I- m B iS(?û © Q(n
iKic ciini 11 .r a ca-uar cah
six (trop plein) inorl vase a vomi ce qui trop ])lein feu(?)
THADICTIO.N LIBHE.
te L'eau est enfermée en masse par la lave en haut : onze contrées volcaniques seront bieiic'tôt comme un lac, calebasse ouverte et remplie d'eau; le cratère est mort; il a vomi son cr trop plein de . . . . -^
Explication des premier et deuxième compartiments, tableau intermédiaire, folio iv'.
Ce premier conipartinieiit est la suite et le complément du précédent, au folio m*: mais le manuscrit, trop endommagé ici, ne permet pas d'y voir autre chose que quelques traits du caractère ^!¿5 «//-A-áa», le seignein^ du soulèvement, supporté par un signe C{ui paraît être celui-ci ^|, le fer à cheval, dont il a été (piestion plus haut. Voyons ce que nous donne l'image du compartiment suivant, auquel appartient la première inscription de ce tableau. Nous y retrouvons le dieu Mam, si souvent décrit, coiffé comme d'ordinaire du hat ou massue d'eau et de Ïm\ : il est accroupi, roulant soiis les doigts crochus de sa main droite le symbole qui me parait déterminer le grand l>arrage de l'Amazone; ce symbole est composé du caractère ^^ , m, et du redoublement du caractère ^ caben i , pouvant se lire soit m (a) c-a-hau, fr l'eau renfermée, bouleversée, amoncelée, 17 soit m (u) ca-bau , « terre mère qui a amoncelé ou qui est amoncelée.'? La bouche (hi dieu parait comme un cratère vide, et son pendant d'oreille, lettre ^ 0. est accolé à un autre caractère indécis entre ïu et l'a. Voyons maintenant l'inscription.
'' Chven, la calebasse ouverte, descendue peu à peu, chu ou cho ayant encore le sens de lac dans plusieurs des paraît avoir signifié un pays de calebasses, changé en lac. langues du groupe mexico-guatémalien.
Première inscription du tableau intermédiaire, folio iv*.
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uaxac-laliuii liull^'!) >t he-eii can ni li ii //r hc-eii
dix-huit trous sa voie descendue h cônes qui là leur souffle voie ouverte
X — 0 — (• X — / a ca-iKic u - ah - au ii x - a - men
marmite séparée eau trop pleine levé vase d'eau son nord
réel ahbal u u ca-ttac
glace eau tournée son contour trop plein.
TR.\Di;CTION LIBBE.
ff Dix-huit pays se sont abîmés par le moyen de trois brèches ouvertes à l'eau (?) : là sont «quatre cônes, dont le souffle a ouvert la voie qui séparait le grand bassin, trop plein tr d'eau .... il a déversé dans le bassin septentrional l'eau devenue de la glace dont il était rrtrop rempli, i^
Légende du tableau intermédiaire, folio iv*.
be-en lam-at ahhal ez-anah he-en
voie ouverte abîmée dans l'eau eau tournée glacée surface \oie ouverte.
Deuxième inscription du tableau intermédiaire, folio iv*.
Cette inscription est très-différente des inscriplions qui précèdent, car elle se compose de caractères phonétiques divers et d'images symboliques qui ne se répètent qu'un très-petit nombre de fois dans le Mamiscrit Ti'oano. Malgré la difficulté qu'elle présente, je vais essayer de la lire, en appliquant aux symboles les vocables qui me paraissent devoir y correspondre d'après le vocabulaire maya. Le premier de ces symboles est une tête à long col, ntallieureusement en partie effacée, qui porte à la fois un caractère d'oiseau dans le haut et de bète fauve dans la portion inférieure de la bouche: on chrait une tèle d'autruche; sur sa tête se dresse, en guise de crête, le signe ^^, cah, rayon de miel, symbole du soulèvement, qu'on voit fréquemment ainsi sur la tête de l'ara, exprimant l'idée du dieu Kin-Ich-Kak-
Mo, œil du soleil mont de feu. Je lirai donc cette tête mo-ceh, ara et bête fauve, ou mont de l'auti'uclie, qui paraît avoir été le nom du grand volcan, en parliculiei', dans les soulèvements qui suivirent le cataclysme.
mo-ceh bolon cob he ca-han cimi oxhh
mont de fautructie roulé couclies de lave voie qui amoncelé mort 1 3 pays avec 3 monts (?)
cah hul['!) lé cicilancil neii kú lé cicilan iieii he
h cratères lacé tremblement miroir dieu lacé tremblé miroir voie
m i F © Q£3 eau ®
cab-an u ra ti ma-nik be ca-ban
de lave en avant vase qui est le lieu non plus agitée voie qui amoncelé.
TRADUCTION LIBRE
ffLe mont de rautruc]ie(?) est roulé avec ses quatre montagnes; les voies de lave qu'il a ff amoncelées sont sans vie. Treize cônes avec quatre cratères ont enlacé le miroir tremblant et (de l'eau) dans les liens du tremblement de terre; le dieu du grand cratère a enlacé le cf miroir tremblant, voie de la lave amoncelée, bassin du lieu (jui n'est plus agité (?).r
Explication du premier compartiment, tableau intermédiaire du folio v*.
Le génie que Ton voit accroupi dans ce comj)artiment, au corps jaune vermeil, est le dieu Xamen, nom que lui donne la première inscription de la planche iv*, et auquel il répond entièrement par sa couleur jaune, celle de la terre glaise, xam. et par ses attributs; car à sa jambe droite il montre un reste de cothurne, symbole de la terre soulevée ^ hian, et ses ailes sont comme des élytres de scarabée, dont les signes offrent une des variantes du caractère he-eti ^^ , voie abîmée peu à peu; son nez est recourbé comme un bec de perroquet, et de son unique main il semble soutenir une écuelle noire, symbole d'un fond d'eau, surmontée d'un signe qui est de la fumée ou plutôt une partie de cette eau, soulevée par le souille violent qu'il lance de sa bouche. Sur le contour de cette eau, les stries verticales, du même jaune que son corps, sont-elles des signes de l'argile ou de la terre entraînée ou soulevée par le souffle? C'est ce dont je suis encore incertain. Mais
ce qui ne présente aucun doute, c'est que le dieu est sous l'eau, signifiée par son écuelle et par les deux longues mèches de cheveux ou tresses noires qui sortent , comme des cornes, du sommet de sa tête, et entre lesquelles se montrent quelques signes de neige ou de froid. Ce dieu sous l'eau, c'est celui qui symbolisait, au Yucatán, le fond du golfe du Mexique, fond de terre glaise probablement, puisqu'il est resté comme le nom de cette divinité, Xameii, qu'on peut traduire de deux manières xam-en, terre glaise ouverte, descendue peu à peu, ou le fond descendu de terre glaise, cuite ou non, ou bien .m-meii, fondement de l'écoulement ou l'écoulement fait. A l'origine, ce nom paraît, d'ailleurs, avoir désigné plus particulièrement certains dépôts descendus de la cordillère des Andes dans les bassins de l'Orénoque et de l'Amazone. Dans les derniers temps, le dieu Xamen était la personnification du vent du nord, qui soulève si violemment les vagues du golfe du Mexique, et Xam-an-taii, le pays levé au-dessus de la terre glaise, ou la terre glaise soutien de la terre, était et se trouve être encore aujourd'hui le nom du vent du nord; c'est celui qui paraît avoir désigné l'Amérique du Nord et ses hidîitants, les Peaux Rouges, comme leur poterie. Ce nom qu'on doit lire en français chmnan-tan, en anglais shaman-tan, n'aurait-il pas quelque rapport avec les Chamans, ainsi qu'avec la race couschite de Cham ?
Première inscription du tableau intermédiaire, folio v*.
cab-hul {^¡) lé — p be-rii a lé /e" Irolz celi
terre des trois volcans qui ont pelé voie ouverte eau iacéo tète du clievreuil
liii ^ dnm 0) S ^ #
bolon ■ cab be cab-an n - oc hou
roulée, terre de lave voie de lave montée nœud du l)assin d'eau
-1- ' ra/ ffl) c ^ @ a &
uac-hulil) bc ca-ban a non m - v h'
terre d'un cône ouvert (?) voie qui amoncelle le miroir de la terre mère, lacé
C' Je suis obligé de remplacer le premier des liiéro- ouverte par en haut, renfermant la croix blanclie telle glyphes lé par un autre, ayant oublié de le faire fondre. qu'elle est ici. Celui-ci suppjéera pour l'image manquante, sorte de fronde
li ahau où le volcan
a lacé
cictlancil la terre tremblante.
TRAUUCTION LIBRE.
cicilan nen ca
tremblé miroir est là
ff C'est l'endroit des trois issues volcaniques qui ont brisé l'écorce, voie ouverte à l'eau qui ftl'a enlacée doublement. La tête du clievreuil roulée au fond de l'abîme, c'est celle des «quatre montagnes (ou îles?) volcaniques, voie de la lave montée, dont l'entrée est venue ttdu grand bassin; c'est la terre d'un cône volcanique qui a bouleversé le miroir de la «terre mère, qui a enlacé le miroii- tremblant là où est le volcan, où il a enlacé la terre ff treaiblante. r,
Légendo du tableau inlornuVliaire, folio v*.
rhu-en cn-uac niu-iiik iiœii nkhdJ
calebasse ouverte qui trop pleine sans vigueur faite eau à l'ontour.