‹ Manuel théorique et pratique d'accouchementsChapitre 37 sur 182 · i i'IiesiIMATKIN l>U SOMHEI · texte numérisé non relu

i i'IiesiIMATKIN l>U SOMHEI

Des pftsHIoDn dn saminct IlérhI. — Cliniquement loS

positions du sommet so dtvisentea deiisgramlcs classes, les Positions atilh'ieures et les Positions posfé. ieiires avec des variétés gauche el droite. Ces (josUions s'observent, par ordre de fréquence :

Les signes diagnostiques qui permellent de reconnaître les positions sont fournis par:

La Falpation ( pendant la grossesse et le début dU'

L'Auscultation ( Inivail.

Le Toucher pendant le travail.

Positions antcrieiireB.

Quand, dans «ne présentation du sommet, on troure dans le flanc ie dos largemenl accessible et étalé en avant, ou a affaire à une i>osition antérieurfl du sommet.

Reste à diagnostiquer la variété.

iOscivM»'UU»q«e £MM4to aottrlt^nrc. — Ost de beaucoup la plus fréquente des positions. C'est elle qui a seni de type pour notre description générale de l'accourhemenl.

Pendant la eii««»e«Be on trouve, à la palpalion abdominale, le dos dans le flanc gancliG, inr°:ement élalè, les petites parties difficilement appréciables, et le ^ège Eous les fausses cétes droites ou même dans le flanc droit. A la palpalion de la région pelvienne, les doigts pénètrent à gauche, où est l'occiput, |ilns profondément qu'à droite oû ils sont arrêtés par la saillie du front.

A i' auscultation, on rencuntr-e le maximum des bruits da cœur à mi-chemin d'une ligne étendne de l' ombilic à Tépina iliaque antérieure et supérieure gauche.

Au toucher on trouve, h gaucie, en avant et en baut, li fontanelle postérieure reconnaissnTile à sa simple dépression triangulaire Pt dans laquelle la pulpe de 'l'index B8 s'enionce pas. En suivant d'avant en arrif're la suture sagit-

WAliCIIE CLIMQL-E [)RS POSITIONS A.TrÉllIEL-RES US

laie, on tombe sur la fontanelle antérii?ure pins ^rèe, plus large, qusdrangulaire, encadnini le doigt.

0«rlpllo-)linqae droite nnlérIenPC. — C'est la filoins frëqnente des prèaentations du sominet. Le dos largement étnié est sîlué daos 1r flanc droit, les petites parties ^nt très difBciLemcnt accessibles; le siège est sous les fauâsea c6(e» gauches ou daus le liane gauche.

A lapalpation peloien- OD troure roccipuC à droite, le Iront à ganche.

■ullatio

maximnm des bruits du ciBUP est à mi-cherain d'une ligne allant de l'oni- '. au pubis (ligne médiane) ou même un peu à gauchie de celte ligne.

Au f oucAer ta Tuntanelle postérieure est â droite en avant; on suivant d'avant )n arrière la suture sagîlïale on tombe sur la l'onlanelle antérieure situiVe sur un plan plus élevé.

■■vcbe clinique des pONlItaiin ani Prieures. — Nous renvoyons à notre lescription générale.

CBB<alie A tenir. — C'est la conduite générale de l'ac- CODChement normal déjà exposée.

Poaitiana postérienres.

Dans les positions postérieures on Irouve le tronc du Tœtus dans nn des flancs, mais au lieu de trouver la large lurface dii dos, on ne reconnaît qu'un des plans latéraux qui bordft le liane sans l'emplir; les petites parties sont liacilement accessibles; l'acromion egt à i ou 8 centîmiStres des {pubis.

fl» PItESE^TUION DU SOMMET ^^|

Occtpllo-lllaqae drollc ponlérienre. — Elle est très fré-

quenle; c'esl celle qu'on observe le plus souvent après les

Dans le Danc droit se trouve le plan latéral du fœlusayec

ses petites parties accessibles. A la palpalion pelvienne, -

les doigts pénètrent beaucoup plus prolondément à droite I (occiput) et sont arrêtés plus t6t à gauche (front saillant bsD avant).

I A l'auscultation, ]e Toyer maximum des bruits du cœur Vfisl à mi-chemin d'une ligne partant de l'ombilic pour

■ aboutir à l'éminence iléo-peclinée droite.

I Au (oucheron trouve la lontanelle postérieure enarriÔr«

mel à droite, mais en suivant la suture sagittale on ne peut

■■arriver sur la fontanelle antérieure: c'est là un excellenl

B.Tepére diagnostique des positions postérieures.

B OccIpllo-lUnquc j^ani^lic posléricnrc. — Vient en troî-

I BÎème rang par ordre de îréquence des positions du som-

Knet; se rencontre rarement.

I Le plan latéral du fœtus est dans le flanc gauche; les

■ doi^s pénètrent 6â(tu?ot(/i plus profondément dans l'eica- I vatiou pelvienne h gauche (occiput) qu'à droite (front sail~ ■,lant en avaDt).

■ ^u loucher, la fontanelle postérieure est en arrière et à K droite.

I A Vmiscitllaiion, le foyer maximum dos bruits du cœur l'est à mi-chemin d'une ligne qui, parlant de l'ombilic, va en l>-«rriëre aboutir à l'intersection du grand oblique et de la I crête iliaque.

I Au loucher. — La fontanelle postérieure est en arrière f et à gauche ; on ne peut, en avant, arriver sur la fontanelle P antérieure.

I Marrhc. — Ce qui, cliniquement, différencie surtout les K'occipito-posiérieures des antérieures, c'est la prolongation k du travail due à la longueur du chemin effectué par l'oc- I ciput pour accomplir la rotation interne. Celle-ci terminée Ktout se passe comme dans les antérieures.

■ Mais aussi peuvent survenir plus aisément des irrég-i-

■ larités, la tÉle na tourne pas, roccijiut reslo en arriére;

raÈSENTATIOS DU SOUMET DÉFI.ECfll dans ces cas l'expulsion naturelle est possible en occipîlosacrée, mais combien péniblement ! Quelquefois par contre le travail reste impuissant et il Tant intervenir.

Le pronoMlc des occipito-postérieurea sans être aussi grave qu'on l'a dit est moins favorable, surtout à cause de la durée du travail.

L'augmentation de la durée du travail, particulièrement marquée chez les primipares, est encore accentuée par le volume de l'enfant; cette augmentation est de 2 heures et demie environ pour un enfant petit (2.500 à 3.000) et do 3 heures et demie pour un gros enfant (3.000 à 3.500). Chez les multipares elle n'est guère que de 1 heure et demie. Elle porte non sur la période d'expulsion, mais sur la période de dilatation; on coL^coit aisément pourquoi. La mortalité est aussi, de ce fait, un peu plus élevée, 2 p. 100 au lieu d'un peu moins de 1 p. 100 dans les 0. a.

Condalte ù lenlr. — L'on peut s'en tenir à l'expectative. Mais il est possible de diminuer la longueur du travail et de favoriser la rotation, et il faut le faire.

Voici la manœuvre de Tarnier.

La dilatation est à peu près complète, la poche des eaui est rompue. On fait glisser deux doigts jusqu'au haut de l'oreille postérieure, de façon à appuyer sur l'ore'Ue dans toute sa hauteur. On a ainsi un point d'appui très ferme, et on attend une contraction; la tète presse sur les doigts qui la repoussent solidement en avant; la contraction cessant, on se repose, puis on recommence à la contraction suivante; la rotation se fait en général ainsi avec assez uc facilité. Il est cependant des cas aix on échoue.

Si le travail s'arrêtait ou durait trop, il faudrait intervenir y\{\s directement è l'aide du forceps.

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