‹ Manuel théorique et pratique d'accouchementsChapitre 92 sur 182 · C0HPLICAT10KS DUES AUX ANNEXES · texte numérisé non relu

C0HPLICAT10KS DUES AUX ANNEXES

Eonfotidra pas. On a vu, lors de rupture ulérine. des anses vicies d'inleslin grêle venir faire saillie dans le vagia; il importe de se rappeler ces faits pour ne pas les confondfB| le cas échéant avec ceux de protidence du cordon.

Pr«noNite. — Le pronostic, bénin pour la mère, est très grave pour le fœtus. On perd en moyenne un enfant sur trois ou quatre. Le cordon procident risque d'èlre comprimé et quand cela se prodoit l'enfant meuri par asphyxie. Le pronostic est particulièrement grave si !e cordon procident est [nul â fait en avant ou lout â fait en arrière \ dans ces conditions la compression est â peu près fatale, msifl s'il est situé le long de la sympbjse sacro-iliaque, il peut y échapper.

Condulic îk i«nlr. — A. Les metnbranes ne sont pas roni' puen et la dilatation est insuffisante : il faut alors maintenir la femme couchée, le hassîn rpJeoè, et faire tout son possible pour éviter la rupture des membranes.

Quand la dilatation est complète on met la femme dans la position obstétricale et l'on pratique la version.

U. Les membranes sont rompîtes. — Il y a procidence, H faut immédiatement vérifier l'état de vitalité de l'enfant; s'il est mort, comme la procidence n'aggrave pus le pronostic maternel, il n'y a qu'à attendre ; s'il est vivant, il faut intervenir.

Deux cas peuvent alors se présenter: ou la dilatalioneit complèle ou à peu près eomplèle—oa elle est 1res incomplète.

La (lilataiion est complète. — Si l'on arrive alors que la version est encore possible, il faut la prntiqui^r ; c'est l'intervention de choix ; sinon on appliquera le forceps, en ayant bien soin de ne pas prendre le cordon dans une dos cuillers.

La dilatalion est incoinplAle. — On essaie la rétropulsîon du cordon, c'est-à-dire qu'on saisit ce dernier entre deux doigts et on le remonte dans l'utérus. Le plus souvent, cette manœuvre n'a qu'un succès transitoire. On peut alors, pour faciliter la stabilité de la réduction, mettre la femme dans le décubilus latéral ou dans la position génu-peclorale On a conseillé de fixer le cordon autour d'un pied; mais

PIIOCIDOCE DU CORDON

lorsque la main peut remonter jusque-là, mieux vaut pratiquer la version.

On a inventé des instruments pour rétropulser le cordon ; on les emploie quand la poche étant rompue, le col

Fig. 90. — Ompbalo-sauteur.

n'est pas assez dilaté pour permettre le passage des doigts. L'instrument le plus connu est Vomphalo-sauteur de Colliii modifié par Tarnier; c'est une baleine terminée par un crochet fermé par une tige à coulisse; on saisit le cordon, on le remonte, pois on descend la coulisse, le cordon làcho le crochet et on retire Tappareil. On peut faire un omphalo-sauteur avec une sonde en gomme bien aseptisée. On passe dans son intérieur un fil doublé dont Tanso ressort par l'œil de la sonde. On introduit les deux bouts

Fig. 91. — Omphalo-sauteur pratiqne.

Un lonç fil doublé a été placé dans un© son.ie en gomme ; les deux chefs libres, a a pendant au dehors du pavillon do la sonde tandis que Vanse est sortie par l'œil ; cette anse 6 a été passée dans l'anse du cordon, puis ouverte, et, dans sou ouverture, on a passé le bec de la sonde : il n'y a plus qu'à tirer sur les chefs libres et à les maintenir pour appliquer solidement le cordon contre la soude.

réunis de l'anse du fil dans l'anse du cordon; puis ouvrant Tanse du fil on y passe la pointe de la sonde ; on tire en bas sur les chefs libres, et le cordon est ainsi solidement fixé cojitre le conducteur en gomme.

TROISIÈME SECTION

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