IE. L'ENTRETIEN
(223° pièce, cote supplémentaire. )
Quelques essais antérieurs à 4808 m’avaient convaincu qu’il règne en France un très-mauvais esprit, une manie de zoîlisme ou détraction acharnée, surtout à Paris, où selon l'observation d'un journaliste (Gaz. de Fr., 25 avr. 1812), on affecte le mépris, l'indifférence pour les talents nationaux , en même temps qu'on professe une admiration niaise pour toute espèce de mérite étranger. Ces travers des Parisiens s'étendent et se communiquent à la France entière par l'effet du monopole littéraire qu’exerce la ville de Paris; elle ane faute de rivalité, ses vices à tout l'Empire. 4 <
Siÿ eusse publié sans précaution ma Théorie de l'attraction , j'aurais eu à redouter un ennemi plus dangereux que le zoïlisme , c’est le plagiat qu'on exerce lestement dans Paris. Je sentis qu’il fallait aviser à quelques ruses de guerre pour jouer ces divers ennemis. J’imaginai de publier la parodie avant la pièce. Tel est le livre des quatre mouvements, livre qui est une mascarade par la violation méthodique des règles, par les communications prématurées et intempestives, et autres bizarreries étudiées. Du reste je n’ai pas une syllabe à en désavouer. Je savais fort bien que tout le contenu des 4"° et 2° parties serait souverainement ridicule aux yeux du lecteur qui n’avait pas comme moi la clé de ces prédictions incompréhensibles ; mais cette mascarade conduisait au but, jouer les plagiaires et zoïles. Comme ce livre sera quelque jour l’acte d'accusation du XIX° siècle et fera classer les beaux-esprits de France à côté de ceux qui excommunièrent et bafouèrent Christophe Colomb, il est à propos d'en dire quelque cites:
Tel brille au second rang qui s’éelipse au premier.
Les Français, si habiles à deviner les énigmes d'enfants, les cha-