CHAPITRE V
COÎTTINIÎAXION DE l. AnMISTlCE. — t^VXX>l DO . .^ TEM^S PAR NAPOLEON.
Nous avons encore six semaines à rester dans cet état incertain qui dure déjàtdepuis plus d'un mois. L'inaction est difficile à supporter %ppur des Français ; aussi l'impatience et lennui commencent-ils à se peindre sur toutes les figures. Qliant à l'empereur , il continue d'employer son temps à ses travaux ordinaires , et , pour lui seul peut-être , les heures de l'armistice ne soBit pas plus lentes que celles qui l'ont précédé.. Il reçoit chaque jour l'estafette de Paris ^ qyi fait le trajet en moins de cent heures ; il y trcjuyç régulièrement une lettrée de l'impératrice ^^;UBq dépêche de l'archi^chancjelier Cambaçérès ^ ,lç rapport de la police, écrit tout entier. ^^M>i7X^^P du ministre, le rapport du gouvernjçur, de Paris, l'état d© situation des troupes de la garnison et des dépôts d^ la ^rde impériale , le bulletin de la préfecture de police , l'extrait journa-
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lier de la correspondance reçue par le ministre • de la guerre , le bordereau des troupes en marche , le bulletin de la sortie et de l'entrée des ports de mer^ le bulletin dç la bourse de Paris, celui de la bourse d'Amsterdam , et la situation journalière de la caisse daraortîssemeht
L'estafette appôrtt^ encore tout ce qui est parvenu à la poste pour être adressé à l'empereur, même les lettres des plus simples particuliers.
Napoléon y trouve aussi le délassement d'une corespondànce politique et littéraire que plusieurs hommes distingués entretiennent directe^ ment avec lui sous Ife secret et dans la plus grande liberté ; son bibliothécaire lui envoie toutes les nouveautés qui s'impriment
Napôléotî reçoit par cette voie rapide tionseulemiént les lettres dç Paris, iriais celles (Juî lui sont adressées de tous les points de Témplt'e. Le* prince ârchi-trésorier (Lebrun) Itii écrit toiis les jours d'Amsterdam , où il exerce une /haute ifaagistratiire. Le prince Borghèse-, qtii réside à 1?uirin sous le titre de gouverneur des dé* partemiens au-delà dès Alpes , lui envoie également tovLÈ les jours un rapport et le bulletin du passage des Alpes.
Des lettres de Milan, Munich, de Wurtzbourg, de Stuttgard, de Strasbourg, de Mayence, de Wesel, d'Erfurt et de Hambourg par-
-viennent directement à l'empereur avec la même régularité' K ,
Enfin un bulletin lui indique tout ce qui passe sur chaque pont du^Rhin , soit pour entrer en France, soit pour entrer en Allemagne. Par ce moyen l'empereur. connaît dans les moindres détails l'état des routes e\ -les communications, qui sont pour lui d'un si grand intérêt : c'est le contrôle le plus simple de tous les rapports. Convois d'artillerie, transports de vivres, officiers en mission , troupes en marches , voyageurs même, rien ne lui échappe; il suit de l'œil tout ce qui circule entre la France et son quartier-général.
Dans l'espace occupé par les cantpnnemens de l'armée, les officiers d'ordonnance viennent, reviennent et se succèdent sans cesse ; ils volti-
« A cette époque , T empereur était représenté :
A Francfort , par le comte Hédûuville , frère du général ;
A Munich, par le. comte. Mercy d'Argentoauf);
A Stuttgard, par le baron de Latour-Maubourg ;
A Cassel , par le baron Reinhard ;
A Carslruhe , par le comte de ^içolaï ;
A Darmstadt , par M. de Yandeul ;
A W^urtzbourg, par le cointe Gerihàiiî'; '
A W^eymar, par le baron de Saint-Aignan ; " \
A Copenhague , par le baron Alquier ; : . . . .
A Dessau , par l'auditeur IVumign j. ; ■ /
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genf de tùuA côtés : jamais leiip activité n'a été si utile à Tempereur. Il s'en sert potir ne laisser aucuii moment de repos aux chefs de service. Les travaux du génie, l'armemeqt des places , les parcs d'^artillei^ie ^ les ouvriers des arsenaux, sont à chaque instant visités p^r eux sur' les points les plus éloignés; ils sont dans tous les lieux où de nouvelles troupqs sorg^nisent ; partout où des ordres importans viennent d'arriver de Fétat major général , on les voit qui se présentent pour en suivre l'exécution.
Entre Magdebaurg et Hambourg doit s'élever une nouvelle place de guerre, yerèen ^silné un peu plus bas que Havelberg ,. domine l'en^bou** cbure de kz Havel dans l'Elbe : c'est là que l'empereur veut asseoir sa forteresse. Le capitaine Lamezan est chargé d'en presser les travaux; il lèvera tous les obstacles et reviendra dire quel jour ^ettepljoce pourra^ recevoir du canon*
\jt i^\\A\BR Caraman e$t envoyé du coté de Hambourg. Bientôt après le capitaine Laplace lui succède. Le grand dépôt de cavalerie, qui est . à Brunswick, est inopinément visité par le capitaine Lauriston, qui revient ensuite par Leipsick à travers les cantom^emens du duc de Padoue. Le capitaine jBérepgçp cpurt jusqu'à IJrfurt pour surveiller notre grande route de opmmimication. Au Nord, les quartiers de l'armée , depuis
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Luckau juqu au faqd de la Lusace,soQt parcoiirps pay îe capitaine Protêt Le capitaine Atthalin est en reconnaissance sur les frontières de la Bohème. Lauriston , à peine revenu de Brunswick ^ est envoyé sur un autre point de cette frontière, et le capitaine Paillliau reçoit une n^ission semblable du côté d'Égra. Chaque jour ces braves jeunes gens écriveiil; à l'empereur ce qu'ils ont feit, ce qu'ils ont vu. Le premier officier d'ordpnqgnce Goiirg^ud ^t l'intermédiaire habituel de leur correspondance ; quand ils revienil^nt à Dresde , leurs poches sont^leines d'états dei situation, de comptes rendus, de croquis 4'ouvrages et de .plans ; le compas , le crayon et la plume leur sont familiers comme l'épéè , et par eux l'empereur se trouve à la fois présent dans yingt endroits différens.
Ce qui occupe une grande partie de l'atte»tion de l'empereur, c'e^ la commipication con,tinuelle qui existe eptre les dépôts des régimens et leurs bataillons de , guerre. Si cette foule d'hommes allant et vep^nt était abandonnée à elle-même dapsTespace immense qui sépare l'arlïîée de ses dépôts , elle y serait bientôt errante , vagabon'de et pillarde. Pour prévenir un tel mal, l'empereur a créé uii systèm:e d:Qirgdnisation temporaire qui prête aux troupe, en marche la force et l'ottlre dHine orgainsation définitive.
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Tout conscrit, dès qu'il est habillé et armé, est considéré au dépôt comme disponible; et , du moment que chaque dépôt peut compter cent conscrits , une compagnie de marche est formée ; elle se met en route sous la conduite d'un capitaine. Les soldats perfectionnent leur instruction en marchant.
Chaque compagnie est dirigée dé manière à rencontrer sur la première partie de sa route les autres compagnies qui vont rejoindre la même division d'armée. Dès que ces compagnies sont réunies , on en forme un bataillon de marche.
Les bataillons destinés au même corps d'armée se rejoignent à leur tour pour former un régiment de marche.
Quant aux compagnies et aux bataillons de marche qui n'ont pas de bataillons de guerre à rejoindre à l'armée, ils forment un autre système d'organisation: ce sont des régimens proifisoirès.
Avant de quitter la France pour s'avancer sûr les terres étrangères , ces troupes sont rassem^pblées en colonnes de marche : c'est le doyen dé Tarme'e française , le maréchal Kellermann , duc de Valmy, qui préside à leur départ.
En route, ces troupes, distribuées par échelons, se prêtent mutuellement une grande force. Elles marchent avec de l'artillerie ; des généraux sonf à leur tête, et, pendant tout le trajet, les
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peupjies les considèrent comme des brigades ou des avisions nouvelles dpnt l'organisation de larmée française va s'accroître. Le service des étapes et des distributions est plus régulier. Les nouveaux soldats s'habituent en marchant au ' frein de la discipline, et les pays qu'ils traversent trouvent une protection dans ces mêmes passades qui pourraient les dévaster.
Lorsqi^e les colonnes de marche sont parvenues à Dresde , elles se séparent ; et chaque régi^ ment prend sa direction vers le corps d'armée qii'il doit rejoindre. Arrivé à sa destination, le régiment de marche est dissous. Les bataillons se distribuent alors entre les divisions de l'armée, et les compagnies rejoignent ensuite les régimens qu'ailes ont à recruter.
L'-empereur tient seul le fil de tous ces mouvemens; il sait , jour par jour, ce qu'il a de troupes sur chaque route , ce qui arrive dans chaque lieu d'étape, d'où ceà troupes viennent, où elles vont, quelle est leur composition, ce qu'elles escortent , ce qui les suit , ce qui les précède ; et toujottrs, suivant l'événement, il est en mesure de presser, d'arrêter ou de de'tourner leur marche. Toujours il sait mieux que ses généraux euxmêmes les renforts qui leur arrivent et les époques où ils les recevront.
On suit la même méthode pour renvoyer sur
lés derrières ou dans les places de dé'jyôt ce qui peut embarrasser râirméc active. Des délaché* mens de marche^ composés de cônValescens et d'invalides, commandée pâk* des officiers excédant le complet des cadres, ramènent en France ce qui doit y rentrer.
Sous la protection de ces dôlonnfès montahtes et descendatilfes , l^artîllerie fait arriver Ses mUr nitions, augmente ses batteries, Complète ses parcs ' ; l'administration militaire met en routé ses nombreux convois, et couvre Itlbe dç bà* teaux qui distribuent nos blessés dans les beaux villages des deux rives , et remontent ensuite Vers Dresde chargés d'approvisionnemens *.
' A l'ouverture de la campagne, on ne comptait guère que trois cent dnqUante pièces de Canôti'; la jétitïé gàrSè avait cinquante pièces , dont deux liatteries de douze. Cette «rtii^ lerie de la g^rde oj^érait toujours en masse ^ et frappait é^s coups heureux. Pendant Tarmistice l'artillerie s'augmenta , et à la reprise des hostilités , on comptait sur la ligne française , depuis Hambourg jusqu'à la Bohème, plus de treike cents pièces de canon. (Voir ToUvrage du ^majdr'sàxoh X3deleb'éh , téihoin oculaire ; tom. i, pag. 25. J *
' Des transports consid^ablès d'approvisioiipélâèflt Wrivaient de l'étranger à Dresde, et l'on yoyàilj conjânuéfllement venir, même de France , des côYivois de farifie , de biscuit et de riz. (/&ft/., tom. II , pag. i43. )
L'empereur avait confié la partie administrative de l'armée au comte Daru , qui réunissait aux fonctions de ^îi»
Tel est le mécanisiiae deè isolomieft ée wkmhjf dont le mouvement répWMiteur et ôcmtîdnel peni; être jtistcineat comparé àiedm de la sève qpk cÎKîde fentre la racine i*.le$ rameaux. fcbiipiai éloignés;
Dans ces détéils on relfouv^ Fempèresir aussi actif , an«si firévoyant ipae Wlwi» les plûsqgrdndbs affaires du cabinet, âa présence «u nûlieu de ce flui: et reflux dTKunmesftrniA fie co1ntfcib.ti^ ptt peuà Réserver ÉaSaxe de la peste^ de là faodiiie ettin chaos'. i - -,
Pour tous les trayanx qui eè poursuivent il fiuit de l'argent. Cette terrîtolje guerres Solftde mil.lions. Les recet!fes ne peuvent jpa& atter aussi vite
- ' • ■- •- :1T„ t:,- ^r'.r-'- rr
tift^tre<)^ecrétaire à'ëteÈt celles ^dltalxeiiicNliil tnpbm& àe rarmée. Le bureau militaire 4e M. le cpqptte Darn ^lùt 4irige par l'auditeur Pas^oret j ^ant au mouyeuient des troupes, ce travail .était suivi par le lieuteuant-colonel Salamon , Fun des secrétaires les plus distingués du j>rince de Weufchâtel.
« D'aprèB les ^tat» twiMifes ipxt Ifàtii6f>i«é ^axèWùë , et le nombre de logettfcrû^ âi»tribàé^ à D^ês^ jfdètrdàlblleè «il mois cpk\ se soût écèi^és dû 8 nbai au 1 5 'bWv^bre f B 1 5 , Tin passige de plus de Mx millions A'tétiràn'gèi^s ë'est elfectué par cett^ ville. Eu évàltatuft l-îiHiiéè à tirèis cfent inflléliôttiinfeSj'c'iBst vingt f6ts îe ïhème ïro'itfme en sîi mbi^, où le iûemB homWié j^elada^l vAi^jl 'jaài*8 .
Ce ffasSag*^ rëfKiWdail; liàc pftiîé d'^bl" à ©rèsàé ;' jamais ie commerce des cartes géo^râ'p1ii^^slî%^'ë si fcd'àaid'iéraMe,
que les dépenses, et les cof&es du trésor public te rident; mais l'empereur est le premier caissier t(i9^ son armée , aussi-bien qu'il en est le premier îatendabt. L'argent arrive partout où il est nécessaire. Napoléon a envoyé à Paris les clefe de ses caves du pavillon Marsan , où sont les caisses dli domaine extraordinaire. Cette réserve , provenant des tributs imposes par nos victoires d'Aus*terlitz, d-Iéna et de Wagram, devient le nerf de notre défense aux jours moms heureux* Après la valeur: de nos soldats, c'çst notre plus puissante reâsource; et tandis que ceux-ci s'efforcent de garantir le territoire, le trésor paMiculier de l'empereur préservera du moins la France de l'épuisement total de sonnuméraire.
I^endant l'arniistîce , la solde de l'armée a été alignée : tous les comptoirs de la Saxe se remplis- . sent de la monnaie de France.
Le3 libraires , les aubergistes , les traiteurs gagnaient beaucoup. Ceux qui se chargeaient des logemens militaires pour le compte des hal>.itans faisaient aussi de grands puofits. On voyait à Dresde des taiijleurs qui ap{>artaient de Paris ou de .§tr^bourg tout' ce qui tiqnt à l'ij^ifor me.. d- officier); des bottiers. fra.nçais , et jusqu'àdes dé^r-otteurs venant des boi'ds de la Seine, et criant sur les ]>or4^.dQ Jl'Elbe '..Circules boites ! (Voir le JRécit de, ce qui s'est pi^$sé. à Dresde en 1 8i 3, par Vin Saxqn, témoip oculaire.}. :. • . .
Dresde présente à la fois le mélange cttrieaic d'une capitale et d'an camp«
Si. l'on jette les yeux sur son enceinte palissadée, sur les retranchemens^ qui ferment l'entrée de ses faubourgs , sur la c^nturè^e redoutes ' qui' l'enveloppe, sur les nombretnc pionniers qui:bouleversent.les jardins d'alentour, enfin sur les camps qui couvrent les collines voisines *^ l'idée du riant s^'our de Dresde disparaît. On ne voit plus qu'une grande place de guerre ; on est au milieu d'une grande armée, et ce concom*s d'hommes à cheval et d'uniformes riches et variés
■ Devant la porte de Freyberg , il y avait un carap
westphalien (sur la rive droite de la Wesseritz) ; .^•.. uii antre destiné aux soldats blessés devant celle de Liebdan ; . . . devant la Porte-Noire , plusieurs autres camps français assis des deux côtés de la Priesnitz , au milieu d'une forêt située enta* les routes de Bautzen et de Radeberg. . . .
Rien de plus gradeux .que la vue du camp westphalien...
Ce camp était' une suite de jardins Ici on avait élevé
une forteresse dé gazon dont les bastions étaiîent couronnés d'bortehsias. Là' était un emplacement converti en platesformes , et en allées^ garnies de fleurs comme le parterre le plue soigné... Un tertre surmonté d'une statue de Pallas... des baraques revêtues de mousses , ornées de guirlande^ de fleurs et de feuilles....
L'aspect du cânip ' frattfçàis était plus imposant; au lieu de tentes , on voyait àé liàngues files de baraques , formég^ # l'aide des arbres ,' ga^ni^ de tnousse, de feuillages et de
qui vont et Yieunent au faubourg de Fréderichstadt y signalent l!einplaceinent du quartier-r géi^èral; niais si les regards se concentrent dans l'intérieur de la ville ^ si Toin suit cette fouie oisive dans les boutiques , xlate les ca£és ^ dans les spèo^ tacles'9 si Von s airéte devant le palais^ mi milieu de cette multitude de gens à livrée et d'éc|uipage& qui entrent et sortent à toute heure , on se reconnaît dans une grande capitale qui n'a pds ceissé d'être la résidence d'une teonr brillaiite efc d'iut roi justement honoré '• .
Tous les matins, l'empereur pas&e lui^néme Ib
gazon... Sur d'autres arbres étaient arborés les drapeaux... Queïques-^UDS formaient des obélisques couverts d'inscriptions, d'aigles , etc.... On ▼ojait sur le plus élevé le bustede rempereur....
Derrière chaque cainpun vaste en]|)lacement était destin né à servir de marché , où, les paysans des environs venaient vendre leurs comestibles, la police du "camp s'opposantà ce qu'aucun marchand pénétrât dans rintérieur, etc., etc.
* Dans ce moment lesprincipaux personnages de la cour de -Saxe sont : le prince Anrtoine ^ frère du roi ) l'épousiç de ce prince, qui est ^archiduchesse d'Autriche, sceur d& l'empereur d'Autriche et tante par alliance de l'empei^jçi^r Napol^n ; le prince Maxinûlien , second frère du rot , et ses sept enfans; la princesse Thérèse , sœur du rot..
Parmi les ministres on distingue le comte Delte^ ,Epsidell, miiiistre du cabinet'; le général Gersdorir^ ministre de I9 guerre; le chancelier comti3.de Nostitis; le'batOud^
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ireVùé des troupeis qui arrivent où (JUî pdftélit '. Aux revues succèdent les audience^ , ensuite tfk promenades, (Jùi ne isôht q«fé la cobtlttttjtibn d«è reconnaissances mîlitârres eiitrepristès a\itôur dfe ï)resde \ Mais la ^lus gï^aride pâttîie dtt tefûtk^ de Napoléon est consacré au travail dii Càbidèt
Frise , grand-chambellan, et le comte George Ensidell
On ne pettt s'empêcher de remarcfuer lalwence du comte Marcolinl, grand-éouyer, qiii voyage en Bohème, et du comte Seùft de Piisac , ancien ambassadenr de Saxe à Paris, qui voyage en Saisse.
' Presque tous les jours, de nouveUés troupes arrivaient de l'intérieur de la France pour compléter T armée.... La seule îikfanterie prouvait Combien il faut peu de tefaips aak Français pour prendre une "tournure militaire. On vitentile autres un régiment dé notivelle créàtio^ passer la revote avec une])issurance et une pre^sse extraordinàfres. Cerégimeût n'avait été formié et réuni qUe depuis le â^ âiai. Le commandant, qui n'était qu*tm chef de bataillon, fut nommé colonel SUr-l6*chàâi|y. (Voir. T.ouvràge dû ina^or saxon d'Odelèbcrfi, téiâoiU O'éttlairfî , t.i', pfaig^.'aog et suiv.)
' La journée se passait de la inanière fàivaTufè : jusqu'à liuït iiiénres du matin , tout était tranqUiUe \ i moins que quelque coûmer ne fôt ètrivé , OU qtic quelqlie aide de camp n'e'u't été appelé inopinément. A neuf faetireé v il y avait lever auquel pouvaient assister ton» cem qtd ayaietit rang de colonel. Les àuté'rités civiles et mliitiairet Idu.pajTs y étaient admises. Les frères et les neveux du r6i de Saxe , les ducs de Weymar et d'Anhalt Dessau y venaient aussi /^elquefois. Après le lever. Napoléon déjeunait ; après le
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C-est alors que l'activité de son esprit échappe à l'horizon dans lequel on le croit renfermé. Sa pensée plane au loin. Non-seulement il s'occupe sans relâche de perfectionner son attitude militaire en Allemagne , mais l'Italie , la France et l'Espagne n'en sont pas moins l'objet de ses soins les plus assidus.
déjeuner la parade.... Napoléon n'avait que cent pas à faire •pour s^y rendre. Quand il arrivait, il mettait pied à terre. Les troupes défilaient devant Ini et le saluaient tcois fois par les cris accoutumés.... Le comte de Loba a recevait les ordres et commandait les évolutions^ dès que la cavalerie avait commencé à défiler, Napoléon rentrait pour trayaiL-
.1er Lorsque Napoléon était rentré au palais, tout était
tranquille jusqu'au soir.... Le dîner n'avait lieu que trèstard , à sept ou huit heures du soir. U dînait souvent seul avec Berthier, à moins qu'il ny eût quelques convives de la famille royale de Saie.... Le soir, plusieurs fois par semaine , il y avait spectacle dans l'orangerie : on avait fait venir dé Paris Fleury, mademoiselle Mars et mademoiselle Bourgoin ; mademoiselle George et Talma y furent aussi appelés. Outre la comédie et la tragédie, il y avait des jours réservBSL pour la troupe italienne de Dresde..,. Les billets d'entréeétaient distribués parlecbmte deTurenne, premier chambeilan. Après dix heures la tranquillité était rétablie... Bonaparte travaillait alors avec ses secrétaires. (Voir ïour vrage du major saxon d'Odeleben, témoin oculaire , tom. i« pag. ao8 et suivi ) ? '