PLAN D OPÉRATIONS DE LA TRIBU SÉBRISOPHE EN PREMIÈRE PHASE
La tribu devant entrer en fonctions dès les premiers beaux jours, on commencera dès l'automne précédent à préparer ses jardins, vergers, étables, basses cours, etc. ; on achèvera dans le cours de l'hiver, l’intérieur des appartements, où les 300 sectaires de 47° phase (j'en donnerai plus loin le tableau) devront entrer dès le 47 février, afin de profiter de tous les beaux jours propres à la culture, s’habituer pendant les mauvais temps au soin des étables et à la gestion des ateliers nécessaires comme ceux ou l'on manutentionne les aliments, le bois, le fer, etc., prendre connaissance des magasins d’approvisionnemenr et du mode de gestion.
Dès l'automne on aura dù installer par forme d'avant-garde quelques familles, au moins 450 personnes affectées au soin des fruits en magasin, des caves, des serres et jardins d'hiver, des animaux déjà arrivés, aux plantations qui doivent être faites dès l’autoname. Il est inutile que je décrive le régime social de ce noyau de 150 personnes. C'est un ta-
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bleau réservé à la 2° mineure qui traite de Ja sérigermie et des sérigermes ou sociétés de période 6 412 qui sont sujettes aux lois humaines et ne se meuvent point par pure attraction, parce qu’elles ne peuvent pas former en plein les séries passionnelles.
Nous n’examinons la tribu qu’au moment où elle entre en 4"° phase et s’installe au nombre de 300 , le 4< février. Traitons d'abord de l'objet principal qui est l'industrie. À quelles branches devra-t-on se fixer ? Quelle distribution faudra-t-1l établir dans les travaux pour user sagement du peu de ressources que fournit une tribu de 300 personnes ? elle n’est que le quart du contenu d'une Phalange, et n’a pas le 418 d'intensité attractionnelle. Comment avec si peu de moyens s'élever à la [ ] opération des séries passionnelles ou. équilibrées en con. trastes, en identité, en alternat, puis en gradation générale ? Comment avec cette poignée d'individus tout-à-fait neufs en [ ] soctétaire, établir ce mécanisme d'attraction générale de plein essor des passtons décrit en octave majeure, établir enfin cet enthousiasme universel, tant de la tribu que du monde social qui attendra avec impatience l'issue de cette épreuve d'harmonie ?
D'abord on aura pourvu à ce que les 7ributiens à leur installation trouvent un dégrossissement tout effectué. Du moment où le terrain est acheté et avant mème qu’on n'élève les édifices, la régence des actionnaires doit préparer les travaux qui exigent plusieurs années de préludes. Par exemple, quel intérêt la tribu pourrait-elle apporter à une culture d’asperges s’il fallait faire le semis l’année d'installation ? Il resterait 3 ans à attendre avant de recueillir des asperges ; jusque-là sur quoi rouleraient les intrigues et cabales des groupes d'aspergistes? Ces groupes ne pourraient pas même se former.
Îl en est de même des arbustes, des treilles, des espaliers, etc. Dans ha fondation d’une Tribu, comme dans celle d’une Phalange, le rèle serait mince dans Île cours de la 4"2 année, si les fondateurs n'avaient pas veillé à ce qu'on garnit les jardins pendant qu'on à préparé les édifices. Il faut surtout ne pas oublier de faire transplanter des arbres de 3 ou 3 ans avec la motte de terre enlevée et encaissée dans le transport jusqu’à l'extrémité des radicules, puis soutenir ces faibles arbres par des abris, des irrigations. Si la Tribu, en s'installant, ne trouvait, au lieu d'arbres, que des morceaux de boïs plantés de la veille, on ne voit trop sur quoi reposerait l'intérêt; elle serait réduite à semer des choux et des oignons, et soigner la basse-cour, ou meublier son jardin de pommes de terre, comme Robespierre.
Sans doute ñ est parmi les cultures annuelles quelques objets trèsintéressants, comme le melon ; mais nous avons besoin de former beaucoup de séries, surtout en culture de végétaux ; c’est la branche prin-
cipale d'attraction. Il est donc censé que la Régence y aura pourvu d’avance, et que la Tribu, en s’installant au nombre de 300 sectaires en 4re phase (février et mars), trouvera en suffisance et en âge convenable tous les végétaux qui peuvent l'occuper et dont elle doit former ses ressorts cabalistiques.
Vu la facilité de meubler les serres chaudes et fratches, on devra
donner une très-grande extension à cette branche. Elle suppléera au défaut de quelques autres qu’il ne sera pas possible d'étendre suffisamment dans le cours des 1"° et 2° années. Ainsi l’orangerie, comme tout ce qui tient aux serres, devra recéler un contenu adapté à 4200 personnes, quoique la Tribu ne doive s'élever progressivement qu'à 600, et se limiter, au début, à 300, sauf les cohortes de mercenaires adjoints.
Il faudra s'attacher aux branches d'industrie qui peuvent produire facilement quelques prodiges d'harmonie sériaire, et jeter les Civilisés dans la stupéfaction et la honte de leur incohérence. Il faudra organiser, avec le plus grand faste, les travaux qui peuvent créer et intriguer des séries binoctaviennes, ou séries mesurées de 3° puissance. On a vu (touche 8° majeure) que cette espèce de série est formée de 32, soit 35 groupes, modulant par double clavier :
Savoir : 42 groupes de gamme majeure........, 42 groupes de gamme mineure.........
& groupes d'ordre ambigu........ so k groupes de sous-pivot. ........,. .
3 groupes de foyer.............. RE
TOUsssisusstshenadssess 0 groupes.
dont on peut pousser la série à 38 ou 40, au moyen des compléments. J'indique par aperçu 7 de ces séries qu'on peut espérer de former d'emblée en binoctavie ; ce sont :
4° La fruiterie, ou conservation des fruits (1).
29 La culture des fleurs.
3° Celle des arbres fruitiers.
&° Celle des légumes et hortologes.
5° Celle des serres chaudes et fratches.
(4) Objectera-t-on que la Tribu n’aura pas de fruits à conserver avant quelques années ? Elle en aura dès son début, car, en se plaçant à portée d'une capitale bien pourvue, comme Paris, elle achètera, dès la 4e année, une très-grande quantité de fruits, et garnira pleinement ses fruitiers, munis de tout l’attirail nécessaire pour la conservation des fruits; elle pourra, l’année suivante, en mars et avril, prodiguer les richesses de l’automne.
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6° Le soin des étables.
7° Le soin des basses-cours.
Ces fonctions passionneront à peu près tout le monde, et au moins
les 314 des sociétaires, pourvu qu’elles soient gérées fastueusement.
S'agit-il de la basse-cour, il faut qu’elle soit splendide, comme aujourd’hui les appartements de nos grands. Sans doute le luxe d’un colombier ou poulailler ne doit pas se composer de festons et astragales, mais il est d'autres genres d'ornements applicables à l'intérieur d’un vaste colombier, et qui doivent concourir, avec la beauté des espèces, à passionner les gens indiflérents.
J'admirais un jour, dans une basse-cour très-sale, comme elles le sont en France, une douzaine de poules huppées, et d'énorme grosseur, et le coq assorti. Un étranger s’extasiait sur cette superbe collection, et s’amusait à jeter du pain à ces volailles. Je lüi dis : Vous êtes donc un amateur de poules? — Non, répondit-il, je n’y fais jamais attention ; mais celles-là sont si magnifiques ! Si j'avais ce troupeau-là, j'en aurais bien soin ; ce serait mon amusement !
C'est ainsi qu'il suffit souvent d'un seul des 3 luxes d'industrie pour passionner l’homme indifférent. Que sera-ce donc si on les suppose réunis tous trois, comme ils le seront dans la Tribu, luxe d'espèces, luxe d’étables, et luxe des sectaires ; et si à ces 3 luxes on ajoute les intrigues et rivalités que produit une série bien contrastée et graduée, on concevra que le soin des basses-cours doive passionner au moins les 314 de la Tribu, d'autant mieux que chacun peut ne s'attacher qu’à une seule espèce, qu’à une variété d'une espèce, et ne figurer, dans les travaux, qu'aux séances qui pourront lui convenir.
Les 7 travaux que je viens de nommer exerceront une attraction assez générale pour comporter la série binoctavienne à double clavier et 35 groupes, d'où l’on tire de magnifiques accords, par les oppositions régulières des passions. À n’estimer les groupes qu'au terme moyen de 8 sectaires , 1l faudrait 280 personnes, et à 7 sectaires, 245 seulement. Une Tribu de 300 peut bien fournir ce nombre de 246 sectaires dans quelques fonctions très-attrayantes comme celles que je viens de citer.
Personne ne contestera que sur une masse de 300 individus de tout âge. on n'en puisse trouver 245 qui se plaisent à soigner quelque fleur, surlout dans le cas où cette culture serait étayée des 3 luxes et bornée à quelques séances joyeuses-et cabalistiques. Je ne dis pas que sur 300, dont quelques bambins et vieillards, on en trouverait 245 passionnés pour une même fleur, mais seulement pour quelqu'une des fleurs connues ef qu'on cultiverait concurremment au moyen de 35 groupes contrastés et gradués.
Comme un individu peut étre membre de 3 ou &, et même 5 ou 6 de
ces groupes, on n’a pas besoin à la rigueur du nombre de 245 sectaires pour former les 35 groupes. Lucas a travaillé dès les 5 heures du matin avec le groupe des tulipes, qui termine sa séance à 6 heures et demie ; Lucas peut ensuite figurer dans le groupe des tubéreuses, qui s’assemhle de 6 et demie à 8 heures ; 1l se peut que 3 des sectaires de la tulipe figurent comme Lucas au groupe de la tubéreuse et de beaucoup d'autres fleurs, car un fleuriste ne se passionne guère pour une seule.
Ajoutons que les monogynes, qui sont les caractères les plus nombreux, s’effraient peu de l’uniformité d’occupations ; ainsi Lucas, après avoir fait deux séances en groupes de fleurs de 5 à 8 heures du matin, pe craindra pas de figurer dans un 3° et de se joindre après déjeuner au groupe de l’hortensia, qui s’assemble de 8 et demie à 10 et demie, et peut-être à un 4° groupe de fleurs dans l’après-ditner. En supputant ces emplois triples et quadruples, on trouvera que 35 groupes au terme moyen de 7, exigeant 245 sectaires, peuvent s'organiser avec 150 seulement. Or, il est indubitable qu’au moyen des 3 luxes et des leviers eabalistiques de série, on passionnera très-facilement une moitié de la tribu et même plus pour les 7 travaux indiqués plus haut, et peut-être pour un plus grand nombre ; car j'ai cité ceux qui passionnent déjà la multitude en Civilisation, et je n’ai pas fait mention de certains autres, comme la cuisine, travail qui, très-fastidieux aujourd'hui, plaît généralement en Harmonie par l'effet des dispositions décrites au traité des séries.
Nous pourrons donc en je binoctaviennes compter non pas sur 7, mais sur une octave complète, savoir: 12 de gamme et1 ou 2 de foyer, dont celle des caractères. Ce développement nous donnera déjà des accords passio nnels si sublimes, que leur aspect suffira pour abasourdir la Civilisation ; elle sera stupéfaite plus encore de l’utilité des discords que de l'éclat des accords; dès ce moment, ses coryphées mêmes proclameront la clôture des folies philosophiques et la fin du règne da mensonge, la chute prochaine des lois des hommes et de l’impiété. Les philosophes, dans l'excès de leur confusion, ordonneront eux-mêmes qu’on livre aux flammes tout écrit qui contient une seule ligne de satire sur le plus savant œuvre de Dieu, sur les passions.
La Tribu devra autant que possible élaguer les fonctions qui donneraient moins d’une série monoctavienne à 12 grou pes et le pivot. J’excepte celles de hauts emplois comme bureau de correspondance, qui pourra bien être limité à 3 groupes, mais dans l’industrie, il faudra préférer les branches susceptibles de passionner et mettre aux prises au moins 42 groupes et un plus grand nombre.
Je ne prétends pas qu'il faille proscrire les petites séries de 5, 7 et 9 groupes; elles seront même utiles pour la progression, et il y aurait
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des lacuncs dans le mécanisme général si l'on v'y faisait pes intervenir quelques-unes de ees petites séries soins féconées en aceonds. On à va que le Simple devient précieux en relais du Composé; de même aussi les accerds subelternes sont nécessaires en système général comme relais des transcendaats, l'harmonie étant ennemie de l'uniformité et inséparable de la progression.
Il est bon de se ressouvenir ici de ce qui a été dit en 3° Touche majeure sur les Accords de groupes élo ignés, les Discords de contigus et l'Unité fondée sur l'influence des Discords comme sur celle des Accords, et reposant principalement sur les contrastes dans les 13 groupes de nuassces doucæs ou d'octave mineure et les 12 groupes de muances fortes ou d'octave majeure. L'aspect de ces belles manœuvres passionnelles, où l’on utilise toutes les passions saes en réprimer aucune, couvrira de honte les théories philosophiques, tellement ignorantes sur les emplois des discords et des contrastes, qu'elles veulent rendre les hommes tous frères, tous républicains, tous uuis d'opinion. Lorsqu'on verra le noyau d'harmonie, la faible Tribu, se soutenir par d'innombrables discords et par toutes les dispositions opposées aux préceptes de la philosophie, le siècle sera frappé d'une telle honte, qu'après 3 mois d'exercice passionnel de la Tribu, il ne restera pas le moindre doute sur la débâcle inévitable de la Civilisation, sur la folie des sciences qui ont cru que l'industrie devait être gérée par des incohérents et que les hommes devaient s'armer centre leurs passions, ou, en d'autres termes, s’armer contre Dieu, qui en est créateur et distributeur, et qui, à moins d'être absurde, n'aurait pas pu leur donner des propriétés contraires à l'harmonie générale.
En admettant que la faible tribu de 300 personnes, ou Tribu de 4re phase, puisse se former une 50e, 60°,70° de sectes [ou séries], le 6°ou 8° du nombre qu'en comporte la Phalange, nous aurons pour ces sectes la proportion suivante, approximativement donnée :
7 séries Binoctaviennes, 3° puissance, 35 ee. 43 42 séries Libres de 15 à 30 groupes . . . . 20 16 séries Octaviennes, 2* puissance , 44 groupes . 25 45 séries Subalternes au-dessous de 12 groupes. . 40
Quoique cette manœuvre soit bien limitée en comparaison de celle d’une phalange comportant 405 sectes dont plusieurs Trinoctaviennes à 434 groupes distribués sur 8 octaves, nous aurons encore ici d'amples moyens pour frapper de stupeur la Civilisation et la Philosophie, et si les fondateurs de la Tribu veulent bien mettre à profit leurs faibles ressources, bien se garantir des préjugés qui entraveraient le jeu des séries, ils sont assurés de renverser du premier choc la Civilisation.
‘]l faut donc s'occuper des dispositions à faire pour tirer parti du petit nombre de 300 sectaires, auquel la Tribu est réduite en 4"° phase, et marcher avec ce faible noyau à la conquête du monde.
Persuadons-nous bien que le but de la Tribu n’est pas de faire une opération mercantile, gagner de l'argent, rendre à ses actionnaires 400 pour 0/0 de dividende. Elle le pourrait, elle en aurait cent moyens que je ne daigne pas écrire ; elle ne doit tendre qu’à un but, qui n'est pas de conquérir l'or, mais les esprits et les cœurs; elle doit aspirer aux victoires passionnelles et non pas aux victoires mercantiles. Si ce faible germe d'harmonie veut suivre la marche que je vais lui tracer pour ses opérations, il verra, au terme de sa première campagne, les grands, les sybarites, les monarques même, à ses pieds et lui offrant des trésors pour être admis à remplacer les sectaires habituels. On leur répondra: a Nous ne voulons pas seulement gagner des trésors, mais conquérir le monde. » On refusera ces illustres solliciteurs, parce qu'un sociétaire neuf et non intrigué ne conviendrait nullement pour remplacer un s0ciétaire déjà intrigué et équilibré en passionnel. Un remplaçant , avec les meilleures intentions, perdrait 2 ou 3 mois en fausses manœuvres par l'influence des préjugés civilisés, dont il ne pourrait pas se défaire avant d’avoir formé ses intrigues de séries, et celui qui arriverait avec ces préjugés au moment où les travaux champêtres touchent à leur fin D'aurait plus aucune aptitude à passer le premier hiver, époque bien critique sous le rapport des calmes passionnels qui seront inévitables pour la première année.
Pensera-t-on que la Tribu devrait s'organiser de manière à débuter avec 400, et se former, au bout de l’automne, en Tribu complète à 700 ? Cela serait facile sans doute si les édifices et plantations étaient disposés en conséquence ; mais, dans ce cas, il vaudrait encore mieux débuter franchement avec le nombre de 500 pour s'élever à 800 en &° phase, et puisque nous spéculons sur une limite de 400, qui est la moindre en début de Sérisophie, restreignons nos calculs à ce nombre et étudions les moyens de le faire valoir, puisqu'il peut, si la manœuvre est sagement drigée, suflire à déterminer la chute de la Civilisation et le concert des monarques et des peuples à fonder l'harmonie universelle. Quand nous saurons opérer attractionnellement sur une donnée de 300, 47e phase, 400, 2 phase; 500, 3° phase; 600, 4° phase, nous saurons d'autant mieux moduler sur un accroissement de 400 ou 200 par phase. sauf la masse de capital nécessaire. Dans ce cas, qui peut le moins peut le plus; mais nous devons prudemment spéculer sur le minimum de capitaux et de moyens.
Ii faut se garder d’objecter contre les instructions que je vais donner, les habitudes et préventions du monde civilisé. Des soldats de recrue,
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comme sont tous mes lecteurs en manœuvre d’harmonie passionnelle, doivent-ils opposer leurs craintes aux plans d’un général expérimenté ? ils ne doivent qu'obéir et espérer. La veille de la bataille d’Austerlitz, les troupes françaises étaient inquiètes ; les maréchaux disaient à Napoléon : L’ennemi est bien nombreux, nous sommes cernés. Il leur répon. dit : Soyez tranquilles, cette armée est à moi, et demain tout sera fini de bonne heure. Le lendemain, sa victoire était complète à midi. Sa réserve de 20 bataillons de grenadiers n’avait pas même donné. Telle sera Ja victoire de la petite Tribu débutant avec 300 sectaires. Si elle veut suivre exactement le plan que je vais lui tracer, on peut lui pronostiquer que toul seru fini de bonne heure, et que, entrant en exercice au printemps, elle aura dès le milieu de l’été fait capituler à discrétion la pétaudière civilisée.
À quoi se réduit la force réelle de cette société qui s'arroge le titre de politique ? Existe-t-il de la politique là où il n’y a point d'Unité, et peut-on voir dans tout le système civilisé autre chose que la duplicité d'action , des pauvres soulevés contre les riches, des valets ligués contre les maîtres, des jeunes gens ligués contre les vieillards, des épouses contre les époux ? Un tel ordre n’est-il pas celui d'un général qui divise ses forces devant l'ennemi, comme François Ier à Pavie? Telle est la sagesse politique de la Civilisation; il faut bien lui opposer la tactique d'Unité. C’est le coup de partie qu’il faut préparer dès le début, sans s'arrêter à quelques raiileries qui ne manqueront pas d’assaillir les fondateurs ; mais en pareil débat rit bien qui rit le dernier. On attendra les plaisants au dénouement, à l’époque où la tribu exercée par une | ] en 4"e et 2e phases, en viendra au bout de cinq mois à démasquer ses batteries et moduler de pleine unité sur toutes cardinales à son entrée en 3° phase. Dès qu’on aura atteint ce but , et ce sera dans le cours de juillet, la tribu fera l'effet d’une Méduse, et la Civilisation sera si pétrifiée qu’on ne pourra pas même tirer vanité de son anéantissement.