‹ Manuel théorique et pratique d'accouchementsChapitre 27 sur 182 · C. Quel est l'état des voies génitales · texte numérisé non relu

C. Quel est l'état des voies génitales

D. Queiesl l'étal du fœtus?

Lorsqu'on connaît déjà la femme, qu'on l'a suivie, plusieurs de ces points sont déjà connus; mais il n'en est pas de même lorsqu'on est appelé pour la première fois : la simple al'ûrmation d'aulrui est insuflisante, il ne faut jamait s'y lier.

Cette femme est-elle péelleaent eaertale? — Métne à la dernière période on peut être trompé. Certainej femmes, et ce sont surtout des névropathes mariées depuis un certain temps, n'ayant pas encore l'enfant qu'elles désirent, non seulement offrent les signes objectifs de U grossesae, mais peuvent par une véritable aulo-suggestion, et cela au moment du terme probable de cette grossesse présumée, présenter dos phénomènes en tout semblables aui symptômes précurseurs de l'accouchement et on est appelé pour accoucher une femme qui n'est même pas enceinte; il faut enlemlrs et sentir l'enfant pour y croire.

La femme est enceinte, mais esl-olle réellement prëa dn terme?

La mère ou son entourage qui compte d'après les époques menstruelles peut se tromper. Lorsque les règles

-iï DIAWOSTIC GESEnAU DE LA CBÛSSESSE

apparaissent par inlermilleDcc ou avec des îrrÉgularîtés de date, les erreurs sont très possibles.

Il faut contrôler ces renseîgnemenls, en recherchant les signes de la descente de la partie fœtale vers l'excavation : l6 ventre tombe, la constipation devient plus opiniâtre, les mictions sont plus Fréquentes et plus pénibles. L'on constate la hauteur du globe ulèrin. le degré d'en^gement de ia partie fœtale : ce signe est important chez tes multipares où l'engagement ne se fait que dans la dernière quinzaine; l'on se rend compte de l'état de ramollissement et de dëhiscence du col, qui donne surtout des renseignements utiles chez les primipares où il se déforme plus tardivement, par étapes plus régulières que chez les multipares.

L'ensemble complet de ces siïnes ne se retrouve que dans la présentation du sommet fléchi.

La femme est enceinte, elle est prés du terme, mais esielle en Iravailï

Si la femme ne présente pas de douleurs, elle n'est très probablement pas en travail, les rares exceptions de contractions sans douleurs n'existant pas pratiquement. Il est bon pourtant de ne pas les oublier.

Mais on peut croire à des douleurs du travail gui n'en sont pas ou méconnaiire de vraies douleurs de travail. Ceci n'est pas très rare chez les primipares qui font appeler le médecin pour des troubl -s digestifs, des coliques intestinales qui paraissent d'autant plus vraisemblables qu'elles sont accompagnées d'envies d'aller au cabinet... et il s'agit de coliques utérines, de douleurs du travail (1).

Prendre, à tort, des douleurs pour symplomaliques du travail, est de beaucoup le cas le plus fréquent; les femmes

(1) La connaissance do ce fait a une grande importance en médecine té|iale; il arrive assez souvent que des femmes anirment t|ue leur entant est tombé dans la cuvette lorsqu'elles sa p rase ntaient sur le siège croyant à des coliques întestinaled ; cela arrive, en effet mois il est rare que la confusion persiste jusqu'à l'expulfiion, et rirdinaireuient l'escuse n'est duuni'e que pour dissimulei

Page 1