CINQUIÈME PARTIE
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; rQuBi. effijt la ropturé ^l'Aiitribbe a4^1e!pfrodiiit.siir )i^.im4i 46;|tEuropjs?.Qoel diangem^^t; en est- il résulté dans Tattitude (de la Fraincer? Que dei^r^ep t l'Ëspagi^e? et- It^lic^?; ^t- U: Sa vière ? Quelle divemon peoi^q (attendre de ce dernier
Ces ^i^esjtionsr/captivient l'attenîtioi» de Tempereur. Avant d^eyqf^unief .une npuyeUe série d'évé-
nemens, nous ae samions|nirux faite que de résumer ici le^ priiicipatix Tehsèifrietnens qu'il a sous les yeux.
Dans la nouvelle France, comme dans Tancienne, la fête de Napoléon a été célébrée avec un empressement qui écarte tout présage sinistre. Nous ne parlerons pas des feux d'artifice , des illuminations et des discours d'apparat. Ce jour a été marqué par des hommages plus dignes d'être i^pportéa. , I . ' V r '
A Paris, on a posé la première pierre de trois marche's. La bélandre t Avant-Coureur^ arrivant de Claye au port de la Villette , a signalé un événement qui ser^ à jaipSEts célèbre dans ITiistoire de Paris, louverture du canal de l'Ourcq. La grande écluse du Pont^de- l'Arche a livré dans le même moment ttn nouveau passage à dix-huit gros bâtimens de Rouen- Aix-la-Chapelle a posé k première pierre de son hôtel de préfecture.
- Niniefr dTeridu Pam{lhithéâti3e romain à sa ifestination , et viiigt mille. Français y ô'ftt a^isté à des combats dé taureaux. ,1»'^.'. .5-,.
Les chantiers de 'Toulon bnt fencéà la mer le Héros ^ vatisèfeàu de cWit trentei canons;
Amsterdam a inauguré , dans son palais municipal, un tableau de Van Brêé; représentant rentrée de Napoléon dansr cette^^nfièi ' ' ^'
DE MIL HUIT CENT TREIZE. 3/^ Parme a pris possession du pont tiAihvgcr^ ^i yient d'être achevé* ' . . i* .
. Enfin,, sur la route déChatnhéry» on a percé lesAlpes, ne pouvant les aplanir, l^a galerie des Echelles ouvre maintenant le passage à travers un roc, de neuf cents pieds d'épaisseur. .
L'impératrice, douloiîneuaiéaifiiit affectée de la guerre qui se renouvelle entrée, son père et son époux, avait besoin de distractions. Napoléon lui en a ménagé une digne d'*elle dans le spectacle de lentreprise la plus hapdi^ du génie maritiiàe^* Marie-Louise vient de faire le voyage.de Cherbourg ; eUe y a vu un notuveau poBt decinquante piedis de prpfopdeur, que l'ingénieur Cadiin a. fait tailler dans le granit .de la côté.: Avant d'en céder à jamais la possession à TOcéan, on lui en a fait hommage. Elle a parcouru cet immense bassin. Ses pas soiit les derniers dont le sable ait reçu l'empreinte. EUe était à peine remoutéè sur la digue , que les batardeaux se sont abaissés sous la puissance des flots. Ce voyage n'a été qu'une suite de fêtes dans lesquelles la Normandie s'est montrée toute parée de bouquets et de^ guirlandes;
En arrivant de Cherbourg, l'impératrice a reçu les bulletins de la bataille de Dresde, et les chants du Te Deum, ont retenti enfcqr^ .une fois dans nos temples. Maisi après cet éclair d'espérances, on
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s^e$t vuiTépfôngé tout à cif^Ofp dj^9*iirfe"lort^ae nuit d'incertitudes ! Les nouvelles '^6 la llat£b!E(i5ti/ de Oro^Beeren etde Cùlm ont transpiré, et \)i|xbuit joors se soYÂ'pk^sés sans (\xùl atrivât aûcàn courrier. - •': »
La France ignore encore les circomtaifâes ^é la ruptarè de l'Âkitriche^ 0e9t en vain qiïé ïèm^ lerfv it reoomimoiffê qu'oH Irritât au publie té pbt^ tefeuîHe du congrès dé t'raguei L'en^rot ({lii èii^à été lût de Dresde ; àdbtfK xièprises différentes; a éf^iideàrfiminteroeptéi^ '' ' •' » -^^
-lija inaiv^ttaneed déjà^tiréuii ^rtd parti dëèè contretemps, on enti^iddire âè Ib4^ côtëS^6è Itenaperénr neivtètit paS'lapah:; qu'il l'tHitait ibitei à I^ragiiC; siM'iitvait Votilae. Les pièee^^affrivèroM' ei^ttiv maisafori» fà^pMpos^e leur puli^Iicàti^b sera manqué; rtles iront ë'énfbuir dàtisf les^colon'' nCTfi tJnMcAiiteiir, et f itopression fâcheuse qi\*eUes detaient prévenir sera déjà profondément ienra-
• Ces*rtlipeurs, adroitement semées, seibbient n'avoit encore produit d'autre résultat que d'attifeter la France; mais on ne peut plus se dissimuler que des manœuvres s'ourdiséent pour faire piefdriÊ à l'émpei^eul* la confiance de ses p^rples. Cest lé çomtnencement de laj^n^ dit-'oti déjà dans ëe^tains cercles. L*empereiir ignore ee |>ropos ; il n'a cftie des indices v^u0s ; kt n^gnanitoilté de
^ DE MIL lïUiT CENT TREIZE. ÎJ}5 son caractère rçpouëse encore tout soupçon'^ trahison ^ : j ; ,. . »
Cependantiës routés continuent à se pourrir dei soldats qui rejofgnt^l? nos dr^rpeaux^ La :nàlido' Volt féii^' lès â^crifiees'qife<rse^ enn^^mis £ûfità hb gèieTte: ë\h est M^n deckléèéi ae: pa» rtetéi? m. arrière d'un tel exemple- Plus ses enfans soils les ârnlés ôtit bésoî^ ^ sèca«£ti,'nio&)si dUii hësit^é à faire partir les elifans qui lui restant «acoce; ktf è^iie^ voteçt au ^oours dbs àinés ^ et J0 rseiiat T^mpM^S&'ét^<ÂfmèvéBji doqnaht des fotmes It^gàlëè à jEô^âeâ'l^s^ im^ties qui smoiidentle tfô^ Vo«ëfti^Dt<a^t^â^tSoti:.v i r ; ! , : : !
Sur la frontière d'Espagne, les yainquevi» éa r^ Ji^l&épk'M'mit fait- aucun progrès; iU.se sont laissé arrétef parâesibrberesses de PMwpelut^e-fft deSaiat'Sébà^^en. Pa'mpeliine Uocpiéy diéhjbpîqué et bloqué de nouveau, n'est pas encore assiégé. SainlrSébastien^^pirèp ^yoir résisté à un premier assaut ,rviient de succomber sous un second^; paais
' Voiv dans l'ouvrage de M. Beau champ \rur ï8r4> éàm^ ment les ôdnspiràteurs se préparaient à profiter des résultats de la canïpàgne, tôm. 2 , |)ag. 45 et suivantes.
*Rîen h*approche dés crimes que les Anglais 'Commirent le 5i abdti' àrâssaut'de Saint-Sébastien. I^i l'âge ni te sexe, ne furent respectés. On assassina indistinctement amis et ennenûs Les soldats se gorgèrent de sang; L% pillage dur^ quatre jours sous les yeux des officiers qui ne répri-
Wellmgtoi>, immobile dans son quartier-général de Lesaca^ passe le temps en contestations avec les Cortès; ceux-ci ont rappelé. Gastagnospjialgré Wellington , et le général anglais s'e^i est yçngjé^, en ne permettant pas que le drapeau espagnol îbX planté mr les niînes fumantes de Ss^int-Sébastien ». .
SoulC; e&t à Saint* Jean-de^Luz^ et derrière lui Bayonne respire! , t *^ ., , .
Les neiges vont bientôt fermer les paê»$age^ de& montagnes. ^ le mois d octobres écoule sans amener de nouTesBx événemeQ6,:oa peut eçpér^er qit^ la frontière de France sera respectée cette .^nnée oicore . - . . .. 1 . -
Qusmfe ati duc d'Albuféra, il a exécuté ,sqs o^ dres; le royaume de Valence n'est piu&sous sa protectioa: qe maarécbaLs^est.neplié sur ies-gé.-? — 1-, — i — i '' — ■•'■■'■"* ^' * "'^ — ""^
nièrent pas- de »i lionteùièxeè'd.' Enfin , pour comble d?aSJrocités, il ne re&ta de eett^i ville ofJnleDLtequ^dixrsepitnïaisons ; le reste fut la proie des flamines !..... CYoit le. Précis bistpriqus des campagnes d'Espagne «et de Portugal, pai' M. GareL). * Il écrit au ministre de la guerre à Madrid : « La pam tience et la soumission à des; injures aussi gjraves^out des I» limites,, et j'avoue que i'ai été traité par la gouvei-ne- » ment espagnol de la manière la plus inconvenante, mémo s comme simple individu. ^
» A«(|uàfti£c-gcaécald'iïaacla, le 2 juillet l8i3i. , .
» Signé y WfiLWNfiTON. ».
DE MIL HUIT CENT TREIZE. % néraux Decaen , Lamarque et Mauriîse Mathieu y qui occupent ; la Catalogne et le' haut 'Arâgèn . Daus ce mouvement de relraite, TaiTâgonê a dû etiie démantelé. La dureté du cimer^t romain^ a opposé^ une longue résistance à la sapg ,^le, gos mineurs, et rarip,ée apgl^ise a fait , ^çprQ^^ine tentative pour nous . enlever cette place, avant qu elle fiiit. détruite ; mai^>le i Saouty la féte^ de l'etfnperèuF a été célébrée par lin conîbéf qûî a foî*c!é'lès Anglais de i'ènonfcer à leur ëiAt^ëpriâé. Lès sQpelïrs û*avàietit pas discontinué ïëiiirs iravaux, et le 19, â.linq. heures (iu n^atip,? le feu a été: mis a^ toutcgqy^.çe^it
dès aptiqmes fortifications -de,- Tarragûnfit) fr^est
Tout récemment encore, les Anglais ôâë^6ttlti încjuiétèr Fatmèe frânçài'sè'su^ lâ'liè'hé'^d^fënsïve Jïu^lle' venait clé prendre. Le maréçtial Suchet sestretoiirnet contre eux, ;«t gâ^s. la jg^y^née du 1 3 'septembre le cpoibat^u wl 4' <?^rfrt6;»' débarrassé paur longtemps i^oâcai^toKâiôiiKiii^de^bdut voisinage incommode '; r ^ ri joh ab w in.
• ■ -5 .• . ••. ■ ''■<■' • » , Joni.tirsH ' • ' ,,.• • ' » •'(:H:^>f»fio iH'/r''^.
* Voici comment le duc d'Albùférld raooi^tQtihti^même cette briUaote affaii^ : , ♦ .•• rif ' î;::* :t; • •
« L'ennemi occupait, une position très difffîdite et très- » eiscarpée ; nos voltigeuca s'étaieiit lancés sur Isbontagne. V Le général Mesck^ ee. porta pour les souteniif^^ hiai|cliant
Qu :c6té d^ ritalie , ce sont les 'Atitiidueiis îqui oat comiQdiicié les hostilités. Dès le i^iaoùty ils
> I 1.1 I II I I ■■, »p<i A
» en avant d!un de ses régimens , tandis, que. l'^ulre i^pr » tait aux redoutes. Après avoir rallié les tirailleurs, il fit tf battf è la charge , et Tépée à la main , à la tête de sa bri-
V gàde, fl enleva de vive force' U première position ; ce n 'sutttèà t^tidit le Vibinbat eÉieère 'phti opiniâtre.* L^énô^mi A en, fureur et:«Vecd£ grand» cfii i^2Âtd«ùk f»isUfir ^pil^ 9 ^t de«x<fois il ûit- repc^usaé, sur $a seconde posîtioii dVi » U nous écrasait de se& feux,, N^tre infanterie a«Gdu;bHné^ » a\ix assauts se ralliait weç conitance etrévepait touioui^
V à la charge. Un dernier effort fu^ entrepris,; )a bri^de » Mesclop s* élança avec une intpépidité,ik*rési8tible ; je la ûs. » 8ontéiïi^!^af')es généraux î^àrispeet Hàbert , tandis que *::liei 0éaérattx DlJca^iA et Maurice MaChSeu maiMefuvraient
V par la droite, et nous restâmes enfin maîtres du (âùiap 'àà ». baUiilçti : ; . • t r
» Dans la poursuite , nos b^s^ards y' commandés W^le » général Delort , culbutèrent ceux^ de Brunswick ^ .et » parvinrent à s'emparer de quatre* pièces anglaises qu'ils » ramèneront attelées! 'Nos dragons et les chevau-»ligers T) * i^estphaliend 'rencontrèrent les dragons anglais, et Je^ 0\ .hilssâ^dl noirs*. Le générad Bfe^er, qui cemmaàdajt cette » partie de notre cavalerie , se trouva en face du colonel » Bentinck , commandant la cavalerie anglaise , et ils échan- » gèrent ensemble quelques coups de sabre... L'ennemi fit
j» sa retraite par Yilla-Franca Ce qui complète la gloire
» de Tannée française , c'est que , par une confiance bono-» » rable qui n'a pas été trompée , tous les habitans sont » restés chez eux, et ont vu leuBs personnes et leurf lHeB& » respectés au milieu de l'action la plus vive. .. . »
DE MIL Utrtr OENT TREIZE. Î49 éikt pa^sé la Snç^e 6u côté d'Agmfi, et ce premier mouvement a suffi pour insurger en; leur faveuf tout^ kl Croatie. Bientôt les Dalmates ont suivi l'exeMple de^ Croates^, et les autorités françaises n'ont plus eu de refuge que dans les forteresse»
' Aubiàiit de cette invasiion, le vice-rôi, qui éfâït ehcôre du côté de Goritz, s'est porté audevafnt du' général ïïiller. II a pris la position d^Àdèlherg, sa gauche auac sources de la Save, et sa droite vers Trieste. Sur i'éxtréme gauche , il faisait garder les débouchés du Tyrol par un éoi*pi détaché sous les ordres' du générai Gifflenga\ Si Fiume et ïfieste ont été occupés sans de
. « ComposUiùn dé Vatméé d'Italie.
Chef d*ét4t-iÀ|jétr« g^nàral Vigoolle.
Cemmandant de Uartijlerie , général Sainl-Laurent.,
Coq»in4Mlant 4« . g^a»^ i, gëo«$ral Dodde .
, Grevier.
Verùier.
Le ge'n^ral .
Diviaion QiiesDel.
Division Marcoqu«.
DtvisifOO Rouyer.
Divtaton Gratien.
Biyiaioo Palottbipi
DÎTÎsion Lecchi.
/ Brigade Gampi.
\ Id. Pajot.
'/ Brigade Duperey.
\ Id. Janin.
/ Brioade
I • Id* Daroaud. •
Brigade Piat.
. Id. Montfaleon.
{Brifiade Bofigieri.
Id. GaiMmberli.
/ fcindr . . . ^ . ; ) id. Beltulti.
Réserve*. G^éral Boofuti
Carâl. Gënér. Mermel. | ^"fd-^^Guy^"*'
i5,ooo
i5,ooo
5o,ooa
35o MANUSCRIT .
grands efforts ^r le général Nugeût , ils oui; été repris par le général Pino avec la même facilité. Willach, qui a été occupée et reprise également , a souffert du combat plus que les combattans.
La seule opération vigoureuse a été l'enlèvement du camp deFeltriz par le général Grenier.
Cependant les Autrichiens paraissent de plus eu plus confians, les babitans de Fltalie allemande se déclarent pour eux ; nos troupes italiennes ne montrent plus la même ardeur ; un de leurs chefs les plus distingués , le général Pino , trahissant le découragement secret qui a gagné tous les rangs , vient de quitter l'armée ; et le vice -roi, croyant ne devoir plus écouter que des considérations de prudence , a ordonné la retraite sur llsonzo. Par suite de ce mouvement, les provinces lUyriennes sont désqrmais perdues.
Ainsi le temps des idées hardies est passé; il ne faut plus penser aux opérations offensives qui devaient jeter de puissantes diversions jusqu'au cœur des états héréditaires. Cependant le rôle auquel l'armée d'Italie va borner ses efforts a som avantage ; il ne laisse rien au hasard, et doit assurer pour quelque temps encore la tranquillité de rilalie.
£e qui se passe en Bavière a sans doute une
DE MIL HUIT CENT TREIZE. Ui grande influence sur le parti que le prince Eugène vient de prendre.
Les Bavarois et les Autrichiens , restés, en présence sur les bords de l'Inn , se conduisent les uns envers les autres comme feraient deux camps de plaisance. Le général deWrède naeu qu'un moment d'élan : c'est à la nouvelle de la victoire de Dresde. Ne doutant plus que Napoléon ne marchât aussitôt vers Prague, il a craint de rester trop en. arrière , et a fait mine de vouloir s'avancer sur Vienne. Mais les bulletins autrichiens ne se sont pas long-temps fait attendre; ils ont annoncé le désastre de Vandamme, et de Wrède n'a plus hésité à reprendre la suite de ses projets. Il a eu une conférence secrète, sur l'extrême frontière, avec le général autrichien prince de Heuss. Aussitôt après, le 20 septetdbre, il s*est rendu mystérieusement auprès de son roi, qni lui a accordé une longue audience , et de là <;hez le ministre Montgelas,à la campagne, d'où il est reparti en toute hâte pour son quartiergénéral de Brauncuu
On connaît toutes les démarches de l'Autriche dans le midi de l'Allemagne , on sait combien les ouvertures qu elle a faites à la Bavière sont pressantes, et comme elle en ppursuit l'effet par les négociations les plus actives ; on sait même que, peu de jours avant la rupture de Pttgue, le prince
iSa MANUSCRIT
cléReuss^ son général, a paru à Munich* Cette démarche^ de quelques prétextes personnel^, qa on Tait couverte, a éveillé iWeatioa de lar légation fnuiçaisa. Depub ce temps, U ^îorresipoaci^iûce de notre ambassadeur est devenue plus pi^^^cise. M. de Mer&y signale comme prochain 1^ changement de système de la Bavière. M. Reinhard., notre ambassadeur à Cassel, quoique placé siu* un point plus éloigné du théâtre des intrigues , «st parvenu à se procurer des iiaibrmations non moins inquiétantes. Le correspondant le plus alarmant à cet égard^c'est le. roi de Wurtemberg. Le roi de Bavière lui-même n?a pas voulu laisser ignorer ^ Napoléon k position difficile où il se trouve. Des billets écrits de sa main ont .été remis par Imtermédiai^^ de son .neveu, te prince «le NeufchâteL On les a conipris comme un^ justification anticipée du parti auquel il craint d'être forcé de céder. Le roi semble- pt*omettre de pror longer sa résistance assez de temps, dumoins^ pour qu'en Saxe on puisse arriver au dénoùment de la campagne; mais déjà il fait faire papr M., de Pfefïel , son ministre à Dresde , des démarches pour obtenir le retour de son contingent. On pénètre facilement ce diplomate^ et ^ientôt Findiscrétion de ses restions les plus intimes ne npus laisse plus de doutçs sur la véritable position de ^on cabinet.
De tous côtés les renseignemeas les plus clairs abondent : nos lettres d'Erfurt , de Bareiith et d'Anspach , de Wurtzbourg et de Bamberg sont remplies de détails. Les conférences, qui d'abord étaient secrètes entre le général de Wrède et le prince de Reuss , ont maintenant lieu ouvertement Comme on est près de s'entendre, on ne se cache plus. Le prince d'Œttingen , gendre de de Wrède, réside au quartier-général du prince de Reuss. A l'issue de la dernière conférence, un aide de camp du général bavarois est parti pour en porter le résultat à Munich. Le traité serait déjà conclu si l'Autriche n'avait pas élevé quelques prétentions embarrassantes relativement au Tj^ol,
En aucun temps la correspondance des relàtions extérieures n'a fourni des nations plus nom* breuses et plus sures. L'empereur ne peut donc plus douter de la défection de la Bavière^ mais il y voit une œuvre de la nécessité , bien plus qu'un acte d'inimitié réelle. « La Bavière ne mar^ » chera pas sérieusement contre nous , réj)ète- » t-il; elle perdrait trop au triomphe complet » de l'Autriche et au désastre de la France. Elle » sait bien que l'une est son ennemie naturelle , » et que l'autre est son appui nécessaire. Si elle » cède à la loi du moment , sa politique saura du >) moins amortir les coups qu'on exigera d'elle. »