Tome II. i%Édit. i
Sa majesté n'en saisît pas moins I« moment oùTé-puisement réciproque avait ralenti l«s opérations actives de la guerre , pour porter aiux puissances belligérantes des paroles de paiis , qu^elle espérait encore voir accueillir de part et d autre avee la sincérité qui los lui avait dictées.
Persuadé toutefois qu^elle ne pourrait les faire; écouter qu^en les soutenant de foroea qui promettraient au parti avec lequel elle s^accorderait de vues et de principes l'appui de sa coopération active , pour terminer la grande lutte ^; en offrant sa média-
^ Le cabinet de Vienne met de la suite dans ses inconséquences, tl fait cause commune ayec la France en i8ia; et c'était , dit-il aujourd'hui , potur Tem pécher de faire la guerre à la Russie. Il arme en i8i3 pour la Prusse et la Russie , et c'est , dît-il , pour leur inspirer le désir de la paix. Ces puissances , (l*abord exaltées par des progrès qu'elles devaient au hasard des circonstances , avaient été rendues à des sentimens pins calmes par les revers éclat ans du premier mois de la campagne : affaiblies , varneues , elles allaient revenir de leurs ilhisîons. Le gouvernement autrichien leur déclare qu'il arme pour elles : il leur montre ses armées prêtes à prendre leur défense , et en leur of* frant de nouvelles chances dans la continuation de la guerre, il prétend leur inspirer le désii' de (a paix! Qu*auraît-il fait, s'il avait voulu les encourager à la guerre ? Il a offert à la Russie d'en prendre sur lui le fardeau; il a offert à la Prusse d'en changer le théâtre, il a appelé sur sou propre territoire fes troupes de ses alliés et toutes' les calamités qui pesaient sur celui de la Prusse. Il a enfin offert au cabinet de Pétersbôurg le spectacle le plus agréable pour un empereur de Russie , de l'Autriche, son ennemie naturelle , combattant la Franco j, son ennemie actuelle. Si le cabinet de Vienne avait demandé les conseils de la
DE MIL HUIT CENT TREIZE. an iion aux puissances , elle se décida à TelBrort , pénible pour sop cœur, d'un appel t(u courage et au patriotisme de ses peuples. Le. congrès proposé par elle et accepté par les deux partis s^assembla au milieu des préparatifs militaires que lé succè» des négociations devait rendre inutiles, si les vœux de Tempereur se réalisaient , maia qui devaient, dans le cas contraire, conduire par de nouveaux efforts au résultat pacifia que que sa mi\}estjé eut préféré d atteindre sans efiiision dé sang ^.
En obtenant, de la conflancequ^elles avaient vouée à sa majesté impériale, le consentement des puissances à la prolongation de Farmi&tice que la France jugeait nécessaire pour les négociations , Fempereur acquit , avec cette preuve de leurs vues paeifiquea, celle de la modération de leurs principes et de leurs intenlîons *.
sagesse , elle lui aurait dit qu'on n'arrête pas un ineendie en lai donnant an nooVei aliment, qu'il n'est pas sage de s y précipiter ponr un peuple dont les intérêts sont coatrairea ou étrangers ; enfin qu'il y a de la folie à exposer à toutea les chances de la , guerre une nation qui , après de si longs malheurs , pouTait cou tinner à jouir des douceurs de la paix. Mais Famhitibn n'est pas un conseiller qu'avoue la sagesse.
7 L'auteur de cette déclaration ne sort pas du cercle vicieux idans lequel il s'est engagé. La Russie et la Prusse savaient fort bien que le gouvernement autrichien armait contre la France. Dès ce moment elles ne pouvaient pas^ vouloir la paix. Ce résultat des dispositions du cabitfet de Vienne était trop évident pour qu'il n'y eût pas compté.
* Le cabinet de Viame arrait fait perdre le mois. €e juin tout
îii MANUSCRIT
II y reconnut les siens , et se persuada , de ce mo- .ment, que ce serait de leur côté qu'il rencontrerait des dispositions sincères à concourir au rétablissement 4 une paix solide et durable. La France , loin de manifester des intentions analogues ^ n'avait donné que des assurances générales trop souvent démenties par des déclarations publiques qui né fondaient aucu- ' nement Pespoir qu'cfUe porterait à la paix les sacrifices tjuî pourraiem là ratacîner en Europe ^.
La marche du congrès ne pouvait laisser de doutes à cet égard ; le retard de l'arrivée de MM. les plénipotentiaires français , sous dés prétextes quo le grand but de sa réunion aurait dû faire écarter '^ ,
entier ^ en ne remplissant aucune des formalités préalables à Ton* yerture du congrès. La France ne demanda point queTairmistice fût prolongé, mais elle y consentit. Ce qu'elle désirait, ce qu*elle demanda, c'est qu'il fût contenu que les négociations continueraient pendant les hostilités. Mais le cabinet deVienue s'y refusa; l'Autriche aurait été liée ,'t;omtne médiatrice , pendant les négociations ; il préféra une prolongation d* armistice qui lui donnait le temps d'achever ses armemens , et dont la durée limitée lui offrait un terme fatal pour rompre les négociations et pour se déclarer.
9 Comment le cabinet de Vienne s'est^il assuré que la France ne porterait pas à la paix les sacrifices qui pourraient la ramener en Euro;^e? Avant le moment qu'il avait fixé pour la guerre, a- t-il proposé un ultimatum et fait connaître ce qu'il voulait ?^> Il a déclaré la guerre parce qu'il ne voulait que la guerre. Il l'a déclarée, sans s'assurer si elle pouvait être évitée^ et avec une précipitation à laquelle il est difficile de reconnaître l'influence des conseils de la sagesse.
ï^ C'est ^ar le fait de l'Autriche et des alliés que l'arrivée des
DE MIL HUIT CENT TREIZE. ii3 Vinsuffi^ance de leurs instructions sur les objels de formes qui faisaient perdre un temps irréparable , lorsqu^il ne restait que peu de jours pour la plus importante des négociations " ; termes ces circonstances réunies ne démontraient que trop que la paix , telte qiie la désiraient FAutricfae et les souverai^i^ alliés ,
plénipotentiaires a été retardée ; cependant des dîfficnltés suscitées à dessein.QL étaient paa levées, que M. le comte de Narbonne était déjà à Prague. Ses poi^yoirs ^ commune aux deux plénipo-. tentiaires , l'autorisaient à agir concurremment ou séparément. M. le duc de Vicence arriva plus tard , parce que de nouvelles difficultés , où la dignité delà France était compromise , furent élevées par les ennemis. Mais à qiioi bon ces observations? Qu* aurait fait un retard dj quelques jours ^ un médiateur qui n*aurait pas voulu la guerre, et quel motif de. guerre qu'un retard de. quelques jours ?
^' Les plénipotentiaires avaient pour instructions d'adhérer 4 toutes les formel de négociation consacrées par l'usage. Le mé<diateur proposa des formes inusitées et qui tendaient à empêcher tout rapprochement des plénipotentiaires , tout rapport entre eux y toute négociation. Il introduisit une discussion qu'avec une volonté sincère de la paix le médiateur n'aurait jamais occasionée. // n€ restait^ dit-il , que peu de jours pour la plus importance des négociations, £h ! pourquoi ne restait- il que peu de jours ? qu'avait de commun la négociation avec rarmistice?ne pouvait-on pas négocier en se battant? Qu'importe quelques joiurs de plus onde moins quand il s'agit de la paix? Si le cabinet deVienne ne voulait pas la négocier, mais la dicter , comme on dicte des conditions à une place assiégée , peu de jours à la vérité pouvaient suffire; mais alors pourquoi n'a-t-il pas même proposé une capitulation? U n<f restait que peu de jours pour la plus importante des négociations! Quelle est donc la négociation qui a été faite en peu He jours ? vc temps çst l'élément le plus nécessaire quand il s'agit de s'en-
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était étrangère atix vœux de la France " ; et. qu'aya&t accepté pour la forme y. et pour' ne pas s'exposer aux reproches de la prolongation de là guerre, la proposition d'une négociation , elle voulait en éluder Teffet'^ , ou s'en prévaloir peut-être uniquement pour séparer T Autriche des puissances qui s'étaient déjà réunies avec elle de principe, avant
tendre ; le temps est un élément inutile pour nn médiateur qui a pris d'avance son parti. Cependant lorsque c'est contre la France qu'il s'agit de se déclarer, une telle détermination n'est pas de si peu de conséquence qu'il soit indifférent d'employer quelques jours de plus ou de moins à y penser.
" Il faut rendre ici justice à la pénétration du cabinet de Vienne. Sans doute la paix telle que la voulaient les souverains alliés était étrangère aux vœux de la France , de même que la paix telle que la voulait la France devait être étrangère aux voeux des alliés. Toute puissance qui entre en négociation veut tout ce qu'elle peut obtenir. Lorsqu'il y a un médiateur, il s'in* terpose entre les volontés opposées , afin de les rapprocher. Telle est sa mission : sa gloire est d'y réussir. Mais tel n'était pas le rôle que le cabinet autrichien s'était donné; il n*a jamïiis été médiateur, il a été ennemi dès le moment où, selon son aveu, il n'a voulu d'autre paix que celle que voulait «me seul* des parties.Mai» quelle était cette paix que voulait le cabhiet de Vienne ? S'il voulait en effet la paix, une paix quelconque, pourquoi ne s'estil pas expliqué? Pourquoi ? parce qu'il avait adopté tontes les prétentions de la Russie , de la Prusse et de l'Angleterre ; parce qu'il /ivait de plus ses prétentions propres sur lesquelles il ne voulait pas céder ; enfin pariïe qu'il était résolu à la guerre.
'3 La France a proposé l'ouverture d'un Congrès, parce qu'elle voulait sincèrement la ■ptàx , parce qu'elle se flattait que ses plénipotentiaires, mis en présence de ceux de la Russie et de la Prusse, parviendraient à s'entendre avec eux, parce qu'un
DE MIL HUIT CENT TREIZE. . ai 5 même cfue les traités eusent consacré leur union pour. Ja cause de la paix et du bonheur du monde »4, L'Aulricbe sort de cette négociation , dont le résultat n trompé ses vœux les plus chers , avec la conscience de la bonne foi qu elle y a portée. Plus zélée que jamais pour le noble but qu elle s'était proposé , elle ne prend les armes que pour l'atteindre de concert avec les puissances animées des mêmes sex9Pti- '
congrès , même sous la médiation de TAutriche , était un moyen d*échapper aax dangers des insinuations que le cabinet de Vienne répandait.
La France a accepté la médiation de l'Âutriclie , parce qu'en supposant au cabinet de Vienne les vues ambitieuses sur lésqueltes nous u* avions pas de doutes , on devaircroire qu'il se trouverait gêné par son rèle de médiateur, et qu'il n'^oserait pas , dans une négociation publique et pour son seul intérêt , repousser nos vues modérées et les sacrifîces que nou^ étions disposés à faire à la paix ; parce qu'enfin , s^il en était autrement , et si le médiateur et nos ennemis étaient d*accord sur leurs prét«utions ré* ciproqnes , le cabinet de Vienne proposerait un ultimatum qui soulèverait Tindignatiou de la Finance et de ses alliés.
^4 kifktiV Autriche étai$ déjà réiaiie de principes avec les ennemis, de la France ! Qui lui demandait cet aveu?
Le cabinet de Vienne craignait que la France ne se prévalût d'une négociation pour séparer l'Autriche des puissances ennemies ! Sans doute , si l'Autriche s' était unie à elles pour les empêcher défaire la paix et avec la ferme résolution 4e nous faire la guerre , elle devait craindre une négociation où notre modération pouvait leur offrir des chances plus avantageuses dans la paix que dans la guerre; mais pourquoi donc Le cabinet de Vienne a-i-il offert sa médiation et faitretentK* l'Europe de «es vœux pour la paix ?
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mens. Toujours également disposée à prêter la main au rétablissement dVn ordre de choses qui , par une sage répartition de forces , place la garantie de la paix , sous Tégide d'une association d'états indépendants , elle ne négligera aucune occasion de parvenir à ce résultat ^ et la connaissance qu'elle a acquise des dispositions des cours devenues désor* mais ses alliées lui donne la certitude qu'elles coo* péreront avec sincérité à un but aussi salutaire x^.
En déclarant, d'ordre de l'empereur, à M. le comte de Narbonne que ses fonctions d'ambassadeur vien-^ nent à cesser de ce moment , le soussigné met à la disposition de S. Exe. les passe-ports dont elle, aura besoin pour elle et pour sa suite.
Les mêmes passeports seront remis à M. de la
«5 L'Aatriche veut établir un otdre de choses qui , par une sage répartition de forces ^ place la garantie de la paix sous l'égide d'tine association d'états indépendans. Elle ne fèra la paix que quand npe égale répartition de forces garantira Tindépendauce de chaque état. Pour y parvenir, elle doit d'abord agrandir à ses • dépens la Bavière et la Saxe y car c'est aux grandes puissances à descendre pour que, les puissances du second ordre deWennent leurs égales ; lorsquelle aura donné l'sxemple, elle sera endroit de demander qu'il soit imité. Ainsi le cabinet de Vienne veut combattre pour faire de toutes les puissances une république de souverains dont les éiémens seront parfaitement égaux ; et c'est à de telles rêveries qu'il faudrait sacrifier le repos du monde ! Peut-on se jouer plus ouvertement de la raison publique , de l'opinion de TEurope? En rédigeant des manifestes, comme en réglant sa conduite , le cabinet de Vienne n'a pas écouté les con-^ seils de la sagesse.
Blaoche, chargé d'affaires de France à Vienne , ainsi
qu^aux au tires individus de Fan^bassade.
' Il a Thonneur d'offrir , etc. /
Prague , le 12 août l8i3.
Signe y Mettirnich.
(N**. 12.) Dernière note de M. de Bassano A M. de Mettemich.
Le soussigné , ministre des relations extérieures , a mis soos les yeux de S. M. l'empereur et roi la déclaration du 1 1 août , par la quelle rAutriche dépose le rôle de médiateur dont elle avait couvert ses desseins.
Depuis le mois de février , les dispositions hostiles du cabinet de Vienne envers la France étaient connues de toute l'Europe. Le Danemarck » la Saxe , la Bavière , le Wurtemberg , Naples et la Weslphalie ont dans leurs archives des pièces qui prouvent combien l'Autriche, sous les fausses apparences de l'intérêt qu'elle prenait à son allié et de l'amour de la paix, nourrissait de jalousie contre la France. Le soussigné se refuse à retracer le système de protestations prodiguées d'un côté , et d'insinuations répandues de l'autre , par lequel le cabinet de , Vienne compromettait la dignité de son souverain , et qui , dans son développement , a prostitué ce qu'U y a de
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plus sacré parmi les hommes , un médiateur , uù
congrès et le nom de la paix.
Si l'AulricKe voulait faire la guerre , qu'avait-elle besoin 4c se parer d'un faux langage et d'entourer la France de pièges mal tissus qui frappaient tous les regards?
Si le médiateur voulait la paix ^ aurait-il prétendu que des transactions si compliquées s'accomplissent en quinze ou vingt jours ? Était-ce une volonté pacifique celle qui consistait à dicter la paix à la France en moins de temps qu'il n'en fau( pour conclure la capitulation d'une place assiégée? La paix de Teschen exigea plus de quatre mois de négociation. Plus de six semaines furent employées à Sistow avant que la discussion même sur les formes fut terminée. La négociation de la paix de Vienne , en 1809, lorsque la plus grande partie de la monarchie*autrichieune était entre les jnains de la France y a duré deux mois.
Dans ces diverses transactions , les intérêts et le nombre des parties étaient circonscrits ^ et lorsqu'il s'agissait à Prague de poser dans un congrès les bases de la pacification générale , de concilier les intérêts delà France, de l'Autriche, de la Russie, de la Prusse , du Danemarck , de la Saxe et de tant d'autres puissances , lorsqu'aux complications qui naissent de la multiplicité et de la diversité des intérêts , se joignirent les difficultés résultant des prétentions ou- . vertes et cachées du médiateur , il était dérisoire de prét,eridre que tout fut terminé , montre en main , en quinze jours. Sans la funeste interveniiou de l'Autri-*
DE MIL HUIT CENT TREIZE. 219 cbe , la paix entre la Russie , la Franice çt la Prusse serait faite aujourd hui*
L'Autriche , ennemie de la Fraticâ , et couvrant sou atnbition du maK[ue de médiatrice, compliquait tout et rendait toute conciliation impt^ble. Mais TAutriche ^ s'étant déclarée en état de guerre , est dans une position pi u& vraie et toute simple. L'Europe est ainsi plus près de la pfiix : il y a une compli* cation de moins. ^
Le soussigné a doue reçu Tordre de proposer à rAutriche de préparer dès aujourd'hui les moyens de parvenir à la paix , d^ouvrir un congrès où tontes les puissances , grandes et petites , seront appelées , où toutes les question^ seront solennellement posées, ou l'on n'exigera point que cette œuvre, aussi difficile qi;% salutaire, soit terminée ni dans unB semaine, ni dans un mois ; où Von procédera avec la lenteur inséparable de toute opération de cette nature , avec la gravité qui appartient à un si grand but et à de si grands intérêts. Les négociations pourront être longues : elles doivent l'être. Est-ce en peu de jours que les traités d'Utrecht , de Nimègue , deRyswick , d'Aix-la-Chapelle ont été conclus ?
Dans la plupart des discussions méijnorables , la question de la paix fut toujours indépendante de celle de la guerre ; on négociait sans savoir si l'on se battait ou non ; et puisque les alliés fondent tant d'espérances sur les chances du combat , rien n'empêche de négocier, aujourd'hui comme alors , en se battant.
Le soussigné propose de neutraliser un point sur
la frontière, pour le lîeu des conférences ; de réunir les plénipotentiaires de la France , de TAutricbe , de la Russie , de la Prusse , de la Saxe 5 de convoquer tous ceux des puissances belligérantes , et de commencer y dans cette auguste assemblée , Tceuvre de la paix si yivement désirée par toute FEurope. Les peuples éprouveront une consolation yéritable en voyant les souverains s'occuper à mettre un terme aux calamités de la guerre , et confier k des bommes éclairés et sincères le soin -de concilier les intérêts , de compenser les sacrifices , et de rendre la paix avantageuse. et bonorable à toutes les nations.
Le soussigné ne s'attacbe point à répondre au ma-v nifeste de TAutricbe et au seul grief sur lequel il régisse. Sa réponse serait complète en un seul mot. II citerait la -date du traité d'alliance conclu le 1 4 mars j8j2 entre les deux puissances, et la garantie, stipulée par le traité , du territoire de l'empire tel qu'il était le i4 mars i8i;i.
Le soussigné , etc.
Dresde , le l8 août i8i3.
Signe ^ le doc ai Bassano.
DE MIL HUIT CENT TREIZE. 2a £
( N^. 1 3. ) Dernière note de M, de Metternich A Af. de Bassano.
T.e soussigné , ministre secrétaire d'état et des affaires étrangères, a reçu hier l'office que S. Exe. M. le duc de Bassano lui a fait Thonneur de lui adresser le 18 août dernier.
Ce n'est pas après que la guerre a éclaté entre l'Autriche et la France , que le cabinet autrichien croit devoir relever les inculpations gratuites que renferme la note de M. le duc de Bassano. Forte de Topinion générale , TAutricIie attend avec calme te jugement de l'Europe et celui de la postérité.
La proposition de S. M. l'empereur des Français offrant encore "à l'empereur une lueur d'espoir de parvenir à la pacification générale , sa majesté im-« 'périale a cru pouvoir la saisir. En conséquence, elle a ordonné au soussigné de porter à la connaissance des cabinets russe et prussien la demande de l'ouverture d'un congrès qui , pendant la guerre même , s'occuperait des moyens d'arriver à une pacification générale. LL. MM. l'empereur Alexandre et le roi de Prusse , animés des mêmes sentimens qjie leur auguste allié , ont autorisé le .soussigné à déclarer à S. Exe. M. le duc de Bassano , que , ne pouvant point décidejjLSur un objet d'un intérêt tout-'à-fait commun , sans ^n a^foir préalablement cpnféré as^ec les autres alliés , les trois cours y^ont porter incessam-
22îi MANUSCRIT DE MIL HUIT CENT TREIZE. nient à leur connaissance la proposition de la France, . Le soussigné les â chargés de transmettre , dans le plus court délai possible , au cabinet français , les ouvertures de toutes les cours alliées, en réponse à la susdite proposition.
Le soussigné a FhosrneQr, etc.
Prague, le 21 août i8t3.
^ Signé ^ le prince de ]V|kttkrnich.
DE