION DU NOUVEAU-NÉ

d’une tétine longue, ventrue, épaisse. On fait des tétines avec de petites soupapes, faciles à nettoyer et qui sont excellentes.

La tétine a besoin d’être renouvelée assez souvent.

De la conduite de i’ullaitemeut artificiel. — Le lait d’ime mère ou d’une nourrice saine, est inoffensif parce que,

passant directement du sein dans la bouche de l’enfant, il ne s’infecte pas.

Il n’en est pas de même du lait qui sert à l’allaitement artificiel : des germes y pénètrent, et leur développement favorisé par la chaleur, explique la plus grande fréquence des accidents de l’allaitement pendant l’été; parmi ces germes nocifs se trouve surtout le bacille de la diarrhée verte.

Dans ce lait peut encore être introduit, par le coupage ou par le rinçage des récipients, le bacille de la fièvre typhoïde, bacille d'Eberth , dont l’eau est le grand véhicule. Le bacille de la diphtérie peut être aussi propagé par le lait.

Enfin la vache, dont le lait sert surtout à l’alimentation artificielle, est sujette à la tuberculose, et le bacille de cette affection, bacille de Koch , passant dans le lait, peut contaminer l’enfant qui le boit.

Aussi, malgré les avantages du lait cru, vivant , défendus si ardemment par quelques auteurs et en particulier par le professeur A. Luton (de Reims), faut-il, avant de le faire consommer aux enfants, tuer tous les germes pathogènes qu’il contient, le stériliser.

Fig. 127. — Tétine et tube en caoutchouc ouverts pour montrer les résidus de lait caillé qui s’y sont accumulés.

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