‹ Manuscrit de mil huit cent treize, contenant le précis des événemens de cette année, pour servir à l'histoire de l'empereur Napoléon;Chapitre 7 sur 53 · CHAPITRE IV · texte numérisé non relu

CHAPITRE IV

S. Se

QUESTIONS POtlTIQTTES. M. DE g' ^'® ^^

A DRESDi;, ''^iM'S^S

M. DE Metternich croit devoir apposée inéiBe la réponse du cabinet autrichi^*^ questions pressantes que M. de Bàssauo \\ par ses Botes du. i5 juin.

Les deux ministres entrent aussitôt en^ cqjï).. ïnunicàtion, et c'est d'abord des restrictions à introduire date l'alliance qu'on s'occupe. M. de Metterhich répète encore la phrase favorite de son cabinet : «QuV/ est loin de regarder V alliance » ^e t^AiL^fiche et de la f^rance conime inconcilia- » ble (H^ecla médiation^ », Cependant il fait entendre'que des réserves partielles pourraient n'être pas suffisantes, que la puissance noédiatriœ ne saurait être dans une trop grande indépendance, et il arrive à demander qu'on mette l'Autriche entièrement à l'aise en comprenant dans la réserve le traité d'alliance tout entier. « De cetie

Si façon j dit-il , t alliance nes^mpas rompiiè^)nàis -nseidement suspendue ^.yy'

Il était diÉficile de se prêter à dé pareilles subtilités. « On ne doit , dit reiïipereur à M- de » Bassano > considérer ces propositions que » comme une renonciation à lalliance , et c'est » ainsi^que je l'entends. Répondez à Metternîch » qufenous né voulons pas tendre notre alliance >> onéreuse à iios amis, et qu'en conséquence » je ne fefe aucune difficulté de renoncer au » traité. ))

L'alliance ainsi déchirée dès le début, on passe au second point en litige v qui est l'acte relatif à la forme que prendra la médiation* M. de Metternich ne dissimule pas que la prétention de sa cour est de se placer entrée leâ négociateurs icle manière qu'ils ne communiquent entré etîi que par son intermédiaire. .Mais , ici la plus vive opposition éclate. Le ministre fiançais persiste dans ce qu'il a déclaré plus d'une fois à M. dé Bubna. L'èm perceur veut négocier la paix tout simplement j comme c'est l'usage, par des pléiii- ^téntkires qui se voient, se réunissent et puis- «erit-^èxpliquer franchement.

' Qu^lqueaiiimée quésoît cette discussion, M. dé

* Note^ de M. de Metternicli. Voyez les pièces Uiiiton- Jijiies, au supplément.

Mettetnich est yenu.à Dresdç pour des affaires plus sérieuses encore. Porteur d'une lettre. particulière de son maîtire^ il Isk remet le 28 j,uip à Fempereur Napoléon ^ dans xiAe audience .coitôt deqtielle qui, se prolongependant uqe partie, de la journée*

« Vous voilà donc 9 Metterjûch ! dit ]>lapo^ou^ » en; le. voyant. Soyez le bienvenu ;; mais , si vous » voulez la paix^ pourquoi yei^ar ^i t^rd^ Nous » avons déjà perdu un mois , et vQtre médiation - » devient presque hostile à force d'être inactive. » Il paraît qu'il ne vous convient plus de.gar^n- » tir l'intégrité- de l'empire français: eh bien ^ w soit;- mais pourquoi ne pas me l'avoir, déclaré >) plus tôt ? que ne me le faisiez-vous dire frjsuiçhe' » meut à mon arrivée de Russie « par Subna ou » plus récemment par.Schwartzenberg ? Peut- » être aurais-je été 4t|empsde modifier ipes plaas; » peut-être même ne serais-je pas .rentré en » campagne.

» En me laissant nâ'épuiser par de po.u veaux » efforts-, vous comptiez sans doute sur idefe évé" » nemens moins rapides..*.. Ces effort^ hardis ^ » la victoire les a couronnés. Je gagne depx hau » tailles ; mes ennemis affaiblis sont, ai^ mo- » ment de revenir de leurs illusions ; soudain » vous vous glissez au milieu de nous ; vous ve- » nez me parler d armistice et de médiation »

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». Vous leur p^tléz d'dtWiàïïéeët fout s'embrouille. .. }) Sanp Tétte'funeste intervention', la paix entre ^ légalités el moi serait faite aujourd'hui.

>> Quels ont été jusqtl*à présent les résultats il de l's^niiktice? 3e n'en connais point d'autres » qtie 'left ^uqc trâîfés de Reichenbacli , que » FlA^ûgleterre vient d'obtenir de la Prusse et de » la Russie^ ': On parle aussi d'un traité avec >j liane troisième pvfissànée ; naaîs vous avez M. de » S^ijj^âi's^ les lieux, Metterhiéh, et vous de- ^ l^z être 'mieux informé que moi à cet égard.

>^; Cohvenezs-en ? depuis que rAutriche a pris )i le titre d* médiateur , elle n'est plus de mon » oot^ ; elle n'est plus impartiale , dlè est ennew miel Vous alliez vous déclarer quand là vicn Upire de Lûtzen tou^ à arrêtés; en me voyant » eficôre à ce poirit redoutable , vous avez M ^leMi lé besoin ^augmenter vos forces, et

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