‹ Manuscrit de mil huit cent treize, contenant le précis des événemens de cette année, pour servir à l'histoire de l'empereur Napoléon;Chapitre 22 sur 53 · i^ M, le eoàde dé Me\tetnù:k · texte numérisé non relu

i^ M, le eoàde dé Me\tetnù:k

Le sotisiigiié , ministre d'état et plénipotfentiaire de'&. M.J îe rrâ de.Pmssé, A vu, par Ja note de MM; lés pî^ipotentianres français de la date dliler , que S. Exe. M. le comte de Meiternieh-, ministre d'étdt él des affaires- étrangères , t>ïénipotenUaire de 8;M. Fémpereur d'Awriche , lùî ia fait rfemnèur do lui fcûinnlimiqi!ier \>m la sîeàne'dU taêine jour, que

DE MIL HUIT CENT TREIZE. 197 MM. 1^9 plënipotentiftires français contîniLent à dé*-. eVanet la forme dçs négoolations / qui avait étéipro** posée ^ar la coi» mééiàlarioe ', et que oéUesde'Prjiaee et deRume a^étaiènt empressées d*acQepter.

JQ est Vrai: qm.MM. les.plëidpoleiktiaires'finaiiçaîsi diéeittidans leur' ofike qu^la adoptent èadireoBiciit le mode proposé, en démaodatit simplenienlitqa'oa. admette 4hissi#leur proposition. Mais comme il est évident que les formes de transactions par écrit et des conférences , ont été proposées par S. Exe. M. le comte de Metteinich comme> deux formes entièrement différeikles et même opposées , dans son office du ^9 juillet , il est clair que leur réunion ne peut se faire sans que le mode des^ transactions par écrit 9 joint aux conférences , ne perde par-là tout ce qui le caractérise > et ne smt i^elkpidat saori^^ à Vtifatté , qui , à son tour, si Ton j joignait des transactions par écrit y n'en préseoteriEÛt pa& moins toiu iet inocti- Téniens si. l»îeu développé» dans là note pr^teé^ • > l

Voilà ce ipxe lie soussigoé ciioit avoir eicpo^é di^» SA ^Qte du 7 de ce'mois^ il s'étendrait néanii^na «nctore davantage aur ce aujurt ^ si la daiè de la aotefidp* MM^les plénipolenlÂaârres français et ceUe de sa m-?) pon^e ne len empèoliaient.iForûé.de jâxpliqueir eorcore sur Ic^ mode desttégoeiation/S , le jnutmèin^aù; elles devraient ètne terminées, îlcreârait, io]f»ùlei d'enr) tver, dans ua pluA ample détail.» ^r «.. • /

Cette date » la suite.et la. teàeor dc^ fîèpQi <pii pn^^ él^.éebangées y et ta'snarcbk entière di^ Iai»%Qi^«r ti^n, 'diâpeo0Qiit:ég(demeint le ^oussigoé d^<pâp€«uii^T

19» ivuNuscRrr

aux différentes incolpations'directes et indirectes c^ae renferme la note de MM. les plénipotentiaires français , et y s*estimant toujours heureux lorsqu'il peut éviter de répliquer à des communications peu faite» pour concilier les esprits , il se borne simplement i renouveler k S. Exo. M. le comte de Mettenuch les assurances de sa haute ccmsidérationé

Praguç , le IQ «oût i8i3.

Concordat cum originali^

Signe\ MXTTKKNICH.

(,N^. 8. ) Rip<mse des plénipotentiaires français.

Les soussignés , etc. , viennent de recevoir la note que S. Exe. M. le comte de Mettemich ^ etc., leur a fait Thonneur de leur adresser, à laquelle était jointe celle de MM. les plénipotentiaires de Russie et de Prusse. Ils pourraient commencer par relever dans ces notes plusiews imputations au moins inexactes qui leur^sont faites , telles que celle qu'ils auraient demandé, la forme des négociations d'U-* trecht, négociations qu'ils n'ont point citées, ne pou-* vaut ignorer qu'elles ont eu lien sans Fincervention d*un • médiateur, et celle qu'ils se seraient refusé à faire rectifier la copie de leurs pleins-pouvoirs par le plénî{K>tentiaire de la puissance médiatrice. Mais, fi-*^

DE ME. HUIT CENT TREIZE. 199 . dèles à lèar résolutioxi d^^carter tout ce qui peut entraves la marche des négociaticms , ils se borneront à répondre aux assertions non moins inexactes , mais dlune beaucoup plus grande importance , que contiennent ces Aèmes notes. #

Les plénipotentiaires, alliés fondent Tavantage de la forme qu'ils ont proposée sur ce qu'on lira toutes les pièces de la négociation. Loin qu'on puisse assurer les plénipotentiaires soussignés d'avoir voulu s'envelDpper d'un voile , comme on semble4'indiquer, qui plus qu eux a témoigné le désir de cette publicité , puisque non-seulement ils ont adopté cette forme , mais encore en demandant des conférences, pour y sgoûter l'avantage do la discussion verbale , ils ont proposé qu'il fût t^iu un protocoIè^ qui pût conserver jusqu'aux paroles de chacun des négociateurs ?•

Le passage qui regarde la date des notes, et qui parait préjuger l'époque à laquelle les négociations doivent être temiînées , ne semble-t-îl pas être une nouvelle preuve de la crainte qu'ont toujours paru avoir les plénipotentiaires alliés de les voir s'ouvrir ? Ces i^^ols , dernier jour des négoeCaiions , amènent une réflexion bien douloureuse^, en donnant à pensei* qu'on renonce dès à présent à toute idée de conciliation, tandis que la convention signée k Neumark , en établissant un terme avant lequel il n'est pas permis de dénoncer l'armistice , n'en fait nullement une obligation , et n'annonce d'ailleurs en aucune manière que, ce terme arrivé , les négociations doivent cesser.

aoo MANUSCRIT

Le médiateurpé regai?âe«-t-U. pas comme le pluitfanit de^. devoirs de concourir à faire rejeter une mtet*prétation qui dtstruirait l'espoir d'un rapprochement que les soussigné hàteal» de lous lears Yosnit et de tous leurs efforts ? . ^ . •

. Lçs. i:^omefi dîeft plémpotentiaives allié» ne cBs^ çutenf poi^t et réfnteni encore moins les rtrisoM pirés^tëes par les soussignés dans leur notedliierv Us c;roieut devoir insister auprès du çiëdii(teur {mmh** le prier . 4'ititerveiiir enfin avec, tous le$ mojnens que lui donne le rôle dont il s est chargé , pour engager les plénipotentiaires de Russie et de Ppiss^iàr discuter les questions au lien dn les trandier ,'et t ad.opter enfin la seule préposition, qui pai8si9 anreiief; un heijireux résultat ^ tpuisqu'cUe n exiclm lotcun npjen fie ^conciliation ^ et assure à chaïque^ partieton» les avantages qu'elle tient à conserver.

, Le^ squssignés se fl^^t.d<>Qc quQ ces explioatiàns détermineront le médiateur à faire^ulir à. MM. les plénipotentiaires ru&se et prussien que la raison., Tesprit de concilia^on /et le^^si^ siiiej^r^ delà paix^- * sont dp côté de ceux qui défendions le^ prijEUsipesei Usages de tous les tçmps^ ,

, Ils saisissent ^yeç empressement , ^. :.

" ' )Pra^e, le loaoât i8i3.

Signe y Gaula iN^ouBT, duc de Y ic^ncç. ; Xt t N^msQfWll -

DE MIL HUIT CENT TREIZE. »i .

(N®. Q.yiVb^c de^M. de Mètternich JuxpUnipateniùièresJrarteats. *

£e mosà/^aij daiiistre d'iéCât et des ftAiires étrange- 1^ desJBi misgestéimpémle et royale apôëtoilqiife, {)lëm^ potdntaire delà conr înédktrice, a l'htotieto de trahs*mettre à LL. Ese. MM. lé duc de Vîccnce et le comté de Narbonne , plënipotentîaires de S/ M. FempiereTii' tles:Fraruçals , roi dltâlie', icopiedes offlee&qnHI Vient de reéenoir de la part de MM. les pténlpotentiaires à» 5<. ML Tempereiir dé 'toutes les -RtiMies, et d!e S. M^ le roi- de Prusse ^ pa^ lesquels ils Ini dédarent «fnff^ le terme de Tarmistice étimt écoulé ^ ils regar^ dent le congrès réuni pour la négociation de la pai^ cbminç dlssou». '

C*«si avec un vif vegret que le soussigné vôît finir, en. cûb&éqnence , ^es fonétiôHs de médiateur , sans fsmporter^ d'un stérile essai dWriver au résultat' satis&isaiit de la pacification deâ puissances belligérantes^ une autre, consolation que celle die n'avoir ifeégligé de son côté aucuù moyen pour consommer une œuvre aussi saltÉaire.

Le soussigné saisît avec empressement Toccasion de cette dernière communication officielle jpour offrir à LL. Exe. lés assurances de sa haute considération.

Prague, le 1 1 août i8r3.

• f , Signe, le comte dk Mbttm.nich.

aoa MAWDSCMT

Note de M. dJnstétt * A M, le comie de MtUemich.

Le term^ &ial delà médiation et dés négoriâtiôns ouvertes à Prague étant révolu avec la journée du lo , le soussigné a Tordre exprès de Hédarer formellement que ses pleius-f^ouvoirs cessent dès ce monufnt. , . •

Sur le -point de quitter cette viHe , il ne.saurait le. faire sans s'acquitter du devoir sacré d'oâfrir à S. Exe. M. le comte de Mettemich les expressions de sa vive reconnaissance des marques de c<mâance et de bonté dont il a bien voulu llionorer personnellement.

Quant à l'impartialité , à la noblesse , à l'esprit de conciliation , à la pureté des principes que son excellence a manifestés en sa qualité de médiateur, il n'appartient point au soussigné d'anticiper à cet égard sur les témoignages que les cours alliées s^empresserontde faire parvenir à S. Exe. M. le comte d^ Met^ temich. Il se borne à lui renouveler ceux de sa trèshaute considération. •

Prague , le 39 juillet ( 10 août) i8i3 , à minuit.

Signe' j D'ANsrBTT.

Concordai cum originali ,

• Signe y Mettxrnicii.

DE MIL HUIT'CENT TREIZE. ao3

Note de M. de HumbohU A M, le comte de Mettemich.

Le t^rme des ^négociations qui avaient éxA ouvertes sous la m^diaUon de 9r majesté impériale et royale apostolique étant révoln avec la journée du lo août , le soussigné , ministre d*état et plénipotentiaire de S. M. le roi de Prusse , est chargé , par les ordres exprèsi^ë sa cour , de déclarer formellement à S. Exe. M. le' comte de Mettemich , ministre d'état et des affaires étrangères , plénipotentiaire de S. M. Tempereur d^Aulriche , que ses pleins^pouvoirs , ainsi que son caractère de plénipotentiaire , viennent à cesser.

Le soussigné àe tarde pas un moment, par conséquent , à prier S. Exe. M.. le comte de Mètternîch de témoigner à sa majesté impériale combien S.< M. le roi de Prusse , tout en éprouvant des regrets ^fs et sincères que les intentions bienfaisantes dé la cour médiatrice n'aient pu amener le résultat désiré', est sensible aux. nouvelles marques d'intérêt et de confiance que S. M. l'empereur a bien voulu lui donner aussi dans < cette occasion importante. Ces efforts faits d'un commun accord , pour rendre Une paix* stable et solide à l'Europe, ne pourront qu*ajouter aux sentimens d'amitié et d'attachement que «e portent les deux souverains , et S. Exe. le comte 48 Mettemich sait combien tout ce qui a rapport a

m4 manuscrit .

ce sentiment a de prix aux yeux de sa migestë et est cher à son cœur.

Le soussigné saisit cette occasion pour présenter à S. Exe M. le comte de Mettemich Texpression de sa reconnaissance particulière de toutes les preuves de bonté et de conâance que son excellence a bien voulu lui donner pisraoïméUément , et le prier en m^e temps d'agréer Fassu^ncé de sa haute considération. *

Prague , le lo août i8t3 , à minuit.

Signe y HuMBOLDT..

Concordât cum originaU^

Sfgn4\ MlTTVBXIOH.

(N®. 10.) Réplique des plénipotentiaires frcmçaù .

Les soussignés, plénipotentiaires de S. M. lempereur de$ Français , ont reçu avec la note que S. Exe. M. le comte de Metternich, etc. ^ IçurafaitThonneur de leur adresser ai:gour4'hui , les copies de celles que son exc^ence venait de recevoir de MM. les pléni*^ potentiaires russe et prussien. Ils <mt vu avec peijie , mais sans surprise , dans cette communication y Fem*pressesQient avec lequel MM. les plénipotentiaires alliés ont saisi l'occasion ^e dérpber à .Fceuvre. de la pacific£ition le temps qui Ijui' était encore réservé ^ et jls. devaient s atten4i:e que le médiatmr.0[urait uëé

DE MIL HUIT CENT 'I;REIZE. %o5 de toute, son innnoieè pour conserver à la Bégocia^* tiiçn cloâadofoens qui pouTâient amener la tranquillité de rEti^ope.

Les soussignés « convaincus qu'ils n*ont rien nég^gé:pour remplir les intentions pacifiques de leur i^^uste maître , et qu'ils en ont encore donné une; preuve en renouvelant avec instance, par leur nOte d'bi;^> les propositions les plus conciliantes, re^i. gretteht vivement qu'il ne leur reste d^autre di»v<Mr à remplir que de mettre spus les jeu:& de sa migeste impériale et royale les notes quileur ont été adressées, par M. le cotnte dé Mettcrnich*

Prague , le 1 1 «oot iâi3.

(N*. II.) Déclaration de guerre de V Autriche.

Le soussigné , ministre d'état et des afiaires étrangères , est chargé par un ordre exprès de son auguste maître de faire la déclaration suivante à son excellence M. le comte de Narbpnne , ambassadeur de S. M« l'empereur des Français, roi d'Italie.

Depuis la dernière paix signée avec la France , en octobre 1809 , sa majesté impériale et royale aposto-^ lique.a voué toute sa sollicitude, npn-*seulement.à établir avec cette puissance des relations d'amitié .et

ao6 MAiroSaUT

dip conÔAniie dont elle, avait fait la liase de site l9]f'ë^ tème .politique , mais à. faire servir ces relati<n!is an maintien de la paix et de Tordre en Europeip^^Efllé s'é^taU fUttoe q^e ce rapprochement intime cimenté par il^eialllance de famille contractée ayee S. M. Teciip^rçUi; des Français , contribuerait à lui donni^r ^^Mr sa marché politique, la seule influence qu^elIè ^Oîf ja^Qu^f^ d'acquérir , celle qui tend à communiqi^r atix cabinets de FEuropâ Fesjlrit âe-^ôdér^^tibn, leres* pect pour les droits et les possédons des jÈtâts indépend^^Si^ qui raniment. eUe*«ième.

Sa majesté impériale b a plb se livnei^ long-temps k de si belles espérances^* un an était à pçine écpalé depuis Tépoque qui semblait mettre le comble à la gloire militaire du souverain de la France , et rieu ne paraissait plus manquer à sa prospérité y pour au- * tant quelle dépendait de son attitude et de son in* fluence au dehors , quand de nouvelles réunions au territoire français , d'états jusqu'alors indépendans , de nouveaux morcellemens et déchiremens de Tempire d'Allemagne ' vinrent réveiller les inquiétudes

Observations dictées par Napoléon.

> L'Aatriche a de plein gré renoncé à l'empire d'Allemagne. Elle a reconnu les princes de la confédération y elle a reconnu le protectorat de Tempereur. Si le cabinet autrichien a conça le projet de rétablir Tempire d'Allemagne, de revenir sur tout ce que fa victoire a fondé et que les traités ont consacré , il a formé une entreprise qui prouve mal l'esprit de modération et h respect pour les droits des états indépendans dont il se dil animé.

DE MIL HUIT CENT TREIZE. 4o^ de» pttiftsances ^ et préparer , par leur faùesle réac-^ \ion sur le nord de l'Europe > la guerre qui devait alallumer. eu i8i s Adtre la* France et la Russie ^. . 'Lfex:ahi*t français sait mieux qu'aucun autre combien S. M. l'empereur d'Autriche a eu à cœur d'en prévenjx l'iécktpar toutes les -voies que lui diètàit son

^ t.e cabinet de Vienne met en oubli le traixé d'alliance c^u'il a contla le i4 mars i8ia. Il oublie que par ce traité la France et l'Aotridie M sont garanti l^^éiproijuement rîntéçrité de leurs territoires actuels; il oublie: que par te trtitté rAu^iébé s^est engagée à défendre le territoire de la France tà\ q«.Ul ' «xistait alors , et qui h*a depuis reçu aucun agrandissement ; il, outbjie > qtie par 'ce traité il ne s'est pa9 borné à demander pour l'Ai^triché l'intégrité de son territoire , mais' les agrandissemens que les circonstances pourraient lui pVocurer ; il oublie que , 1« i4 mars iSis » toutes les questions qui devaient amener la guerre étaient connues etposées y et que c'est Toiontaireinent et en connaissance de cause qu'il prit parti contre la Russie, pourquoi , s'il avait alors les sentimens qu'il manifeste anjonrd*biiî \ n*a-t-îl'^ pas 'fait alors casse eomtnune arec la Russie ? t^ôùrquoi du mmsi a«-ltea des'nnir'à ce qu'il présente aujourd'hui cornme une cauae injuste, n'a<4-il pas adopté la neutralité? La Prusse fit à la même époque une alliance avec la France , qu'elle a ▼îolée' depuis; mais ses forteresses et son territoire étaient occupés. Placée entre deux grandes puissances en armes, et théâtre de la guerre, la neutralité était de fait impossible. Elle se rangea du' côté du plu^ort. Lorsqu* ensuite la Russie occupa son territoire, elle reçut la loi et fut l'alliée de la Russie. Aucune des circonstances qui ont réglé les déterminations dé la Prusse n'ont existé en 1 812 et n'existent en rSrS pour l'Autriche, Elle s'est engagé' de plein gré en 18 r^ à la ca^ise qu'elle croyait la plus juste, à celle dont IS triomphe fhiportait le plus à ses vues et aux intérêts de l'Europe dont elle Se montre protecteur si

aoS MANUSCRIT

mtécèi pour le» deux puiasimces «t pour celles qtki devaiçpt ^ç Utou^^er entrainées dans la grande lutte qui se préparait. Ce n'est, pas elle^ue TEvrope accu^ sera j^onids 4es maux incalculables <{tti aidant été^la suite K^

Dana cet état de ckoses , S. M. Teinp^etté ne potK. ▼ant conserver à ses peuples le bienfait de la paix^ et maintenir une heureuse neutralité au milieu du Taste ctiamp Aë bataille qui , de touso6tés, environnait ses . état^ , ne consulta , dans le parti qu elle adopta^ que sa fidélité à des relations si; réèèmmetit établies, et réspoir qu'elle aimait k ho^rrir encore que son al-^ liancfé avec la France , en lui offrant des moyens plus . sûrs de faire écouter lés conseils .dc| la caresse ^n^e^'^.

inquiet et défenseur si g/^^érevix. JSUe a y^rté apn samf paut^vm^ tenir la cause de la France; en ?(8i3 » elle le prodij^ue pmir smi^ tenir le pçqrti contraire. Que dorfent penser les jbenples^? Quel Jugement ne porteront-ila pa^ d'un gouvernement tpd ^ atta-^ quant auJQurd'bni ce qn'il4éf)»idaU.|kier<« inoaÉr0^e»ce'»'iMt' ni la iustioe ni la politique qui i^gtent: Ua piaos tnaportantas d^»termi^ations de son. cabinet.

3 I^e cabinet français sait mieux qu*a^can autans quëi'A3atrîch& a offert son alliance lorsqu'on .n*jivaît pa4:tnéiBe oonçn/respéi^' rance de l'obtenir; il sait que si qupjtque cho^e avait pu. lé porter à la guerre, c'était la certitude qu^on*seuleinent rÂtt<i triche n'y prendrait aucune part pontije lui;, mais qn'tdiç y pren»» drait part pour lui. Il sait que| loin.de déconseiller. la guerre^* l'Autriche l'a excitée; que , loin de la craindre, elle l'a désirée; que, loin de youloir s'opposer;- à de nouyeaux morcelfemens d'états f elle a conçu de noiweaux déchitemens d<»it«Ue touIm^ faire son profit , "

DE MIL HUIT CENT TREIZE. 209 trait des bornes à des maux inëvitables et servirait la cause du retour de la paix en Europe <.

Il n'en a malheureusement pas été ainsi : ni les succès brillans de la campagne de 1812 , ni les désastres sans exemple qui en ont marqué la fin n^ont pu ramener dans les conseils du gouvernement français Tesprit de modération qui aurait mis a profit les uns , et diminué lefiet des autres *.

4 Le cabinet de Vienne ne pouvait , dit-il , maintenir une heureuse neutralité au milieu du vaste champ de bataille qui i Penvironnait de tous les côtés. — • Les circonstances n'étaientelles donc pas les mêmes qu*en 1806? De sanglans combats ne se livrèrent-ils pas en 1806 et en 1807 , près des limites de son territoire , et ne conserva-t-il pas aux peuples le bienr fait de la paix, et ne se ^maintint-il pas dans une heureuse neutralité ? — Mais le gouvernement de l'Autriche , en prenant le parti de la guerre, en combattant pour la cause de la France, consulta, dit-il, sa fidélité à des relations nouvellement établies \ fidélité qui ne mérite plus d'être consultée lorsque ces relations sont devenues plus anciennes d'une année et plus étroites par une alliance formelle. S'il faut l'en croire aujourd'hui , ce n'était pas pour s'assurer des agrandissemens qu'il s'alliait à la France en 181 3, qu'il lui garantissait toutes ses possessions, et qu'il prenait part à la guerre : c'était pour servir la cause du retour de la paix , et pour faire écouter les conseils de la sagesse. Quelle logique ! quelle modestie !

5 Gomment le cabinet de Vienne a-t-il appris que les succès brillans de la campagfte de 181 a n'ont pas ramené la modération dans les conseils du gouvernement français P S'il avait été bien informé, il aurait su que les conseils de la France', après la bataille de la Moscowa, ont été modérés et pacifiques, et que tout ce qui pouvait ramener la paix fut alors tenté.

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