TIONS
Tandis que les messagers de l'annistice suspendent de tous côtés les sièges et les combats y l'empereur revient à Dresde , marchant militairement avec sa garde. Le 5 juin , il couche à Liegnitz , le 6 à Haynau , le 7 à Buntziau , le 8 à Gcfrlitz ; cette nuit ^ le feu prend dans uii faubourg de Gorlitz , où des troupes de la garde ont établi leur quartier. Un des notables de la ville , le baron* de Ferentheil , vient à une heure du matin porter l'alarme au quartier impérial. On court au feu , on voit le dommage , on s'einpresse d'en rendre compte à l'empereur , qui s'habillait pour partir à la pointe du jour* « A » combien s'élève la perte? — Sire, à 4 ou 5,ooofr. » du moins pour les plus nécessiteux. ^Donnez » 6,000 fr. , et que cet argent soit distribue' sur- » le-champ. » Bientôt après on amène les chevaux. Mais une partie de la ville a déjà eu le
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temps detra inforinéé , et Napoléon , ({dittant Gorlilz y .trouve sur sop passage une foule qtli le salue par les acclamations de sa reconnaîssance.
Le 91, il ne sWréte que quelques heures à Bautzen,; enfin, le 10 ai| matin , il rentre dans Dresde.
Des bruits assez étranges couraient dans cette capitale. On assurait que Napoléon avait été blessé dans les dernières affaires de Silésie ; qu'on l'a" Tait transporté mystérieusement au château de Dresde , qu'il y était mourant , qu'il y était mort ; on parlait de lumières qui toute la nuit brûlaient dans sesappartemens; on parlait même d'un cercueil qu'on avait vu introduire au château. Le retour de l'empereur a bientôt dissipé ces rumeurs ^
* Peut être cette fkMe doit-elle son origine au transport des restes* dé Duroc qui passèrent par Dresde; peut-être aussi à la maladie d*un valet de chambre de Napoléon venu dans cette ville vers cette époque pour y remplacer divers effets d'habillement que Napoléon avait perdus dans Tincendîe déRosnig. Ce valet de chambre était réellement soigné au château Quoi qu'il en fut, lorsque Napaléon
arriva à Dresde, il y eut des personnes qui allèrent jusqu'à dire qu'il était remplacé dans sa voiture par un mannequin avec un masque de cire que Ton faisait mouvoir à Taide d'un mécanisme. Mais lorsqu'on le vit le lendemain , plein de vie , à cheval dans la grande prairie de TOsterwise , il
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Il va. descendre dans le faubotfirg de Frédejischfttadt^ à la maison Marcolîni. C'est une haiHtation d'étés quia tm vaste jardin dans ses dépendances , et qui lui a été réservée comme .nn séjour plus égréable que Tappartement du cbâteau. Dans le voisinage sont les prairies de rOsterwise, dont les allées majestueuses bordent les contours de l'Elbe, et renferment des espaces favorables aux exercices militaires '.
fallut bien croire qu'il n'était ni mort ni à Tagonie. ( Récit de ce quis'^st passé à Dresde en i8i3, par un Saxon, témoin oculaire; tom. ii, pag. i38.) *
« Pendant!! armistice , Napoléon vivait à Dresde, de manière à pouvoir vaquer librement à ses affaires , et jouir en même temps de l'agrément que lui offrait son palais , qui donnait sur un grand jardin. En général son genre de vie était plutôt simple que fastueux; car, excepté les revues journalières des troupes nouvellement arrivées, et le plaisir du spectacle, il n'avait aucune distraction. Le milieu de la journée était exclusivement consacré au travail du cabinet, et alors la plus grande tranquillité régnait dans le palais. Aussi, sans les deux vedettes à cbeval et les deux sentinelles qui annonçaient le séjour d'un monarque , à peine aurait-on supposé que ce fût la demeure d'un ricbe particulier. Les personnes qui lui étaient indispensables pour le travail étaient celles qui l'approchaient de plus près. Bertliier, Gaulincourt , deux secrétaires ( Fain et Mounier ) , et le colonel d' Albé avaient leurs appartemens dans le palais; , et Napoléon n*ayait en quelque sorte qu'à faire un signe
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Après quelques heures de repos , l'empereur reçoit la visite de son allié le roi de Saxe; M. le président de Kaas , qui arrive de Copenhague , et M. de Bubna, qui est déjà de retour de Vienne , se présentent en même temps.
. Depuis que l'envoyé danois est en route, les alliés ont fait auprès de Itii diverses tentatives pour l'engager à suspendre son voyage. Mais , n'ayant pu y réussir * , tous ménagemens de leur part ont cessé. La flotte anglaise s'est présentée devant Copenhague , sommant le roi décéder sous quarante-huit heures la Norwége à la Suède.
pour les fair« venir auprès de lui. Il était logé et travaillait dans l'aile droite. L'aile gauche était occupée par fierthier. Le salon avec deux chambres ^u milieu du palais , étaient affectés au service et à la réception de tous ceux qui se présentaient à la cour. (Voir l'ouvrage du major saxon d*0delehén,' témoin oculaire, tom. i , pag. 20^7. ) ' * Pendant le séjour de M. de Kaas à Altona , où une indisposition le retenait, plusieurs agens diplomatiques , soÂ-disànt au service des princes alliés, se sont donné toutes les peines possibles pour s'aboucher avec lui dans l'intention de le détourner , par des propositions réitérées , du voyage qu'il allait faire au quartier-général de l'empereur Napoléon. M. de Kaas partit immédiatement après l'entretien qu'il avait eu avec ces messieurs, et ce brusque départ fait foi de la réponse qu'il a faite à leurs insinuations. {Mercure d' Altona. )
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De pareils procédés ne font que rebilUsser aux yeux des Danois le prix de laltianice arec ta France. Leur envoyé reçoit à Dresde racciieil le plus amical , et un nouveau traité négocie par le duc de Bassano resserre les liens qui unissent les deux nations ; elles se garantissent mutuellement l'intégrité de leurs possessions ; des deux côtés , mêmes amis , mêmes ennemis : rieti de plus franc que cette alliahce ; rien de plus clair que les termes du traité; rien de plus rapide que sa conclusion* .
La diplomatie autrichienne est loin d*avoir une semblable allure ! M. de Bubna arrive de Vienne ; mais il ne peut pas dire encore quel est le lieu fixé pour la tenue du congrès y ni quel jour est assigné pour sa réunion ; il ne vient pas presser le départ des plénipotentiaires français ; il ne rapporte même pas les pouvoirs qu il a été chercher. Les incertitudes relatives à l'alliance sont toujours les mêmes ; il sait moins que jamais ce qui reste de cette alliance , et si l'Autriche est encore garante de l'intégrité de notre teihritoire. Le langage de Fenvoyé autrichien est cependant toujours amical et les commissions de famille dont il ne cesse d'être chargé continuent de donner à ses manières uu air d'intimité qui fait un singulier contraste avec ses communications officielles.
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Lé principal objet de Son retour, dit-il, est àé donner suite aux ouvertures que son cabinet à faites miX partiei belligérantes. Il annoncé qui^ In Russie et la Prusse ont accepté la médiation de rAntriche. Q^ant à FAngleterre, les démarches de M. de Weissemberg ont été sans succès. M. de Bubna ne dissimule pas que les prétentions du gous^ernement anglais sont extrêmes ; que ce cabinet n'admettrait pas même les bases qui ont servi à la paix de Lunéville ; qu*il les trouvé encore trop favorables à la France. L'Autriche propose de laisser l'Angleterre de doté pour ne s'occuper que de la paix continentale. Les alliés ont promis de remettre incessamment dans les mains de M. de Metterhich le cahier des conditions qu'ifs présentent. M. de Bubna voudrait que de notre côté nous lui rémissions leà nôtres.
Cette demande étonné; elle semble ouvrir une nouvelle carrière dé dîffidultés.
Nes'agit-il plus d'un congrès? ne s'agit41 plus d'une négociation franche, vive et loyale que les puissances intéressées suivront elles-mêmes? L'Autriche aurait-elle la prétention qu'ou ne traitât que par son intermédiaire?
M. de Bubna ne pouvant donner aucun ^claircissenient sur le rôle que son cabinet entend jouer à notre égard comme médiateur ^ ni sur les rapports qu'il entend conserver avec hous ,
ToMK II. a«. Édit. îl
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CQinii(ie atlié , on commence à entrevoir le but que ^ sont proposé les alliés en signant larmistice V on prend alors le parti de s'adresser directement à M. de Metternich, et c'est l'objet des premières notes que M. de Bassano envoie à- Prague. i
L'empereur d'Autriche vient d'arriver à Gitchin , près de cette ville, avec ses ministres, son^ cabinet et une partie de sa cour. Il ée place ainsi entre les doux camps * , et tous les vonix des amis de la paix se dirigent vers lui. On se félicite de l'influence qu'il va exercer. Oo ne lui suppose d'autre ambition que celle d'éteindre cet incendie,, d'autres vœux que celui de faire passer franche* ment le désir de la paix de la bouche des rois dan» leur cœur. Ijes peuples, qui se plaisent toujours à prêter à leurs maîtres les vertus des pères de. &mille^ s'attendent bien qu'un beau-père , médiateur entre des ennemis de la veille , et soi^
< Notre ambasscideur ^ If . ds Na^^boiuie , avait suivi le cabinet si^trschiea 4e Vienne à Prague. Se trouvant ainsi dans le voisinage de Dresde , il était venu rendre ses devoirs à l'empereur et prendre de nouvelles- instructions sur la situation des affaires : « Eh bien , Narbonne , lui dit >» Napoléon , en le voyant , que disent-ils de Lutzen ? — » Ah , sire ! les uns disent que vous êtes un dieu , les aui très que vous êtes un diable ; mais tout le monde con- > vient qwe vous -êtes plu^ qu'un homme.. »
De mil tturp cmt' Treij&e. lyj
propre gendre ^ ne s'armera pas d'une impartialité' trop rigoureuse !...i Vaines conjectures ! ' De leur côté i les puissances^ belligérantes ont établi leur quar tier^géîiérâl 4t leur cabinet dans la petite ville de Trachemberg , sur les bords de roder, en Silésie.Dès négociations pour la guerre y sont déjà en pleine activité^ avant même que les négociations^pour la paix puissent s'ouvrir à Prague !... Nous venons de voir des guerriers combattre ilviiè icryalué' dans >lès >f^làFBf4d^ puiés^ènt les dif^bniater ^^mb^nredé tt^»&e aUlMt* âri lapis >vert <{W devient lmt< icktfmp âe '• bataille f
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