YII. CONGRÈS DE PRAGUE
N*^. I. Noté de M. de Mettemich aux plénipotentiaires français , du %g juillet i8i3. — N^3. Note du même, transmettant deux notes des plénipotentiaires alliés , du 3 f juillet.— N^. 3. Note des plénipotentiaires français, du 6 août. — N<*. 4. Note de 'M. de Metternîch , transmettant deux notes des plénipotentiai* res alliés , du 8 août. — N". 5. Seconde note de M. de Metternich, du 8 août. — N**. 6. Réponse des plénipotentiaires fran« çais , du 9 août. — N^ 7. Note de M. de Metlernich transmet- ' tant deux notes des plénipotentiaires alliés, du 10 août. •*- . N°. 8. Réponse des plénipotentiaires français, du 10 août. — N^ 9. Note de M. de Metternich , pour la rupture de la négociation , avec deux notes jointes , du n août. — N'». 10. Réplique des plénipotentiaires français, du 11 août. — N°. 11. Déclaration de guerre de T Au triche , du 13 août , et notes dictées ' par Napoléon. — N°. la. Dernière note de M. de Bassano, à M. de Metternich, du 18 août. — N^. i3. Dernière note de M. de Metternich , du ai août.
(No. I . ) JVoie de M. de Metternich Aux 'plénipotentiaires français .
Le soussigné , ministre d'état et ies affaires étrangères de sa majesté impériale et royale apostolique, désirant voir ouvrir dans le plus court délai les négociations qui . d'ici au terme très - rapproché de
Tarmistice^ doivent conduire à la pacification de$ puissances belligérantes , a Fhonneur de s^adresser à LL* EExc. MM. lés ducs de Vîcence et .le comte de Narbonne , plénipotentiaires de S. M. l'empereur des Français , roi d'Italie , en les invitant à se concerter avec lui sur le mode à adopter pour les négociations.
n ne s'en présente que deux : celui des conférences et celui des transactions par écrit. Le premier , où les négociateurs s'assemblent en séances réglées , retarde par les embarras d étiquette^ par les longueurs inséparables des discussions verbales, par la rédaction et la confrontation des procès verbaux et autres difficultés , la conclusion bien au delà du temps nécessaire \ Tautre ^ qui a été suivi au congrès de Teschen , d'après lequel chacune des cours belligérantes adresse aes projets et propositions en forme de notes au plénipotentiaire de la puissance médiatrice , qui les communique à la partie adverse, et transmet de même et dans la même forme la réponse à ces projets et propositions , évite tous ces inconvéuiens. L'extrait ci -joint en copie fera connaître à LL. EExc. MM. le duc de Vicence et le comte de Narbonne la marche qu'on a observée dans cette occasion.
Sans préjuger les instructions que leurs excellences les plénipotentiaires de France peuvent avoir reçues sur un objet , sur lequel l'Autriche a déjà d'avance fixé l'attention de leur cour , le soussigné a l'honneur de proposer de son côté ce mode , par le double motif de l'avantage énoncé plus haut , et de la brièveté du
DE MIL HUIT CENT TREIZE. 178 tcnip» fixé pour la durée des n^octations. La cour médiatrice se trouYe surtout portée à préférer cette voie abrégée , parla coAsiâération que les hantes puî^sauces actuellement en négociation sont les mêmes dont les plénipotentiaires ont été réunis pour le congrès de Teschen , et elle se plait à voir dans Theureuse issue, des transactions d'alors , le gage d'un résultat satisfaisant des présentes;.
Le soussigné saisit avc^^ empressement cette prem^jère occajûon d'offrir à LL. EExc. MM« le duc de Vicençe ^t. le comte de Narbonne y les assurances de sa haute considération.
Prague, le 29 juillet i8l3.
Signé y le comte bb Mettkrnich.
 LL. EExc. le duc de Yicênce et le comte de Narbonne, ple'nipolentiaireff de France;
Formes qui ont été observées dans les négociations de paix j aucongpès de Tesehen^ en 1779.
L'instruction des plénipotentiaire» des puissances belligérantes^, conn-ne des ministres médialeuts , por-tait de traiter de la paix sans aucun appareil de-congrès y sans aucune formaKté ou étiquette quekonque , en se renfermant dans les procédés e:t les osag^ ordinaires de la société. Au moment de leur içéunion , les envoyés se légitimèrent près du médiateur y et le ministre médiateur se légitima vis-à-vis d'eu:^:» . Les. plénipotooLtiaires des puissances, belligérantes
adressèrent dès lors leurs projets de paix au médiateur, et c'est par son canal qu'ils reçurent les réponses et les contre-projets de la partie adverse.
Leis plénipotentiaires n^ont , pendant toute la durée du congrès , tenu aucune conférence générale ; ils furent cependant en contact journalier entre eux.
Ce ne fut que le jouir de la signature du traité de paix que les plénipotentiaires des puissances belligérantes s'assemblèrent pour la première et piour la dernière fois 5 avec les médiateurs en séance générale , pour échanger les pleins-pou voir» respectifs avec les traités signés.
(N^. a.) Note de M.de Mettemich Transmettant deux notes des plénipotentiaires allies.
Le soussigné, ministre d'état et des affaires étrangères de sa majesté impériale et royale apostolique , plénipotentiaire de la cour médiatrice , a reçu la réponse de LL. EExc. MM. le duc de Vicence et le comte de Narbonne , plénipotentiaires de S. M. Tempereur des Français , roi d'Italie , à la note qu'il a eu Thonneur de leur adresser le 2g , pour les inviter à se concerter sur le mode à adopter "pour les négociations. Il a transmis cette réponse à MM. les plénipotentiaires de Russie et de Prusse , et il a l'honneur d'envoyer, ci-joint, la copie de celles de ces plénî-
DE MIL HUIT CEKT TREIZE. 175 potentiàires à LL, EExc. MiM. le duc de Vicetace et le comte de Narbomie.'
Le soussigné regrette le retard qui résultera , pour la marche de la négociation , de robligation.où leurs excellences ont cru se trouver de soumettre à leur cour une question de forme ,. sur laquelle il avait espéré quelles se trouyaient autorisées à se prononcer ensuite, des pourparlers antérieurs, à Imstar de MM. les plénipotentiaires de Russie et de Prusse.
Comme il est essentiel toutefois de ne pas perdre le temps qui restera pour la négociation, après Far-, rivée dés ordres que leurs excellences attendent de leur cour , et dç pouvoir aussitôt après ëÀtrër en matière , le soussigné a Thonneur de les inviter à vouloir bien , dans Tintervallè y procéder à réohaiige des pleins-rpouvoirs , et de les prévenir qu^il adressé la même invitation à MM. les plénipotentiaires dé Russie et de Prusse.
Il s'empresse d'offrir à cette occasion à LL. EExc. MM. le duc de Vicence et le comte de Narbonne , les assurances renouvelées de sa haute considération.
Prague , le 3i juillet i8i3.
Si^ne, le comte le Mkttkmiich.
I^ote de M. dAnstett
A S, Exe. M. le comte de Mettemich,
Le soussigné , conseiller privé , plénipotentiaire de S* M. l'empereur de toutes les Russies , a reçu la note
176 MANOSCniT
sous la dftte d'hier , par laquelle S. Exe. M. le coma; de Metternîch , ministre d'état , des eonféreikces et des affaires étrangères, lui propose, en qualité de médiateur ^ les deux modes k adopter pour les négociations actuelles. Le soussigné aceepte d'abondance le second, c'est-inlire celui delà forme écrite ^ comme le seul en effet qui puisse remédier à k pette d'un temps précieux passé dans une vaine attente.
Les résultats que M. le comte de M ettemicb se promet d'atllears d'une forme de négociation qtii a été . créée , pour ainsi dire , parles mêmes puissances dont les plénipobeittîaires sont rassemblés aujourd'bui , soiit trop désirables pour que le soussigné n'en accîeptèj^s l'augure avec la plus vire satisfaction.
U s'empresse d'offrir ici Ji S. Esc. M. le comte Se Metlemicb les témoignages de sa' plus haute conndération.
Prague, le 3^ juillet 181 3.
S^néy d'Akstett.
JVote de AT. de Humboldt A M, U comte de Mettemich. .
Lé soussigné a vu paï la uoie que S. Exe. M. le comte de Metiemich , uinistre d'état et des affaires étrangères de S. M. l'empereur d'Autriche , lui a fait l'hocaieur de lui adresser en date d'hier , en sa qualité de médiateur^ quel est le mode que son.excel-
DE MIL HUIT ŒWT TREIZE. 177 lence propose d'adopter pour les négociations qn vont s'ouvrir dans le moment présent. Il rend parfais tement justice aux raisons qui engagent son excellence À préférer eelui des transactions par écrit à celui des conférences , et trouve le premier , ainsi qu'il a été employé au congrès de Teschen , et que les formes en sont exposées plus en détail dans l'annexe de la note de S^ Exe* M. le comte de Metternich , entièrement conformes aux circonstances actudleset À la médiation dont sa majesté impériale et royale apostolique a bien voulu se charger. H l'est également «aux instructions que le soussigné a reçues de sa cour aussi sur ce point en particulier,
11 n'hésite donc point de déclarer, en vertu des pouvoirs dont il est muni , qu'il accepte le mode dés transactions par écrit et par des pièces adressées à la tîour médiatrice , proposé pour le* négociations pré-* «entes.
Il se îBatte de monlrer en môme temps par-là le «oin qu'il met d'éviter tout ce qui pourrait apporter des longueurs à là négociation , ainsi qu'rl la prouvé par l'exaclilude avec laquelle il s^est rendu à Pragtie le jour même qui kvait été fixé formellement pour 1 arrivée des négociateurs ; qu'il n'a nullement tenu à sa cour que les négociations n'aient commencé au tenhë convenu , et que c'est sans sa faute que le temps qui reste pour leur dutée a été réduit à la brièveté dont S. Exe. M* le comte de Metternich parle dans son office. •
Le soussigné profité avec empressement de cette Tome II. a*. Édit. la
i7« MANuscaarr
oecariob .{Kmrarâ tarer ^iSi. Esc» M. le-ccmiie deMeiH .temicL Tassur^sface de sa haute c^nÂdération.
Prague, le 3o juillet i8i3.
Signe y HaHBOLDT.
Concordat cum originaliy
Signé y MiTTEiRicH.
À Soo £xc. M. k comte 4e BletteAich, mtnUtoe dVtat et des affaires étrangères de sa majesté impérUle et -royale apottoHqué.
(N^*. 3*) Note des plénipotentiaires français A M. de Mcttemich.
Les soussignés , plénipotentiaires de 5. M. lempe^ reur et roi , ont Fhonnear de répondre aux notes qui' leur ont été remises par S« Exe. M. le comte de Metternicli ^ ministre d^état et des affaires étrangères ,>^e ^. M. I. Vempereur d'Autriche , plénipotentiaijre dç }a puissance médiatrice.
Xa convention du 3o j.uin , par laquelle la France accepte la médiation de rAutricke, a été signée après .gue Fou fat convenu des deux :points sui^ans :
i*". Que le n^édiatenr serait. im|iartial *, qu'il n avait conclu et x^e conclurait aucune convenjbon , ra^me éventuelle^ aveq^ne^piûssance belligérante, p^^dan^ tout le temps que dureraient les négociations \ .
2"". Que le médiateur ne se présentait pi^ çomime
DE MIL HOTT CENT TREIZE. , F79; arbHré, n^ais ^mme comïiUateu^) fioov asrangeTles d,iffêr<eiia^ ^'r»p|>rocIier les partieSà
La foniie, des négociât! ous fuD en même temps Tobj^t; d uaaexplicaiioïi éotvm M^ le comte de Met?^ içrig^icbel M. le, dac!dë BasBano. Il fait jugé co&ve* nable de s^entendre d^avance à cet égard , parce que^ dès U i^égQciatîon de Fartnistice du 4 juin , la Russie avf^t ii^aniféfiité ses iotention»* et donné k coanaitre qu^djk ip.oulait oièi^rir dfis négeciatkms, non dans le« but de ^ paix, mais dains la Yue de compromecife' TAutriche et d'étendre les malheurs delà gu«rre* On* s Wif ê ta< à la forme, des conférences . ' Les squasignés no peuvent que témcngner leuiPétonnenHent et leurs! regvets die <4tei«{iiet, diepuis^pliH' sienrs ji6araqii;'ila sonlÀPragiiuat^ âarin'bnt pas^ encore ■ vu les minisitres noaie etpruésiettiy et qVLmlesiexmié^ rei»Gesn!aDitLpa& encore éf^'ôUTisFies pav rechange d^s pouYoius.respeciifs:, et enfinide ee qttV^: temps pté^ > ci eux a été employé à discuter des idées aussi -impi^évues qu'incompatibles avec le but de la, réunion d^'un congrès , puisqu'elles tendent à établir que les plénipotentiaires doiventiiiégoeiisi^^'saiis se connaître, sans se voir et sans se parler.
La question posée pTir hr pténîpotentiaire . du médiateur , dans sa note du 29 juillet , lorsqu'il invite les soussi^néà à se concertei^ avec lui sur le mode à adopter pour la négoçi^ttion , Çipît celui des conférences , soit celui des transactions par écrit , a été résolue d'avanc/e paff leç. explt4;;atio»§] qui ont accompagné la cQçive^tîon. 4¥i 8p Juki. . : . . .
i«o . MANUSCMT
Toutefois TOiiUnt, autant que cela dépend d'eux , lever toutes les difficultés et concilier les prétetjtionsy même les moins fondée», les soussignés proposent au plénipotentiaire du médiateur , do n'exclure ni lun niTautre mode de négociations et de ies^ adopter concurremment tous les deux.
A cet eiTet , on trâitemit dans des conférences régulières , qui auraient lieu une ou deux fois par jour, soit par notes remises en séance , soit pter des explications verbales qui seraient 6u ne seraient pas insérées au protocole , selon la demande ou la réquiisition des plénipotentiaires respectifs* Par ce moyen ^ lusage de tous les temps serait suivi , >et si le plénipotentiaire russe, pwsistait à vouloir négocier la paix
sana pader , il en seraii le maitre et pourrait faire
connaître par des notes les intentions de sa cour. ^
Les soussignés se flattent que lei^ proposition conciliera tout| et que les conférences ne tarderont pins à s'ouyriji^.
Pragae, le 6 août i8i3.
Signe y Cajuciiicoqi^» duc deVicencei'L. NAnoncii
(N®. 4.) Note 4e M. Mettemich> Aux plâdpoteMudres^ français.
Le soussigné, ministre d'état et des afiaîres. étrangères de S. M. L et R. A. , plénipotentiaire
DE MIL HUIT CEi!?T TREIZE. i8i
-de la puissance- médiatrice , dès la réception: dé la »otè que LL. EE. M. le duc de Vicence et M. le oomte de Narbonne , plénipotentiaires de S. M. Tempereur des^ Français , roi dltalîe , llii ont fait l'honneur de lui adresser Yk 6 de- ce mois , a fait communication de- cet ofBce à MM. les plénipotentiaires de Russie et de Prusse. Il vient de recevoir dé leur part des réponses en date du 7 , qu'il a également l'honneur de joindre ici en copie pour la connaissance tde LL. EE. MM. les plénipotentiaires français. . Le soussigné s'empresse de renouveler à leurs excellences les assurances de sa haute considération.
Bragtt9, le 8 août i8i3. .
&/gne\.le comte de Mxtti&nich.
Note de M. ctJnstett
A M. le comte de Meiternich.
. Le soussigné a reçu avec la note d'hier la copie de l'office remis le même jour , par les plénipotentiaires français à M. . le pl'énipotentiaire mcdiabeur et dont son excellence a bien voulu lui donner communication , conformément à la marche ouverte et impartiale qu'elle a. constamment suivie. Il est une dignité en affaires et, dans la discussion d'intérêts msgenrs , dont il n'est point permis de s'écarter , quelle que puisse être la provocation. La Russie sait ce qu'elle se doit à ellermême , et le soussigné ne relèvera ici ni les fausses assertions, ni les formes de la pièce
i8a MANUSCRIT
française dontchcKpie .paragraphe est ou une incQl«> pation contre la puissance hiédiatrice ou une injure pour k Russie, ulie contradiction ou un fauic-fuyant. ■Cependant il faut que l'Europe sache d'où sont Tenus les obstacles qui ont empèdié raccomplissement d'un œuvre aussi salutaire que celle qui devait s a«diever à Prague. C'est sôus ce rapport exclusif que Je soussigné réclame la publication des faits : publi-^ . cation qui intéresse également la dignité d^une médiation que S. M. l'empereur de toutes les Russies n acceptée d'une manière si franche et si positive* Quant à l'accusation que la Russie n'a cherché dans les' négociations qu'à compromettre l'Autriche , personne ne sait mieux que le ministre de sa majesté impériale et royale apostolique par qui l'armistice fut proposé et comment il a été accepté. De sorte qu'on ne voit pas qui l'injure touche de plus près , si c'est une cour sage , puissante , éclairée , qui ne se serait pas aperçue d'un pareil stratagème , ou la Russie qui a prouvé par deis faits , depuis que ses armées ont passé la Tistule et l'Oder , qu'elle ne demandait pas mieux que de donner les mains à une paix raisonnable et solide et de se prêter à tout arrangement qui aurait pour résultat le bonheur et la tranquîîllté des peuples- L'Autriche en avait pnéparé les élémens en se chargeant de la médiation ; mais il paraît quHl n'était point dans les intentions de S. M. l'eaipereur des Français d'en periïiettre le développement. Ces vérités n'ont pas besoin de démonstration , et le soussigné se bornera dWoir l'honneur de répéter officiel^
DE MIL HCTT CENT TREIZE. i83 lement à son exceïlence monsieur le plénipotentiaire médiateur ce qui a d^'à fait le sujet de ses offices précédens : qu'étant couTeua du mode de négociation , qui est sévèrement conforme ^ quoi qu'en puissent dire les plénipotentiaires français , à ce qui s est fait au c<mçrè« de Teschen , et l'ayant solennellement accepté , il y persiste. Il y demandera en même temps», pour détruire, par une seule remarque, le vain et sophistique étalage de la note française , quel est le parti qui voulait la paix et quel est celui qui ne la voulait pas. Dès le i a juillet , le soussigné s'est trouvé à Prague et s'est doublement légitimé sur ses pouvoirs , et c'est le 6 août , c'est-à-dire quatre jours avant le terme final , que les plénipo^-^ntiaires français ouvrent les négociations actives , et ce*.. ^ our établir des formes contradictoires par elles-mêmes , afin d'écarter de fait le grsmd objet qui semblait les avoir conduits à Prague.
Le soussigné n'en a pas cti d*autre dans la présente note , que d'exposer à la puissance médiatrice la manière dont il envisage les questions du moment dans leurs rapports vis-à-vis d'elle , parce que sa conduite, comme la continuation de son séjour à Prague , ont été irrévocablement réglées sur les obligations de sa cour envers celle dont elle a.vait accepté la médiation»
n profite de cette occasion , etc. , etc. , etc.
Prague » le a6 juillet ( 7 août ) 18 1 3;
Signe y d'Amstett.
Concordat eum originale ^
Signe , Mettimicjt.
i84 MANUSCRIT
JSote de M. de Humboldt A M. Icf comte de JUttUmioh,
Le soussigné ministre d^étal et plënipoteatiaire de S. M. le roi de Prusse , a reçu hier la note des plénipotentiaires français que S. Exe. M» le comte de Metternich ,. minisUe d'état et des aiTaires étrangères^ plénipotentiaire de S. M, Tempereur d'Autriche, a, bien voulu lui communiqués •
Lorsque LL, MM. le roi de Prusse et Tempereur de Kussie s'empressèrent d'accepter la médiation de la cour de Vienne , en prouvant par-là et leur désir de mettre un terme aux calamités de la guerre et leur déférence pour sa majesté impériale et royale apostolique , ils devaient supposer que leur adversaire respecterait également cette médiation , et qu'ils seraient mis par-là à l'abri de voir donner une interprétalîou aussi fausse qu'injurieuse «à leurs intentions. La noie dont le soussigné vient de recevoir la communication^ prouve que celte attente a été illusoire •, l'office des plénipotentiaires français manque à tous les égards dus à la cour médiatrice -, il- détruit d'avance les espérances de la paix en supposant gratuitement aux cours alliées des vues contraires à son rétablissement, et il altère , au lieu de répondre. d'une manière simple et naturelle aux- notes du médiateur , tellement toute la question , qu'il n'y en. a pas une qui y soit présentée sous son véritable jour.
Le soussigné s'abstient d'analyser le passage qui
, DE MIL HUIT CENT TREIZE. i85 regarde la médiation de Vienne. En rappeler les 1er- Qies , serait blesser les sentimens dont sa cour a constamment fait profession envers S. M, Tempereur d'Autriche. Les idées les plu* simples de m.édiaûou et la lecture de la couveiitîon du 3o' juin suffisent au reste pour le juger.
-. La forme des nëgocialitos ne pouvait point être convenue isolément à Dresde entre la cour médiatrice et le gouvernement français. La confiance illimitée des cours alliées dans la première rend inutile toute explication ultérieure sur ce point.
. Les plénipotentiaires français ne pouvaient donc point être étonnés de ne pas voir s'ouvrir des conférences qui , après la proposition de la forme des transactions pai: écrit , ne pouvaient pas avoir lieu. Mais le soussigné aurait pu témoigner sa juste surprise du retard de l'arrivé des plénipotentiaires français , et des longueurs apportées à la négociation, s'il n'avait pas été dans la marche de sa cour de s'en renïettre en tout ce qui regardait cette négociation, uniquement à la puissance médiatrice.
Ce sont ces égards pour la négociation bienveillante de sa majesté impériale et royale apostolique , qui ont seuls pu faire condescendre S. M. le roi de Prusse à laisser attendre son ministre , pendant plus de quinze jours inutilement , les plénipotentiaires français , et S. Exe. le comte de Mettcrnieh trouvera certainement naturel que , sans ces mêmes sentîmens , le soussigné se croirait en devoir de ne point continuer daus le moment actuel son séjour ici , !nî
i86 MANUSCRIT
s^exposer à voir jeter par la France un fttwx jonr snr
les intentions pores , loyales et bienfaisantes des cours
alliées.
La forme des négociations proposée dans la note des plénipotentiaires français se juge par elle-même. Une réunion de deux formes opposées , des transkctions par écrit et des conférences , ne serait possible qu*en dépouillant la première tellement des avantages qui l'ont fait proposer ^ qu'elle ne serait conservée qu'en apparence 5 aussi n'a-t-elle été usitée nulle part , et le soussigné croit presque superflu de dire qu'il doit continuer à insister sur la forme qui a été proposée par S. £xc. M. le comte de M etternich , et qui a servi de base à une paix connue et mémorable.
Quoique la note des plénipotentiaires français af-^ fecte de relever isolément la conduite et les vues de la cour de Russie ( affectation qui est étendue jus* qu'aux ministres des deux cours ) , tandis que la marche de la Prusse et de la Russie , ainsi que celle de leurs agens , a constamment présenté le plus parfait accord , le soussigné n'a pas besoin de dire que S. M. le roi son maître n'en ressentira que doublement le passage qui regarde son auguste allié, et qu'il serait impossible de qualifier des noms qu'il mérite. Il serait au-dessous de toute dignité d'y répondre. Les peuples ne se méprennent point, sûr. les auteurs de leurs maux. Le souverain qui , après avoir repousse la plus injuste des agressions , et après avoir réussi , par les efforts de ses fidèles si\jets , à anéantir l'armée qui avait osé envahir son empire , â professé le désir
le plus pur et le plus noble de ramener une paix stable et solide, n^est pas celui qui sera taxé jamais d'avoir voulu étendre ou prolonger les malheurs de la guerre.
La grande et importante question 'dans les transactions actuelles , est sans doute celle de la paix. Or , VEuroj^e et la postérité jugeront facilement qui des deux parties s'est opposée à son prompt rétablissement ; «i ce sont les cours alliés qui , en partant , ainsi que la cour médiatrice, du grand principe auqud elles resteront toujours fidèles, de ramener un état d'ordre et d'équilibre général en Europe , ont tout fait pour ne pas perdre un seul des instaiis ' précieux que le repos des armes accordait à l'œuvre de la pacification ; ou si c'est le gouvernement qui , après avoir diâéré , sans aucun prétexte plausible , le commencement des négociations , et après avoir fait siiivre un délai à l'autre , n'a pas hésité à faire remettre ^ quatre jours avant l'expiration de l'armi^ stice, une note pareille à celle que le soussigné vient d'examiner , non sans une peine vive et profonde , en voyant traiter ainsi des questions dont dépendent le bonheur et la tranquillité des nations^ Le soussigné a l'honneur , etc.
Prague, le 7 août i8i3*
Signe\ HuMBOLDT.
Concordat cum originali.
Signe y MxTTSKNica.
A Son Exe. M. 1c comte de M«tleraicU ; ministre . d^élat et des affaires e'trangères; plénipotentiaire de la {»ui)Mnce médiat riee.
i88 MANUSCRIT
(No. 5.) Note de M. de Metternich Aux plénipotentiaires frcmçais ^
Le soussigné, ministre d'état et des affaires étrangères de sa majesté impériale et royale apostolique ,., plénipotentiaire de la cour médiatrice, en même temps qu'il s'acquitte de la communication de l'office , en date du 7 , de MM. les plénipotentiaires de Russie et de Prusse , croît devoir répondre , de son côté , à la note que LL. EExc. M. le duc de Vicence et M. Je comte de Narbonne , plénipotentiaires d(; S. M. l'empereur des Français , roi d'Italie , lui ont ' fait l'honneur de lui adresser avant-hier. . Négociateur de la convention du 3o juin , ri n'a jamais consenti aux deux points antérieurs à la signature de l'acte dont fait mention la note de leurs excellences. Il suffit , pour démontrer l'erreur qui a dicté, cette assertion , de l'assurance qu'il eût été contraire à la dignité de son auguste cour de prendre l'engagement d'être impartial , comme celui de ne se lier , durant la négociation , par aucune convention ^. même éventuelle , et les rôles de médiateur et d'arbitre sont trop différens pour que l'Autriche , en se ^chargeant du premier , du consentement des puissances intéressées , ait pu songer à s'arroger les attributions de l'autre.
Le soussigné ne saurait également pas admettre qu'il ait arrêté avec S. Exe. M. le duc de Bassano la»
DE MIL HUrr CENT TREIZE. i%
Tormie des conférences à adopter pour les négocLi- Hmis. Les «gards particuliers que les deux cours dé Russie et de Prusse pouvaient , en raison de leur attitude politique , se trouver portées à observer, rer lativeiBént aux choix de telle ou telle forme de négo^ ciation , ont , à la vérité , fait le sujet de plusieurs entretiens entr^ le soussigné et S« Exe. M. le duc de Bassano ; mais les formes d'une négociation ne pouvant pas être unilatéralement réglées par le médiateur et par une des puissances prenant part à la négociation, avec exclusion des autres parties, et l'arrivée de MM. les plénipotentiaires français ayant éprouvé des retards , le mode de négociation fut touché par M. le comte de Bubna , en vertu des ordres qui lui avaient été adressés en date du 17 juillet, et les pourparlers à cet égard ne conduisirent à aucun résultat.
Le sDusiigné proteste formellement contre l'assertion, qiie le prétendu concert établi à ce sujet ait été motiv'éi. {larrla manifestation des intentions de la R'ttssie d'ouvriir des liégoeiations dans la vue de Compromettre l' Autriche. S% M. l'empereur ne s'est chargé de, là médiation entre les cours belligérantes que par sa confiance dans'lèur tonné foi réciproque , et sa liénétratiàn jnef pouvait p^ë être plus surprise que son impartiale loyauté, r"' ' *
ilks formées djftia négociation proposée à LL. EExc. MMi k's flénSpotentiaires de France , ne pouvaient ètre.isnprévue5., puisqu'elles ont été articulées dans les ^oiYcrturfis. faites à cet égard par M. le comte de Bùbnàfel elles sont/ sî"pçu itiu$itées dans des trans-
ï9o MANUSCMT
actions semblables à la prës^te^ qu^elles oxA été admises comme base dans les négociations die Tf»ohen çilëes à Tappui de la proposition du soussigné. l^es raisons qui Font engagé à les préférer alors snbr* sistent toujours, et il renouvelle son iaiYitaliDD.à leurs excellences d'y adhérer de leur côté. Il saisit cette occasion» etc. , ele« , ete.
IVagtteJeSaoût iSi3.
Signe, le coiate de IttnniunqE.
(N"*. 6.) Réponse des plénipotentiaires français.
Les soussignés ^ plénipotentiairea de S. M. Tem-t pereur des Français , pnl reçu , avec les deus notes c[ue S. Exe. M, \t cornue de Mettemich , ministre 4'ét^f et 4es afiaireis étraiigires , plénipotentiaire de la cQur m^çlîâ^rice , leur a fait Thouneur de leur adresser hier , les copies de celles- de MM. les pléni-* poteptiaires russe et prussien* Pénétres de Voblîgaw tipi^ sacrée que leur ijpipQts^. U nature même de leur mission , celle d écarter toute discussion qui n'aurai^ pas pour but de réaliser les plus chères espérances dçs peuples, les souasjgtiés ne conaidèreront dans les notes qui leur put été.reroi&es ,. que les points qui QUt ui]i rapport; dirçct.àr<»UVïadû.la pacification. Ils é^itçrout égalemqut de s'étendre en. proteslatîoiM de leur désiir de la paix, par^Q qt^e v cpidk[ixfi natunel qu'il
^f^ de &'e^,licmorer y ce désir cègle T^sprît des négo^ çiatîous y max3 non la marche des affaires , qui doivent se. traite^' snivaptJqs usager reçus » dans leur ordre , çf en levant I^s d^cnitéa à iyie3ure qu^elles^se ren* contrent*
C'est ayee. autant 4e surprise que de regret que les soussignés ont vu que ee;? notes avaient pour but de rejeter u^e proposition qui leur avait paru , et qui e$t. en eJSCet la ^^.ule propre à concilier la diversité d'ppinîpn qui. s ;es]f élevée sur la foraie des négo* e^p.on&.
Dans cet étac de choses, ils s'é^dressent avec cou"fiance an n^uédiatêur pour lui représenter , ce qu'il est impossible de ne p^ reconiiiiitr.e > quela.^eule Quyertux;e.qui ait tei^du'réelleinettt à entamer la négociation, a été. faîte., par eux> Eli- e0et , le dissenti* ipent diçs deu^ parties lais^nt la question indécise, et lopinion du. médiateur, quelque poids quellii donr nent sa sagesse et ses lumières , uVy^nt pas pu la déç^er 9 ,le§ soussignés ,, autant par déférence pour le médiateur que par le désir d'aplanir toutes. le^ dîffi-i cultes 9 ont consepii à adopter entièrement le mode qu'il avait, proposé 9 en demandant sin^pl^ment qu'pQ admit aussi leur proposition. , . . /
C'était donc-un pas de ftitj car il sgraît iiyusta de ne regarder comme tel en négociation que Ife sa^ crifice total de ses prétentions qu'une dë$. parties ferait à l'autre. Ils devaient espérer qu^après cette démarche de leur part, faite dans la forme que le médiateur av^it désirée, iî se déciderait enfin » faira
jg% - MANUSCRIT
valoir les motifs non moins fondés sur la raison dfûé sur l'usage , dont ils ont appuyé leur proposition dantf les fréquentes conférences officielles qu rfs ont eues à ce sujet avec M. le coihte de Mietternich.Cepen-' dan t ils voient que les plénipotentiaires alliés', sans eombrtttï^e <îeite propôsîtioti ', sîitis i*épondre aux conslderttliohs qui l'ont à\ttéè^ isAti s "alléguer même à'auire raisô;n qneleur Sétilé vblonïé^; çiersîstetit datts leur pti^tentîon; et que l'é'|ilérilpotéTitîàire de là ôolir m^îatrice se range entièrement de leur ^yls , quoiqu'on ne puisse se dissimuler que le seul motif 'qtiH ait fait' valoir firôur justifier ^ette préférence , ne se. se trouve plus fondé depuis que les soussignés ont admis la foijme qu il proposait»
- TouteslesôbjeétiôfeS que Ton peut faire contre le riiode qu'ils o*nt indiqué dans. leur note du€, totîifcenl ^'éllèis-méttie, si Ton réfléchit qu'il coilcilife toutes î es prétentions , qu'*il réunît tousles avantages ^des dlflleh*iit*s''fGrfeifês, ràuthenticité de la négociation |Sar écrit , et la facilité- et la célérité de la négociatiOrt'verbalè. •• .'
' Il serait shpérfla de s'attacher à relever l'étrange assértiôh qûe.cè mode est inusité , puisque lé plus /impie examen des faits suffit pour la détruire. Personne n'îgnéire'quë dans les prînôipault congrès dont l'histoire fait mention , dans ceux où, comme à présent , on à eu à débattre des întérêls aussi compliqués que variés , à Munster , à NitaègUe , à Ryswich , cette double forme a toujours été employée. S'y refuser aujourd'hui ; n'est-ce pas évidemment mon-
DE MIL HUrr CENT TREIZE. 193 tt|er q^e U hvt pftCifiqae ^ cpiW met van de sdms à mnoncer, n'est .pa6 celui qumt 6è propose réelle mQQt ? Oâ affecte <de nommer Teschen , de prendre ppiirr règle 0e qW'A éié une exception , et d^ntoquer à 1 appm. le résultat de* cette négociation , comme si qeUesqui viennent d'être citées en avaient eu un moins heureux , comme si elles n'avaient pas également i»é-^ glé \fi^ it^vétMB dêi fiouverains, et assuré la loranquiliité des. états* Quel peut. étr9.,0ttife iiemaude encofé , le motif, kfui fait pn^féter' une forme qu'on a suivie S^uleibent dans «ne circoàstanoe où il n'y Uvail qu'un objet à traiter, et où les bases étaient mémre posées d'avance ? '
n est facile de juger par l'état actuel de la qijLes->> tion , qui Ton doit accuser des retards apportés à la négociation, on ceux qui , élevant une prétention opposée à l'usage , repoussent une proposition qui leur assure tous les (avantages qu'ils réclament , ou ceux qui , ayant pour eux l'usage universellement suivi , conseutent à adopter en entier la forme choisie par leur partie adverse , et se bornent à demandei^ qu'on n'exclue pas Une manière de traiter qui , malgré toutes les allégations contraires., peut seule amener de prompts résultats. ' '
Les soussignés se flattent <{tte ces considérations seront d'autant mieux senties par S. Exe. M. le comte dé Mettemibh , qu'il n'aura pu lui échapper que si U forme exclusive des négociations par écrit offre quelques avantages , ce n est pas , à ^1 juger du moins par les notes qu'il a communiquées aux
ToMl II. a«. Édit. i3
soussignés , celui dVider à concilier les esjiriis. If remarquera sans doute aussi que les propositions de^ soussij^és ont été, au contraire, une ïiouv^lé preuve de leur constant désir d'aplanir toutes les dificultéa ]^our arriver à la paix , lors même que letir^ tiâver-» saires- paraissent j^ avoir renoncé. Ils rettôuVen^it doucla proposition qu'ils n'ont cessé de fiiirè-, d'échanger leurs pleins-pouvoirs, afind'#uvrir à Tinètant les négociations selon la forme proposée par le médiateur, sans exclure néanmoins la forme des conférences , pour conserver les. moyens de s'expliquer de vive voix.
Les soussignés ont rhonneur, etCé '
Prague, le 9 août i8i3.
(N®. 7. ) Note de M. de Meiternich Aux plénipotentiaires français.
Le ministre d^état et des affaires étrangères de sa majesté impériale et royale apostolique , plénipotentiaire de la cour médiatrice , s'est acquitté hier envers MM. les plénipotentiaires de Russie et de Prusse , de la communication de la note du 9 de ce mois , que LL. EExc. MM. les plénipotentiaires français lui ont fait l'honnejir de lui adresser. Il
DE MIL HUnv.<2KNT TREIZE. igS Tient de recevoir en réponse y de la part de MM* le hwQfk d^Aïutett et de HumboUt , les notes sons date de..ceJour; ci-jointes en copié, qui! ne veut pas djfierer de^ transmettre, à MM. li» pUnipolçiltii^iires fr,ançai^.: .
^^,Lé son^igaé saisit cette oceiiskmt etc. : ' :
Prague , le lo août i8i3. - - ' *'
Note de M. dAnsîett
• A M. h comte ak Meitemiçh. /
'Le soussi^é vient de recevoir la .copie de la jiote
cpe MM. les plénipotentiaires français ont adressée
sous date d'hier à S. Exe. M« le co^te de MeHernich,
plénipotentiaire de la puissance médiatrice. Il n'a
pas été surpris de voir que Ton cherche , le der- .
nier jour des négociations , à rejeter tous les torts
et sur le médiateur et sur lei|^ plénipotentiaires des
puissances alliées. Cette marche n'est pas nouvelle.
Du reste , tout ce que cette même pièce renferme
aujourd'hui a été réfuté d'avance. Mais lorsque
MM. les plénipotentiaires français , en parlant de la
forme écrite , disent que nos offices ne sont poinffde
nature à concilier les esprits, il suffit de. mettre à
côté de l'insulté grave qui a été faite à la Russie dans
leur note du 6 , la miftiière dont elle a été relevée ,
pour juger qui s'est écarté des usagea reçus, lors
même qu'il n^ se serait point agi d'une œuvre à la-
,06 .•!:.i'...T]aAHïKcmr. -■•' "■'■
tjueiïê devaifent pfé^der la dignâtéèt le oaUaé ({«i côdvtenuenti desînégoeiadoiw de oe gtatee^'Cestuïie iïftuv^lle r»i«oti p<»ttr l«8 pléaipôténtiaiïwde*ptti«8aaiccs'àtlîéèb de wîconvaîiicre qu* k fiwMnfr Ajrite ^teit la seule admissible , parce qu'on lira les pièces, ei que d'injuste» iiiéidphlîtttiswtoMberont sur leaw
auteurs. * ' ,,
Si , finalwneiit , on i'étaie si fort de 1 exemple du congrès dUtrecht , pourquoi donc MM. les plénipotentiaires français p'p«t-ils pas, jugé à propos d'en adopter les formes préjjfratoires , en faisant contresigaer leurs pouvoirs par le ilaédiateur ? C'eût été eflcctivement un pas de fait. Mais ce n'est point au sbttsteiferf<i^"à disctftter'Utoecpieslionqui concerne dirëëtë*«hi la" puissance m^^^'îce, et il s'empresse de ^fll*•^'ae cette oècilàiOtt pot» retaouVder, etc. ';
'■' Prigie, le p9 juillet (10 août i8i3.)'
-■''•■ •"!''•• >•■■■■ Signé ytikvsrssn.
' i; '....' .Note.,^Jll..de HumbplçU ,