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teur Jiûin et le professeur Long qui gouvernent dans le nord ; c'est le baron àeNostitz, chef de la réunion de Louise ^ qui révolutionne en ce moment le midi de l'Allemagne. Us exercent sur Tesprit public, sur les cabinets et sur les troupes unç influence qui s'augmente et s'étend^ de jour en jour ; leurs succès sur les troupes sont évidens : ce ne spnt plus ces soldats de la confédéral (ion du Rhin qui disaient naguère avec tant d'or->. gueil. Nous sommes de la grande armée ! dont les acclamations étaient si bruyantes dès qu'ils aper^? cevaient seulement le petit chapeau de Napoléon;^ dont le dévouement pour sa personne était si em* phatiqne, qu'il prétendait à surpasser celui des Français eux-mêmes. Qui n'a pas été &tigué dans^ pos camps de toutes les fanfaronnades de l'adulation tudesque ?... Mais les temps ne sont plus les mêmes : pour une cause étrangère on veut bien être boitant y mais on ne veut pas être battu ; aussi a-t-on déjà changé de langage. Ce que les Allemands ont appelé si long-tenips leur gloire , ils ne l'appellent plus que leur oppression. Ils désertent notre cause avec le même empressement que dans le temps ils en ont quitté d'autres ; et tandis que leur faiblesse subit la loi des événemens , l^ui* amour-^proprè qui s'exalte proclame comme le triomphe de leur indépendance l'époque où ils ne font que changer ^empereur.
DE MIL HUIT CENT TREIZE. 359 BernadotCe semble s'être réservé* plus particu* lièreiâent le soin d enlever les soldats saxons à leurs drapeaux ! Il les a commandés à ^agram<^ et cette yoix , qu'ils n'ont entendue que sur le champ d'honneur, ne craint pas de se faii'e re^ connaître en s'élevant pour ébranler leur fidélité. C'est Thielmann qui répand les proclama* tions de Bernadotte , et l'embauchage a un plein succès ^ Le 27 septembre , un bataillon saxon a passé tout entier du camp de Worlitz dans ce* lui du prince de Suède : c'est le major Banau qui commandait. Le roi de Saxe indigné veut en vain prémunir ses soldats contre les séductions qui les assiègent ; il. ordonne , il prie , il fait des proclamations à son armée. S'il ne réussit ^pas à se faire entendre des siens , les gens d'Jtionneur
' Le négociant Moltrecht , de Leipsick , fut convaincu d'avoir reçu et distribué dans la ville et dans l'armée des milliers d'exemplaires d'une proclamation de Bernadotte qui provoquait les Saxons* à la 'désertion, crime prévu par le Code pénal de tous les pays, de toutes les armées. Un conseil de guerre fut saisi de l'affaire; des ballots de proclamations .trouvés chez l'accusé furent apportés devant les juges. Les témoins entendus , les preuves acquises, la loi fut interrogée : elle prononça la^ mort,
La famille du malheureux condamné courut se jeter aui; pieds du roi de Saxe, qui se fit rendre compte des faits.. Us étaient accahlans ! . , . . Le roi refusa de s'immiscer dans^
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de tous les pays ne lui tiennent pas moins compte de ses efforts et du noble caractère qui les inspire.
Les Westphaliens ne tardent pas non plus à déserter bataillon par bataillon.
Les Polonais seuls conservent à Napoléon un dévouement inviolable. Sa cause , moins heureuse, ne leur en plaît pasmoins. Un grand nombre de paysans polonais , que les Autrichiens et les Russes avaient voulu faire marcher contre nous , sont tombés dans nos mains à la bataille de Dresde. Habillés et exercés à la française , ils ont formé en moins de quinze jours de nouveaux régimens et une division toute entière.'Ceux-là se feront tuer plutôt que de trahir.
Au surplus , quelque affligeante que soit la mauvaise disposition des troupes de la confédération à notre égard , le mal n'est pas sans re-
une afiPaire déjà jugée , qui, dans de^ circonstances aussi graves, intéressait le salut de l'armée française, fl ne restait qu'mie chance,, c'était d* arriver jusqu'à l'empereur lui-même !.^. La famille de Molirecht réussit, par l'intervention du secrétaire interprète * , à faire remettre une note sur la table même de Napoléon. Au simple exposé de la situation de cette famille, l'empereur douna un ordre de sursis , et Moltrecht fut sauvé.
DE MIL HUIT CENT TREIZE. 36i mède tant qu'il nous restera des chances pour la victoire. Les Allemands se déclareront en définitive pour celui qui restera maître du pays, et la fortune des armes qui ébranle leur fidélité peut encore la rafiermir I
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