C. ffémorragie pendant la délivrance
Dans toute insertion vicieuse, qu'il y ait un accident menaçant ou non, on introduit la main dans l'utérus, oo pratique la délivrance artificielle, on nettoie soigneusement la cavité utérine, on l'excile de la main et on y fait une large irrigation chaude à 45 degrés contenant une certaine quantité de chlorure de sodium et préalablement bouillie.
Toutes les fois qu'il y aura anémie hémorragique naçanle, faire une injection de sérum artificiel.
PROCIDENCE DU CORDON
On dit qu'il y a procidence du cordon, quand le Coi devance la présentation.
Quand le cordon se présente simplement au-devant la présentation, il y a pmcubitus du cordon; il n'y proeidencB que s'il y a sortie complète dune anse cordon.
PROCIDENCE DU CORDON 309
La procidence du cordon est un peu plus fréquente que la procidence des membres ; on la trouve environ une fois sur cinquante-six accouchements.
Étioiogfie. — Les causes de la procidence sont:
1° Toutes les causes déjà citées de procidence des membres ;
2® La longueur exagérée du cordon ;
3® L'insertion vélamenteuse du cordon ;
4** L'insertion vicieuse du placenta ;
5® Dans la présentation du siège, l'interposition du cordon entre les jambes du fœtus, qui est ainsi à cheval dessus.
Symptômes et diag^nostic. — On peut reconnaître la procidence du cordon : A. Avant la rupture des membranes ; B, Après la rupture des membranes.
A, Avant la rupture des membranes, — Quand il y a procubitus du cordon on sent à travers les membranes un corps cylindrique flottant, animé de battements quand l'enfant est vivant. 11 ne faut pas confondre ces battements du cordon avec le pouls vaginal. Dans l'insertion vélamenteuse on peut prendre pour le cordon un des vaisseaux qui rampent sur les membranes et se rendent au placenta.
B. Après rupture des membranes. — Quand les membranes sont rompues, le cordon est facile à reconnaître, soit au toucher, soit même à la vue, et il se présente alors soit flasque et sans battements, soit turgide et animé de pulsations.
11 ne faut pas, d'après ces seules constatations, conclure trop hâtivement et trop absolument. Le cordon peut être inerte et le fœtus vivre encore ; on pourra donc simplement dire après cet unique examen : le fœtu^ est probablement mort, et il conviendra pour compléter le diagnostic d'ausculter les bruits du cœur; d'autre part, dans des casplus exceptionnels, il est vrai, le fœtus étant mort, on a observé des battements du cordon, dus au reflux dans es dernier du sang du sinus circulaire chassé par la contraction utérine.
On recherchera aussi dans cet examen s'il y a en même temps une procidence des membres avec laquelle on ne la