P SYMPTOMES HT DUGNOSTIC DE LA GROSSESSE SIMPLE
sion qui peut faire fuir la partie fœtale, de soutenir, avec
la main à plat. le pâle opposé ,iu lieu de l'auscultation.
On t^nt9iid ainsi deux bruits qu'il ne faut pas confondre h
un bruit de soufflet ou Souffle et des r
ments.
Le bruit de souffle est généralisé : on l'e tend en un point quelconque de la surfa^ utérine. Il est inleniUtli'nf, synchrone au p de la mère : son timbre est de hauteur variable Il commence .i être entendu à peu près i le quatrième mois. Ce souffle se produit d les vaisseaux sanguins du l'utérus (P. Dub< Tarnier); il est dû au calibre des vaisseau^ intra-utérins, beaucoup plus considérable q celui des vaisseaux afférents; or, l'on sait q^ toutes les fois qu'an fluide gazeux ou liquide, circulai dans |un tube, passe d'une partie étroite dans une partifl large, il se produit un son.
four Depaul, cette production était due •■ la compressîn
s sinus utérins par les parties fœtales.
AUSCULTATIOxN i$
La généralisation du bruit tient à sa propagation (1).
On entend aussi en un point particulier L.es bruits de battements : ce sont les bruits du cœur fœtal. Quand on pratique cette auscultation, il faut immédiatement saisir le pouls radial maternel, dont la comparaison au pouls fœtal est indispensable. (Voir fig. 5.)
Ces bruits rapides, redoublés, d'un timbre un peu sourd, présentent un rythme particulier ; on entend d'abord un grand bruit, puis un petit silence ; puis le bruit reparaît, pour disparaître et il faut attendre un certain temps pour entendre une seconde série de battements.
Leur intensité varie suivant la situation du fœtus, son état de santé, Tépaisseur de la paroi abdominale.
Le coeur fœtal bat de 140 à 170 fois par minute. Quand survient une contraction, leur fréquence s'accroît, puis s'affaiblit jusqu'à disparaître. Il y a là un petit phénomène utile à connaître.
Parfois l'on peut entendre, au niveau de l'utérus, des bruits de battements dus à la propagation des battements du cœur de la'mère : on évite Terreur en palpant en même temps le pouls radial qui permet de constater dans ce cas le synchronisme des -deux battements, entendus et sentis par le doigt.
Ces bruits bien constatés indiquent la présence et la vie d'un fœtus.
Ces battements s'entendent nettement dans la région de l'abdomen le plus directement en rapport avec le cœur fœtal. Mais leur bruit ne meurt pas sur place, et tout autour de leur centre de production, existe une zone de propagation où il s'entend encore mais d'autant plus confusément qu'on s'éloigne du lieu de leur origine; aussi
(1) Plusieurs théories ont été émises : celle que nous admettons avec la généralité des auteurs est la théorie utérine.
Il y a la théorie placentaire, bruit dû au passage du sang dans le sinus du placenta (G. Monod); la théorie iliaque ou aorto-iliaque, bruit dû à la compression de l'aorte et des vaisseaux iliaques par Tutérus (Bouillaud;. On peut objecter à la théorie placentaire la persistance du souffle après la délivrance, et à la théorie aortique rimpossibilité d'expliquer sa généralisation.
16 STHPTOHES BT DUGNOSTIC DE LA GROSSESSE SIMPLE faut-il rechercher leur lieu d'intensité maximvm qui i indique la situation du cœur TceUl et permet, par dédiiez lion, de délermiaer l'orientation du iœtus.
Voici la distribution des foyers d'auscultation '. Pour les présentations polaires (sommet, siège), ils s tous sur des lignes qui parlent eu éventail de l'ombiliq comme point de dépari commun, et qui voirf aboutir à des points du repère situés sur le rei3 bord iliaque.
Ces lignes sont é dues :
1" Pour les po^ilioiM gauches antérieures:
de l'ombilic h l'épin iliaque antérieure el s périeure ;
2° Pour les positio|^ gauches postérieures '.—.
de l'ombilic à la sym physe sacro-iliaque g che;
3" Pour les position^ droites antérieures :
^**^~pî&tl^r,'pSl'',V''"'" <le l'ombilic au pu (ligne médiane); 4" Pour les positions droites postérieures : — de l'ombilq à l'éminence iléo-peclinée droite ou un peu en dehors.
Comme on voit, et ceci saute encore davantage aux je en regardant la figure ti, les positions homologues n'en) pas des foyers symétriques; les lieus d'auscultation ( positions droites, sont beaucoup plus en avant que les gî ches. Cela lient à la disposition du fœtus dont le dos, df les positions droites, présente son plan latéral gauche [et du cœur fœtal) en rapport immédiat avec la paroi abdominal antérieure, tandis que dans les positions gauches, le c< fl8t situé dans le plan latéral éloigné de la paroi.
àrSCDLTATlOK
jBS foyers d'aoscullatinn s'enlendent sur ces lignes des hauteurs variables suivant la profondeur de l'e gagemeDt; ils pourront donc varier un peu pour une même position, suivant l'époque où on pratiquera l'examen : plus on approche du terme et plus ils s'abaissent.
C'est d'après celte donnée et en se rappelant que pendant la période de repos le siège ne s'engage pas, qu'on peut distinguer, par l'auscultation, la présentation du iniet de la présentation du siège; les foyers des présentations du sommet (occiput et face} sont environ h michemin de la ligne d'auscultation, tandis que les foyers de la présentation du siège, situés à un niveau plus élevé, avoisinent l'ombilic.
Dans la présentation du tronc on n'a déterminé que doux oyers : le foyer de A. I. d. se trouve très haut, tout près et à droite de l'ombilic, tandis que le foyer de l'A. I. g. est très bas, sur une ligne allant de l'ombilic à l'éminence iléo-pectinée gauche, un peu au-dessus de l'arcade pubienne.
Ces foyers d'auscultation sont des points de repère complémentaires dans la détermination des présentations etsurtout des positions.
Bruits anormaux. — Par l'auscultation on peut percevoir des bruits anormaux ou inconstants.
C'est d'abord un deuxième bruit do soufile, qui se distingue du SoufOe utérin en ce qu'il est localisé et surtout eu ce qu'il n'est pas synchrone au pouls maternel. On le nomme souffle fœto-funiculaire. On le suppose dû a une disposition anormale des oriQces normaux du cœur du fœtus (orifices auriculo-ventriculaires, trou de Botal trop étroit]. Il peut ii être causé par la compression du cordon, et serai tune sorte de signe de la présence de circulaires ou d'obstacles h la circnlation materno-fœiale.
Il arrive enGn d'entendre des bruits produits par les mourementsdu fœtus; ils prennent parfois une allure rythmique, de rouet, bizarre.
18 SYMPTOJlKS tï mAcausTn; DK LA GROSSESSE SIMPLE "
Toneher. — lp loucher obstétrical par excellence eat le I0ucb>fi- vaginal.
Dana quelques cas particuliers od peut le pratiquer, la femme ëlant debout ou dans la position ge nu-pectorale. Eu Angleterre, comme du reste pour presque toutes les interventions obstétricales, la femme est couchée sur le cùté, la jambe et la cuisse reposant sur le Ht étendues, tandis que la cuisse supérieure est (léchie sur le bassin (latéro-posilion).
La position ordinaire esl la position dorso- lombaire, la
tête de la femme soutenue par un oreiller, les membres ii
rieurslègérementQéclLis et écartés pour faire bâiller la vulW Il est absolument essentiel de faire relever le bassin sm par un ou plusieurs oreillers, soit mieui et plus simpli ment en priant b femme de se soutenir sur ses poiiu fermés placés sous les ischions.
Le plus ordinairement on se place à droite, mais il e des circonstauces (disposition du lit) où cela est impoi sible; il faul donc s'habituer à toucher des deux mains. L'on touche généralement avec un seul doigt, l'iui L'accoucheur doit avoir des ongles arrondis, lissas > courts, pour no pas blesser sa malade. Avant de pratiqulS le toucher, après s'être soigneusement désinfecté les D
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et particulièrement les sertissures unguéales (voir p. 69, Antisepsie obstétricale) ^ il enduira son doigt d'un corps onctueux, glycérine antiseptique ou yaseline boriquée ; )c doigt ainsi préparé glisse mieux, et il est, de plus, recouvert d'une couche protectrice contre les inoculations possibles.
L'on peut toucher la femme découverte ; il vaut mieux s'habituer à toucher sous une couverture. Si la femme esl habillée, on aura soin de remplacer les jupes relevées par une serviette, sous laquelle on pratiquera à l'aise l'exploration, tout en ménageant sa pudeur.
Nous supposons le cas le plus ordinaire : femme au lit opérateur à droite.
La main gauche relève le drap sous lequel s'insinuent la main et le bras droits, puis elle le ramène sur l'avantbras ainsi introduit qui va manœuvrer à couvert.
La main droite, placée de champ, les ongles en bas, le pouce écarté, glisse le long de la cuisse droite, jusqu'au plan du lit, puis elle gagne le pli interfessier, et remonte en appuyant légèrement de son bord radial qui écarte les lèvres. On arrive bientôt au niveau de la dépression vaginale dans laquelle l'index, se détachant des autres doigts, pénètre, tandis que le coude basculant s'abaisse, et modifie la direction du doigt explorateur. L'index alors se dirige presque horizontalement d'avant en arrière laissant au dehors le pouce qui repose sur le pénil et les trois derniers doigts qui, repliés dans la main, s'effacent le plus possible et dépriment de plus en plus la fourchette pour atténuer, autant que faire se peut, l'obstacle que leur talon apporte à la pénétration (fig. 7 et 9).
Le doigt introduit va à la recherche de la paroi supérieure du vagin, la plus courte et la moins modifiée, qu'il suivra.
Maintenant, va commencer son rôle d'explorateur et c'est toujours à l'aide de sa pulpe et non de sa pointe qu'il devra procéder à ses investigations.
Le doigt en cheminant trouve d'abord, parfois, la paroi vaginale, rugueuse, parsemée de granulations : dans ce cas il est sûr d'en trouver de plus abondantes dans les culs-de-