‹ Manuscrit de mil huit cent treize, contenant le précis des événemens de cette année, pour servir à l'histoire de l'empereur Napoléon;Chapitre 12 sur 53 · Tome IL a«.Êdit · texte numérisé non relu

Tome IL a«.Êdit

secourues , et de tenir jusqu'à là dernière extrémité, "

Napoléon viske lui*méme les places de l'Elbe ; il se rend successivement à Torgau^ à Wittenberg , à Mâgdebourg. A Torgau, il passe en revue une nouvelle division d'infanterie que le roi de Saxe Va faiif e entrer en ligne sçus les ordres du général Lestock. A Magdebourg, il rencontre l'armée du général Yandamme qui défile devant lui sur les glacis de la place; il revient par J^eip* sick , où il trouve le corps de cavalerie du duc de Padoue. Cinq jours ont suffi à cette excursion.

De retour à Dresde , il en commence une autre $ il va reconnaître dans la Basse-Lusace les positions de Luckau et ^e Luben , parcourt 1^ cantonnexxiens du maréchal Oudinot , revient par Hoyerswerda , et rentre à Dresde dans la nuit du 21 au 22. Enfin, le 25 juillet il part pour Mayence , où il a donné rendez-vous à Timpératrice Marie-Louise.

La guerre devient chaque jour plus certaine. Aux conférences de Reichenbach ont succédé celles de Trachenberg. Les bulletins qu'on reçoit du quartier-général des alliés sont positifs *.

■ Le ministre des l'elations extérieures avait .des agens secrets au quartier-général des alliés ; au moment ou le comte de Metternich était à Dresde, M\ de Bassano avait déjàinformé

DE MIL HUIT XmrTf TREIZE. p;

Depi»s4e9 juHtetTAutriche négocié là çoe^re^,* en attendant • le dôngrès dont elle a proimi^ de donner la représentation à Prague; Une rude épreuve est donc réservée au dœor de Màrie-Louise. L'empereur veut passer quelques instans avec elle. Les circonstances peuvent dé*« venir difficiles ; elle a besoin de nouvelle^ instr ne-» f tions. Napoléon Ini porte des consolations et des conseils y il lui fait connaître le secret de sa position. « Associée 9 dans cette courte entrevue^ aiet » pensées les plus intimes de son époux, elle en« M trevoit alors de quels sentiraens il serait agité » sur un trône âétri et sous une couronne sans » gloire ^ » Cependant la confiance de cette prin-^ cesse dans là .tendre alïectîon de son père tester inébranlable. Elle s'e£kroe. ea vain de là hiré

l'empereur de U conveutioa de Rpicl^enbach ; avant k' départ pour Mayence , il avait eu le secret des négociations de Trachenberg. H devenait difficile de douter des intentions de rAutrichè , et du résultat dU prétendu congrès de Prague qui etcéit termine a0ant éCêtre commencé *. ( Voif l'ouvrage de M. de Moûvérâtt, 'iur tAngUtei^re, tom.Ti, pag. 275,) .

' Discours de Mari&^ouise^ au fiéi^a^. . «

'^C^est à Traclienberg , en présence des pléàipotentÂaîres anglais et autfi^ chiens, que Von si dohnait rendet'Vous dans le cahp dOf Vennemi. Les conférences de Trachenberg commencèrent le 9 juillet. (Voir Tonvrage de M. de Monvéran , sur VAngUtmrê , tom. Vi , pag. ^Sgt )^" f'. -i '• .

^4 : MAfTOSCRIT

partager à l'empereur j elle lui arrache du môlM ht promesse de tenter utie démarche directe au* près de l'empereur d'Autriche.

• Napoléon reçoit à Mayence la visite du prince primat ;îl travaille avec le comte Beugnot sur les affisiires du grand-duché de Berg, et suit , avec le maréchal Kellermann , tous les détails relatifs aux mouvemens des troupes sur les ponts du Bhin.

Après avoir passé six jours auprès de l'impératrice, il quitte Mayence le 3 août; et , dès le lendemain , est de retour à Dresde.

C'est une époque de 'voyages pour les tètes couronnées. Tandis que l'empereur Napoléon se transporte à Mayenoe^ et que le prince primat vient l'y trouver , l'empereur d'Autriche fait une tournée en Bbbène, le roi de Prusse va revoir un moment son palais de Charlottembourg, et donner quelques ordres à sa capitale. Le roi de Bavière se rend aux eaux de Bade pour échapper aux intrigues qui commencent à l'assiéger dans Munich ; et le roi de Naples, Murât ^ meilleur guerrier que poUtique, plus attaché à l'empereur comme frère d'armes que comme allié , accourt du fond de l'Italie dans l'espoir de donner encore quelques coups de sabre sous les yeux de son ancien général.

Mais le congrès a dû s'ouvrir à Prague, et commande désormais toute notre attention.

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