‹ Manuel théoretique et pratique d'accouchementsChapitre 66 sur 256 · MANOEUVRE DE G 1IAM PET 1ER · texte numérisé non relu

MANOEUVRE DE G 1IAM PET 1ER

On procède ainsi. Tandis qu’une des mains soutient le tronc, l’autre, celle qui dans l’attitude naturelle présente sa paume en haut, va à la recherche de l’épaule postérieure ; elle glisse, reployée en gouttière, dans le vagin, prend le bras dans sa concavité et l’embrasse en lui faisant attelle, tandis que le bout des doigts attire l’avant-bras.

La manœuvre analogue se répète pour le membre antérieur: mais la position respective des mains change.

Il ne reste plus, l’accouchement du tronc étant achevé, qu’à terminer par la manœuvre de Mauriceau et à faire l’accouchemeiai de la tête. Ordinairement, elle descend à la suite et peut être extraite par cette simple manœuvre. Mais parfois, dans certains cas de rétrécissement du bassin, le sommet reste en arrière, accroché au-dessus du détroit supérieur, et on a beau tirer sur le fœtus, rien ne vient.

Il faut alors essayer de dégagerai possible, la tête, à l’aide d’une manœuvre indiquée et réglée par Gbampetier de Ribes et connue sous le nom de manœuvre de. ciiampetier de itiîies ou de la tête dernière

Deux aides sont nécessaire^, dont un expérimenté. Il est bon, à moins d’être par trop pressé par les circonstances, d’endormir la malade.

L’accoucheur, l’avant-bras nu, introduit la main dont la concavité regarde le ventre du fœtus, haut — très haut — jusqu’à ce qu’il trouve la bouche du fœtus, et, avec deux doigts, il accroche le maxillaire inférieur.

Ayant une prise bien solide, agissant avec vigueur et sans crainte, il repousse le maxillaire en arrière puis cela fait, tire dessus, en bas , sans à-coups, mais de tout son poids et de toutes ses forces. Pendant que l’accoucheur attire ainsi la tête, l’aide principal, empoignant, à travers la paroi abdominale, le front de ses deux mains, repousse et tâche de fléchir la tête.

Quand' on suppose la tête en bonne posture d’engagement, l’autre aide va saisir dans chacune de ses mains une des jambes du fœtus, tandis que l’accoucheur place sa main libre en fourche sur les épaules de l’enfant, et alors, tous les deux attirent en bas le fœtus; on tire tout d’abord en

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haut, puis, quand on n’avance plus ainsi, on tire au contraire le plus en arrière possible.

Lorsque la tète se désenclave, on ressent un ressaut net qui indique le succès.

Si on ne peut arriver à un résultat, on est obligé de recourir au broiement.

B . Siège décomplété, mode des fesses. — Le siège décomplété, mode des fesses, est une présentation grave. En effet, les deux membres relevés font attelle au tronc et empêchent son inflexion, nécessaire au dégagement.

Deux cas peuvent se présenter :

A. Le siège n’est pas engagé; B. Le siège est engagé.

A. Si le siège n’est pas engagé, on devra chercher à abaisser au moins un des membres inférieurs.

Pour ce faire, le professeur Pinard a proposé une manœuvre des plus ingénieuses. La manœuvre de Pinard se * compose de deux temps.

Premier temps. — On introduit dans l’utérus la main qui, en situation naturelle, présente sa paume à la face ventrale du fœtus et on va à la recherche de la cuisse antérieure. Dès qu'on l’a rencontrée, la main glisse le long de sa face postérieure en la repoussant et en la fléchissant sur l’abdomen du fœtus jusqu’à ce que les doigts atteignent le creux poplité; on dispose alors du bout du levier fémoral et on obtient une flexion forcée de cette cuisse sur le bassin.

Deuxième îemps. — Voici le fait curieux. A la suite de cette flexion forcée de la cuisse, la jambe du lœtus se fléchit spontanément et le pied tombe sur la main de l’accoucheur ; retirant alors doucement la main, on la glisse le long de la jambe, puis on arrive sur le pied qu’on saisit et qu’on amène ensuite à la vulve.

Cette manœuvre a d’autant plus de chances de réussite qu’elle est faite plus prématurément, c’est-à-dire au plus tôt après la dilatation complète et la rupture de la poche des eaux.

C’est le procédé de choix.

Voici les procédés de nécessité d’un emploi rare.

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