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CIIAPITIIE III ACCOUCHEMENT DES ANNEXES OU DÉLIVRANCE

L'utérus se vide naturellement et normalement de tout le produit de la conception el après le fœtus sorlent les annexes. Celles-ci expulsées, t'utéruscomplélement lièbarrassé, délivré, n'a plus rien à faire ; il peut se reposer.

On donne le nom de délivrance à l'expulsion de l'arriirefaix (placenta et membranes).

Ce véritable deuxième accouchement, en général secondaire dans l'accouchement h terme, prend au contraire la première place dans les accouchements loin dn terme; dans ce cas l'e-xpulsiou du fœtus est peu de chose, l'expulsion de ses annexes est le fait important.

et ACCdUCilEMENT DES AN.SKXES OU DËUVRAKCK

Les deux ordres de phénomènes observés dans l'accou* chemenl du fœlus se rclrouvenl ici, phénomènes physiologiques el phénomènes mécaniques.

A. Les phénomènes physiologiques sonl les mêmes que précédemment et résullent de l'elTort de l'utérus pour expulser son contenu (contractions douloureuses).

B. Les phénomènes mécaniques sonl plus particuliers. Baudelocque les a parfaitement décrits, aussi peut-on les réunir sous le nom de mécanisme de la dêlivranco tla Baudplocque. ^m

Ils comprennent trois temps : ^H

1° Décotlemenl du placejila et des membranes ; ^^

2° Passnge du placenta dans le vagin ; ^H

3° Expulsion de t'arriére-faix hors des voies génitale/. Premier (cmps t déeallemenl dn placenla. — L'ulérUS, débarrassé du liquide amniotique et du l'œlus, qui le distendaient, revient sur lui-même, et sa cavité se rapetisse. Or, sur SOS parois est fine le placenta qui moulait sa surface convexe sur le creux de la cavité utérine distendue ; comme, lui, il ne subit pasdediminutiondevolumenotable et qu'il conserve ses dimensions, la courbure de la surface placentaire est trop grande maintenant pour s'embotter dans la courbure de la surface utérine ; la coïncidence n'est plus possible, le placenta se plisse, se ride, el les liens qui l'unissaient h l'utérus, tiraillés, se rompent, laissant échapper du sang qui s'épanche entre l'utérus et le placenta.

Mais l'utérus ne se contente pas, grâce à son élasticité, de revenir sur lui-même, de se rétracter; excité par la présence d'un contenu qui le gêne (voir Phén, physiologiques), il se contracte et rétrécit encore ses dimensions, et ainsi, petit à petit, détruit tous les liens vasculaires da placenta, qui Gnit par se décoller; la contraction n'intervient qu'accessoirement; en effet la portion placentaire de l'utérus réagit beaucoup moins que le reste du muscle.

Pour Baudelocque, le décollement commence soit par lo

centre, soit par la périphérie.

Par le centre, — le placenla se renverse commeun ptslm

PEEMIEtt TEMPS

pluie retourné par le vont, [ormant uae cuvette qui teçoil le sang dout une parlie se prend eu caillol; le placenta tombe sur l'anneau de BandI, en présentant sa surface fœtale, lisse, membraneuse, à laquelle est appendue la corde funiculaire. C'est le cas type.

Par h périphérie, — deux cas peuvent se présenter : 1° c'est le bord supérieur qui s'est détaché le premier; il se forme alors une poche contenant du sang ou des caillots; 2° c'est

le bord inférieur et celte séparation a lieu dans ce cas, de bas en haul, le placenta se roulant, se recroquevillant sur lui-même en forme d'oublié; ce cas est exceptionnel.

Mais, en même temps, un autre phénomène se passe. Le placenta décollé, tombant sous l'influence de sa pesanteur et du poids du sang accumulé derrière lui, entraîne tes membranes qui lui adhèrent, et, les retournant en doigt de gant, les détache des parois utérines, qu'elles lapi&saient. Ce n'est que lorsqu'il les a ainsi décollées sur nue large étendue qu'il peut s'Aigager dans le col ; sa pré-

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