‹ Manuel théorique et pratique d'accouchementsChapitre 90 sur 182 · IKSBRTION VICIEUSE DU PLACENTA · texte numérisé non relu

IKSBRTION VICIEUSE DU PLACENTA

rhémorragîe est peu abondante, elle s'arrêtera par les moyens indiqués plus haut; si elle est grave, ils sont insuffisants el il faut avoir recours à un autre traitement (1).

On restera ou Ton placera à côté de la malade, une garde à laquelle on recommandera de surveiller le fades (pâleur, sueurs) — le pouls, — létal général (malaises, frissons), tous signes d'une hémorragie interne — et V écoulement vulvaire. On préviendra l'entourage de la possibilité de la continuation d'un suintement sanglant; en cas de perte grave, comme intervention immédiate et d'urgence, on ordonnera d*avoir recours aux injections à 45 degrés.

Le mieux, c'est de ne pas s'absenter ou de placer un aide capable d'intervenir activement.

L'hémorragie est grave. — Il faut juger de cette gravité non seulement par la quantité de sang perdue^ mais par le résultat de la perte sur l'état général de la femme.

On examine la présentation ; s'il est nécessaire, on fait la version par manœuvres externes pour tâcher de ramener le sommet en bas, puis, le vagin étant nettoyé, on ira à la recherche du col ; celui-ci est, dans ces cas, plus ou moins pertnéable et que ce soit une primipare ou une multipare, on introduira dans le canal cervical un doigt, deux doigts si c'est possible, et puis l'on déchirera le plus largement quon pourra les membranes (2).

(1) Pourtant nombre d'accoucheurs, et non des moindres, préconisent remploi des tampons. Un tamponnement bien fait est long et minutieux; il faut un nombre considérable de tampons « plein un chapeau haute forme » (Pajot). La femme étant mise en position obstétricale, on appliquera un spéculum et l'on arrangera méthodiqufiment (Von arrimera) ces tampons dans les culs-de-sac, puis, couche par couche, jusqu'à ce que le vagin soit plein. Ces tampons seront particulièrement aseptiques. On peut, pour être sûr de leur asepticité, employer le procédé recommandé par M. Lermoyez, les tremper dans une solution alcoolisée saturée d*acide borique et les llamber. Quand le tamponnement est serré, les femmes ont souvent de la difficulté à uriner; il faut y veiller et les sonder,, car la vessie pleine provoque l'iuertie utérine.

(2) Cette conduite à tenir, fondée sur la physiologie de l'hémorragie est celle préconisée par le professeur Pinard. Voir la Th. C. Dylion, Paris, 1890.

COMPMCiTIOSS Dl'ES AUX ANSEXRS

La déchirure Im-ge est une condition essentielle de l'effîcacilé de rinlervenlion.

Les pré/gaulions asf^pliques eonsécuiioes seront ruinulieuses.

\ la suite de la rupture, le travail se déclare ou ne se déclare pas.

Rien de spécial dans le premier cas. Dans le second, si l'hémorragie a cessé, si rien ne menace, attendre; mais si la femme est très anémiée, s'il y a intérêt à en terminer au plus vile, introduire un ballon de Tarnier ou de Champelier qui remplira une double fonction : celle <ie tampon intra-utérin et celle d'agent provocateur du travail.

B. Hémorragies pendant le travail. — Transformation de la présentation, s'il est nécessaire et s'il est encore temps. Déchirure largo des membranes, puis attendre l'expulsion spontanée du fœtus si rien ne presse, ou terminer hâtivement par la version, le forceps, après dilatation artificielle du col si nécessaire.

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