V. CAUSES DU RATANDEMENT DE NOTRE GLOBE
(48% pitce, cote sapplémentnire. )
Les quatre incidents qui ont retardé le développement des facultés maténiches et rmtelloctuelles de netre globe sont :
4° L'isolement et l'exil du iourbillon en désert céleste, en lieu si éloigné de la région populease de notre univers, que la distance du tourbiilon aux étoiles fixes est presque incommensurable, même ea estimant leur parallnxe à une seconde, ce qui est exagéré. La distance moyeane entre tourbillons dans la région populeuse n’est communément que de sept fois le diamètre de la grande aire. Cet isolement, à le calculer sur la parallaxe d’une secoade, est au moins mille fois plus considérable. I1 en résulte que le tourbillon et ses globes sont faibles d'arômes et de principes erganiques; faibles en arôme, faute de relations vicinales qu'intercepte le désert : car un tourbillon appauvri et vicié en ses arûmes est un mauvais champ qui ne donne que des produits chétifs eu malfaisants dans les trois règnes. De là vient que nos créations soat extrèmemeat dépourvues de bons produits, d'animaux intelligents, bienfaisants et sociétaires, et que les habitants de notre glebe sont faibles de passions et de génie, encroûtés de préjugés, vrais crétins, qui n’ont nulle aptitude à faire, par invention, des progrès dans la carrière sociale, ai à pénétrer les mystères les moins cachés de la nature.
2 La défection de & satellites.— Notre globule ayant été admis fort tard et par urgence dans le tourbillon, et n'ayant pas gravité assez long-temps en ordre cométaire, se trouva lors de son entrée mal raffiné et d'une classe plus grossière que les autres. Son système d’arômes inspira assez de dégoût aux satellites pour entraîner à la défection quatre d’entre eux : Mercure, Junon, Cérès, Pallas, qui se réfugièrent, l'un, en chérubin, au parvis du soleil, les trois autres, en orbite sidéral, dans l’entre-ciel de Jupiter. Leur éloignement et leurs copulations avortées, qui en résuftèrent, ont appaavri la création, fait éctore la plupart des germes en ordre neutre ou inverse (1) et empêché par-là les déve-
(1) Le germe, écios en direci, s'associe à l’homme et l'enrichit, tels sent le Cheval, l'Oranger; — en neutre, ne fait à l’homme ni dommage ni proût ; ità Zèbre, les plantes parasites ; — en inverse, allaque et ruine l’homme : le Tigre, l’Euphorbe; quelques uns méme éclosent en direct et inverse, le Chien et Loup — Chenille — Chrysalide — Papitton. — Passtons, même propriété, éclosent en imverse, qui dennent Civilisation , Barbarie, Sauvagerie....…
loppements qu’une création bienfaisante aurait fournis au mécanisme et au génie social.
3° Le décès de notre cinquième satellite, nommé Phæbé ou la lune, le seul qui nous soit resté. — Il mourut prématurèment. Son système de gravitation dut varier pendant l'agonie. L’astre n'ayant pu être contenu en nef par d’autres satellites, il dériva d'orbite et arriva sur la planète-foyer si brusquement qu’il la foula plusieurs fois dans les périgécs et lui causa un déluge ou extravasation des mers, jusqu'à ce que sa mort eût permis une rectification d'orbite, après laquelle il resta plaqué et privé des trois mouvements de rotation sur axe, nutation d'axe et variation d’écliptique. Le déluge causa une destruction de créatures, qui nécessita une extra-création très-pauvre en produits; elle fut d'autant plus insuffisante à nous faire découvrir les procédés d’harmonie sociétaire , que nous aurions pu découvrir machinalement et depuis long-temps, à l’aide de certains produits de la première création, entre autres des quadrupèdes mineurs, chevaux nains, bœufs pains, etc., tous engloutis par le déluge, sans que les populations postérieures aient pu en faire éclore, réussir aucun germe.
4° La crédulité aux philosophes. — On pouvait en un siècle d'épreuve reconnaître la charlatanerie de leurs sciences, toujours incompatibles avec l'expérience, et produisant des fléaux diamétralement opposés aux biens qu'elles ont promis. Pour leur avoir continué sa confiance, le genre humain a manqué, non-seulement le calcul de l’Attraction ou révélation permanente, mais encore tous les calculs accessoires ou ralliements qui auraient, par des succès partiels, conduit par gradation à l'unité administrative, puis à la mécanique des passions et l'unité passionnelle. Ces accessoires étaient :
Ralliements spéciaux :
4° En métaphysique: |
Le calcul des propriétés de l’amour, développé soit par la licence subite, soit par un affranchissement progressif et corporatif des femmes sur un espace d'épreuve comme une ville.
2° En morale :
Le calcul de la conquête composée, ou emploi de la force et la séduction réunies contradictoirement aux systèmes civilisés dont les meilleurs n’ont jamais opéré que par conquête simple ou forcée.
3° En politique :
Le calcul d'équilibre des 4 fonctions industrielles dont l'une, la distributive ou commerciale, est indépendante et tyrannique, formant au sein de la Civilisation une puissance isolée qui opprime et rançonne les 3 autres fonctions, productive, consommative et administrative.
FRAGMENTS. 121 &° En économie :
Le calcul de l’association progressive dans les fonctions productives, culture, fabrique, et de la concurrence véridique et réductive dans les fonctions parasites et improductives, comme le commerce et autres.
Ralliement général affecté aux quatre sciences :
Le calcul de la vérité supposée ou traitée comme l’inconnue d’une équation et la recherche hypothétique des dispositions nouvelles qu'elle ferait naître dans l’ordre industriel et social elle y était universellement pratiquée.
Tels sont les quatre incidents qui ont retenu notre globe; trois mille ans de trop dans l'ignorance et dans l’hébêtement, dont il va sortir par la très-facile épreuve d’une mécanique de passion sur un petit territoire d'environ une lieue carrée. Cette fondation, si elle était entreprise par un roi même, ou moyenne puissance comme ceux de Bavière ou de Naples, ne lui coûterait pas une obole, de sorte qu'il y gagnerait le trône du monde par un décret.