Tome II. aSÉdit. 3o
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en France le prochain rfetoiir de larmée , répond à la confiance de la nation en convoquant lé corps-lëgislatif ', expédie avec son ministre se^ crétaire d'état le travail arriéré des ministres ^ dicte à son ministre des relations extériefures un précis de la conversation qu'il a eue sur le champ de bataille de Yachau avec Je général Merfeldt , signe avec le major général les nominations aux places vacantes dans les^cadres de l'armée, distribue tmitndbffi récofii penses d'avancement, de dotations et d'honneurs que les généraux demandent pour leurs officiers , et s'occupe des dispositions générales qui restent à prendre pour Févacuation dé rAUemâgûe.
L'arsenal d'Erfurt a répaté les perles de notre artillerie. L'empefeur n'a rien négligé à cet égard ; il a réorganisé àès batteries, et nos parcs ont rempli leurs 'caissons.
On ne ramène que six corps d'armée , sâToicr :
Le deuxième (duc dé Bellune*).
'Le troisième (prince de la MoscowIsl).
Le quatrième (général Bertrand).
Le sixième (duc de Raguse).
Le neuvième (duc de Castiglione).
Et le ôYîzième (duc de Tarente).
'iLe décret cbc^é-à Erfurt n'a été ûgné que le leiidejnain 35, à Gotha.
^ DE MIL HUrr CENT TKEIZE. iCy
' L-eïeoTp&coxmiiandé'parleducrde Rieggîo, qui était le doiizième , a été dissous.
On vient de perdre dans Ijeipsîck les cinquième, septième et huitième, «qui étaient ceux des généraux Laiiriston > Beynier et Poniatowski.
Enfin on laisse à Dresde les premier et quatorzième corps aux ordres du maréchal Saint- ^ Cyr ; à Hambourg , le treizième aux ordres du • prince jd'Eckmiïlh ; et dans les places de Magde-' bourg, de Wittenberg et de Torgau, des garnisons devenues d'autant plus nombreuses, qu'elles se 5ont accrues de tous les blessés^ malades et hommes isolés qui n'ont pu suivre les derniers' mouvemens de l'armée ^ Au moment de quitter
' La seule garnison de ]Vlagdeboar|; forme une armée de trente mille hommes.
Le lieutenant géçiéral Lemarrois, gouverneur, y réunit sous ses ordres :
La division Girard ;
La division Lemoine ;
La division Lanusse ; . .
Une division westphalienne ;
Divers contingens de la confédératiop^-
Le dépôt général de cavalerie de la^^rande armée , for-, niant une division , tant à pied qu'à cheval, commandée par le lieutenant général Bourcier ; enfin , l'artillerie commandée par le lieutenant général Serroai*
F Allemagne , on ne peut s'empêcher de jeter un dernier regard sur tant de braves. Leur perte sera la plus grave de la campagne; mais l'empereur > se refuse à l'idée que quatre-vingt mille Français qui se trouvent dans la même vallée distribués par masses de trente, de quinze et de dix mille hommes^ et formant sous la protection du fleufe et des fortei^sses une seule et même ligne ) puissent jamais être à la merci d'un ennemi dont la force ne se compose que de nouvelles levées et de landwerh. Il est persuadé que le prince d'EcktnûIh et le maréchal Saint-Cyr n'auront négligé aucune précaution pour être bien informés, et qu'aussitôt qu'ils auront connu les événemensi ils ne se seront pluâ occupés que de se faire jour d'un coté ou d'un autre. <t S'ils s'en^ » tendent , dit l'empereur, s'ils sortent de leurs » tAurailteâ , s'ik se réunissent , ils éont sauvés : )» quatre-vingt mille Français passent partout!» ADuben et depuis, on a fait diverses tentatives pour faire parvenir des instructions dans ce sens au prince d'Ëckmûlh et au maréchal Saint-Cyr. L'empereur -veut qu'avant de quitter Eriurt, on leur écrive encore ! des officiers déguisés et des agçns secrets lêtir sont expédiés par divers chemins *. Maïs , à défaut d'ordres, l'empereur n*es-
' Aucune de ce9 iettres n'est pai^venue.
DE MIL HUIT CEBrr TREIZE. 4«9 père pag aïoiiis que !efc diefs etiuroût en seoéfoir -delà position où ik se trouvent; que leuraadace suppléera à «out , et qu'iU t««v«ront danfc la force dé Imv âme , dans leur patriotisipae «t dans leurs talens quelques ^ unes de ces inspiê . rations soudaines qui surmontent les obstades et mettent le comble à la gloire des .grands cacr pitaines M
On quittera Eifurt le aS. Dès le »4, l'avant*
' Le ivuar^clial Saint-Cfr, qui commande à Dresde , capitule le 1 1 novembre, sous condition que lui et ses trente-trois mille hommes rentreront en France^ mais îa capitulation est violée. ' f. >
. Le 3o notdmbre » Dautncii ouvre stn portes , la ^rÀisoà doit revenir en France ; laaia cette oapltuUtioft eit éfflf» p»ent viqlée. . , i -
Stettin capitule le 5 décembre ^ ZamQ9c le 93 ^ et Uod^ lin le nS,
M. de Narbonne meurt à Torgau le 17 novembre ; il es^ remplacé par le général DutailKs ^ qui ne rend la place que le a6 décesibre,
A la fin de l'année, il restera à la France t rarfOder Custrin et Glogau ; sur l'Elbe , Magdet»ur|r ^ défendm par le général LeuM^rroiai ; Wittemjberg , où coiam»i)4e le général Lapoype j et la ville de Hambourg , occupée, p^^. l'armée du prince d^EckmuUi.
A la même époque, les citadelles de Wurtzl^ourg et d'Erfart tiendront encore; la* première défendue par le général Torreau, la deaxièîaepaF le général tkdton.
gaide se porte sur Gotha. Elle est formée parlée» corps xles ducs de Tarante et de Bellune , et par la Câvilorie dwgénéral Sébastiani. Les corps du duerde Bâgnse "«et du 'comte Bertrand' marchesont après. Ceux du prince dc'la Moscowa et dn duc de Castiglione suivront. Quant à la gard« impériale , sa vigueur a résisté à toutes les fatigues ; en conséquence , elle est disposée de ma «• nière àlse. traiiver partout où un danger imprévu pourrait se présenter. Les deux divisions de jeune garde commandées par le duc de Reggio. soiitiennent Tavapt-garde. La sûreté de Tarrièrefiarde est confiée aux deux autres divisions com^ mandées par le duc de Trévise. La vieille garde^ &OUS les ordres des généraux Friant et Curial;- les cuirassiers de- Latour-Maubourg; la garde à cheval , commandée par le général Nansouty, et les. parês d'aHill'erie dirigés par les généraux Sorbier, Nei|;re et Dulauloy , marcheront aa centre , l^empqreur à leur tête^jetsous ce torrent d'hom* mes et de chevaux , tout obstacle qui selèverait doit) être entraîné.
Cependant, la route est toujôuî?5 Kbre. Les derniers courriers de Mayence viennent d'arriver sans difficulté. Le roi de Naples ne veut pas attendre plus tard pour se retirer ; les lettres qu'il vient de recevoir,, dit- il , lui annoncent qu'oa Vatteud avec impatience à Naples. Il lui tardât
DE MIL HUIT OranP TREIZE. 4? k d'être chez lui pour s'y défendre dans la^crise qui se prépare.
L empereur Ta deviné. Mais il ne peut se séparer de cet ancien compagnon d'armes sans l'embrasser à plusieurs reprises comme s'ils nç deyaient plus se revoir ! '
4?» MAmJSCRIT