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ÉTODE CLINIQUE DES SUITES DE COUCHES NORUA

Â|jrès l'accoiickemeot, les ocganea laatecoala subissent une êvoliitiiin en sens^invecao- de' celle qu'ils auiaceoinpUe, el qui doil les ramener à leur Mat normal.

Ce sont les pliénomènes de ce travail de régression ou à'inoolutian qui portent le nom de « suites de couches ».

Les voies génitales exlemes, vulve et vagin, dilatées et ërailléea, ae rétrécissent et se cicatrisent.

L'utérus, le plus modiQë pendant 1» grossesse, subit aussi les modifications les plus importantes ; elle portent sur le corps et le col.

Le corps qui, peu après l'accouchement, a augmenté bruaquemeul de volume (1), diminue progressivemeul jusqu'au retour à son état primitif : c'est ce qu'on appelle « l'involution utérine n.

Le volume de l'utérus les (réservoirs étant vidés) s'apprécie à l'aide du bord cubital de la main qui en rechercha le fond.

L'utérus qui, après la délivrance, était un peu au-dessus de l'ombilic, au bout de la première semaine est à peu près k quatre travers de doigt au-dessous.

Aa bout de la première quinzaine, il est à six ou sept tra* fers de doigt au-deasua de la symphyse.

Ce n'est guère qu'un mois ou un mois et demi après l'accouchement qu'il est revenu à son point de départ.

Le col se reconstitue après l'accouchcmenl ; immédiate-

1) Voir notre Anaiomie el Physiologie nénilnies el obstétrïatlei. Il no faul plis confondre cette augineiilalion de voliinie avec cellB qui est produite iiar k distension ulLTint duo à une Ijfmorra^ie.

.tILDE CLraODE ORS SCITES Ml CUIICJJKS HOUMSUIS IIS

ment ïprèB l'expulsion on peut EP.ntir ses limites, mais il est mou et fiasque et .en large communication avec le segment inrârieur.

Ah bout do ■quelque ten*ps, le col revient à sa disposition première, sauf certaines inodificalions : il est plus ooBrI, son orificeest deveMilraasrerBal,*! présente une encoche cicatricielle.

Enfin la maqueuse uléflne va se Tetonmer,

Ce travail, surtoul le trav-ai! nlérin, B'.aceomyiagne d'ôcoulemeats composés de sang, rie ileucocytes, de débris èpitbéliaui, connus sous le nom de locliim.

Pendant les trois ipremierH Jo(>rB,'le^ locliies sont sanglantes, puis elles deviennent Btut^isolentes, en&n muquenses. Cet ëcoulcmeul .cesse d'être assez abondant h partir du diïifeme jour; il n'y a eu général alors qu'un simple sniiïtement.

Les lochies ont une odeur fade particulière, *»<* jienorîy; niai6Ballemeart<fone,jianséense, â moins d'aUératioupantrolûgiqoe.

Parfois l'écouloment se prolonge, est plus sanglant '^n'il □e devrait être; il y a alors dàfawt d'invotution.

Les tvancliées iiitrànes ne sont pas lun phénomène noiunul défi suites deicouohesi celiles-ci peuvent parfnttemeat sa passer sans elles. Les Lrancbèes à moins d'inteiiùté âpËciale, sont un simple incident; elles indiquent qu'il y a dans l'utérus un contenu, caillot, produit de sécrétions ou débris, dont il veul.se délurraeser en se contractant.

Les hnnexes utérines subissent aussi ce travail de retour à l'état premier.

Six ou liuit semahies a^rès l'accouche ment si la [fennno n'allaite pas, les règles Teparaissent : c'est oequ'onap{>elle le M retour de couches s.

Il n'est pas rare que lee femmes, vers le 20. 23' jour, perdent im peu de sang sans que cette perte ait rien do pathologique. Il ne faut pas la confondre avec le retonr de couches.

Les parois abiinminnles distendues reviennent .aussi sur ctUn-tnèmes, mais le plus souvent incomplètement; elles

136 ElUDE CLINIQL'E DES SlilTES DE COUCHES NORMALES ^^" resteut aiïaiblies. La peau a perdu de sa lonicîté, elle est ridée, les vergelures, la pigmentation persistent.

Les modifications de pigmentation cutanée qu'on observe aussi à la face sont rarement durables : elles unissent par disparaître

La sécrétion vrinaire est actii'ëe pendant les premiers temps des suites de couches; le travail d'élimination, ralenti pendant la gestation, est maintenant accéléré.

Du côté du système circutaloire on constate assez régulièrement, pendant les trois premiers jours, un ralentissement des pulsations.

Les fondions digeslives reprennent rite : mais les intestins sont en général paresseux.

Les mamelles subissent des modifications toutes spéciales; c'est maintenant, alors que les autres organes se reposent. qu'elles fonctionnent. Nous les étudierons à propos du lait et de rallailemenl.

Très souvent après l'accouchement la femme fatiguée a un frisson sans élévation de température qui ne doit pas inquiéter, et qui était même considéré comme de bon augure par les anciens accoucheurs.

La lempéralure n'est normalement pas plus élevée et doit à peine atteindre 38 degrés centigrades : quand cela se produit il y a une comnlîcation. infectieuse. ^S

CONDUITE A TESIB VIS-A-VIS DE L'ACCOCCHÉB ^H

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