‹ Manuscrits de l'ancienne abbaye de saint Julien, à BrioudeChapitre 31 sur 36 · II · texte numérisé non relu

II

« Tu te souviens , reprit-il alors , ô très « glorieux Pépin , en quelle manière tu ce m'adressas , malgré moi , vers le pape de « Rome, Sergius , afin qu'il me revêtît de rt son autorité apostolique , eonune prédi- « cateur de la religion du Christ aux nations « idolâtres. Il me fut bien doux de contem- « pler de près la splendeur de ce siège de «Rome, qui s'élève si haut par -dessus et tous les autres , et d'où partent tant de « consolations pour les fidèles. Mon ame se « réjouit vivement quand je me pus proses terner sur le sépulcre des bienheureux « apôtres Pierre et Paul : et muni de la béné- « diction du vénérable Pontife, je me retirai « bien plus puissant en œuvres , qu'hum- «ble serviteur de l'autel , je ne l'avais été « auparavant. Mes pas m'ayant ramené dans « les Gaules , je trouvai en la colonie d'A- « grippine les pieux Wulframn , Ursmar , « Rudbert j Evermar, et d'autres que la fer- « veur de leur zèle avait fait mes coihpaf< gnons , et auxquels p donnai les eulogies " dont m'avait chargé pour eux le vénérable « Sergius. Quelque temps nous voyageâmes

« ensemble, rencontrant des peuples tièdes ce dans la foi, mais non pourtant souillés 'f tout-à-fait des impuretés de l'idolâtrie.

<c Ce fut dans le bois des Ardennes que « s'offrirent à nous les premières traces du « monstre que nous allions combattre.

« Hélas ! nous reconnûmes les lieux que le <c bienheureux Remanie avait jadis parcou- « rus avec ses prédications : nous vîmes « cette fontaine qu'il purifia des souillures « païennes en la faisant rentrer au sein de «la terre , et qu'ensuite en fit sortir de re- « chef au grand étonnement des peuples.

« Mais , hormis cette chose , nous ne retrou- « vâmes plus l'œuvre de ses mains. Ces « pierres immondes , sur lesquelles étaient « gravés des signes profanes, ces Svtalues « de Diane et d'autres semblables démons « avaient reparu ; les oratoires qu'avait « bâtis te saint homme étaient couchés dans w la poussière : Ifcs cœurs étaient rentrés »< dans les ténèbres par la négligence ou la « peur de ceux qui eussent dû travailler à <t y conserver la lumière. Par la grâce du « Sauveur, nos prédications furent promp-

« se livrer aux immondes pratiques de leur « ancienne idolâtrie. Quelques âmes restées « fidèles à notre sainte foi , mais d'un coûte rage timide , me détournèrent d'exposer « ma vie à la brutalité d'hommes plus fé- « roces que les bétes mêmes d.e ces bois.

« Mais, avide des palmes du martyre, et me « confiant au Dieu que j'allais prêcher, j'ente fonçai mes pas au plus profond de cette « région sauvage. Si je vous disais , mes « frères , que par la vertu de la sainte croix, «< les ours apprivoisés accouraient en foule « pour lécher mes pieds , que le loup M retenait à ma vue ses hurlements ; que « dans chaque bourg le toucher de mes « mains ou la parole de ma bouche guéris- « sait tous les malades ; que je rendis même « à la vie le père défunt d'un homme « qui avait cru ; qu'enfin mon corps s'est «c abstenu de toute nourriture par-delà le ce temps que jeûna Notre -Seigneur dans le « désert, quelqu'un d'entre vous s'écrie- « rait peut-être : Voilà que Willibrod « s'exalte lui-même par des discours de « mensonge. Or , je vous le déclare une fois

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« et encore une autrefois, je ne dis pointées V choses afin de me glorifier devant vous ; « et si Dieu m'a accordé le don d'un miracle « plus grand encore, ainsi que je vous le vais « raconter , c'est à Dieu que je vous com- « mande d'en rapporter la toute gloire. J'a- « vais passé le fleuve de l'Unstrutt , laisse sant derrière moi plusieurs bourgs rame- « nés à la parole de l'Evangile : je m'avan- « cais du côté de l'orient, étant informé « que là se rencontraient des tribus auxw quelles n'était arrivé jamais le nom du « Christ. Après six journées de marche , « où ne s'offrirent à moi que de vastes soli- « tudes, j'entrai en un grand bois, d'une « épaisseur telle , qu'au milieu du jour les « ténèbres y étaient égales à celles^ de la « nuit. Bientôt je crus entendre le bruit « d'eaux tombantes, puis celui de quelques « voix humaines , vers lequel je m'appro- « chai. C'était une tribu entière de ces « hommes sauvages , qui , selon leur cou- « tume, à l'endroit le plus reculé du bois , « sur le bord d'un torrent, célébraient « leur culte d'impiété. Qu'ils sont affreux ,

« ô mon Dieu , les rites de l'idolâtrie ! Et « que fut juste en Israël la vengeance du « prêtre Phinée sur les adultères! Mes c( membres tremblent encore au souvenir « de ce que virent alors mes yeux. Au-des- « sous d'un grand chêne , plusieurs pierres « étaient éparses , sur lesquelles siégeaient « deux ignobles femmes , en l'appareil hi- « deux de sorcières, ainsi que des vieil- « lards à la barbe blanche et à l'œil sangui- « naire. En face d'eux, au milieu d'un des « carrefours de la forêt , s'élevait une in- « forrae statue de je ne sais quel démon , « gigantesque en sataille ; un jeune homme^ « Slave de nation , tombé par la guerre aux « mains de ces peuples de Thuringe , était « attaché de liens , destiné à être frappé du « couteau, et dont le sang se devait recueil- « lir dans un vase d'airain. A l'entour était « répandue une multitude considérable, « tous la bouche béante et les regards fixes, « en attente du sacrifice. Ma crainte fut « profonde, je l'avoue, à la première vue de ce toutes ces choses , et je sentis fléchir sous w moi mes genoux. Mais je me remis en mé-

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« moire ces mots du Psalmiste * : Que « tous ceux-là soient confondus qui adorent « des ouvrages de sculpture , et qui se glo- « rifient dans les idoles; et je m'avançai ce hardiment parmi tous les apprêts de leur « sacrifice I leur deI^andant à haute voix « qu'ils eussent à me mettre en la place du « jeune captif. Un moment ils demeurèrent « surpris : puis , comme des hurlements de « fureur commençaient à retentir , à cause « que j'avais troublé leurs rites impies, et <c que déjà leurs femmes s'avançaient vers « moi roulant des yeux menaçants : Ecou- « tez-moi , leur criai-je d'une voix qui sur- « montait toutes leurs clameurs , Dieu don- « nant sans doute à mes poumons une force « surnaturelle; écoutez-moi, peuples, vous « m'allez mettre à mort, et ce sera pour « honorer cette statue que vous nommez « votre dieu. Eh bien ! sachez tous que ce « n'est point un dieu , que c'est seulement « une effigie de mensonge , un simulacre « mort, sans vertu et sans puissance. Le

' Ps. 96, V. 7.

« vrai Dieu , le Dieu vivant, le Dieu de Tu- « nivers , le voilà ( et en même temps je « tirai le crucifix de dessous ma robe ) ; le « voilà, et que chacun se prosterne, comme « moi, devant lui; » et étant tombé à genoux tandis qu'ils demeuraient tous immobiles :

« Vous refusez de l'adorer , m'écriai - je w en un ton plus redoutable encore, vous « ne voulez pas plier vos superbes genoux !

« Que mon Dieu vous enseigne donclui- « même qu'il est tout-puissant, et que^ « suivant les paroles de son prophète , « les dieux qui n'ont point fait le ciel ce et la terre doivent périr sous le ciel, « et être exterminés de la terre '. ^> Ayant y « dit ces mots , j'adressai au Seigneur

« une courte et fervente oraison , le sup- « pliant qu'il se manifestât par quelque si- « gne éclatant à ces enfants d'incrédulité.

« Aussitôt vous eussiez entendu un bruit « ejŒrayant agiter la forêt, les arbres trenr- « bler de leurs cimes j usqu 'en leurs racines , tt et s'entrechoquer les uns les autres : puis

^ ' Jérémie, chap. x, v. a.

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« cette idole , k la taille immense , s'écrou- « 1er , et frapper en tombant celle de leurs « femmes de qui la main s'était levée pour « accomplir le sacrifice. Après quoi lebruit ce cessa tout soudainement : je les vis tous « plongés alors en une stupeur immobile ; «< moi-même étant étonné, et n'attendant ce pas qu'un tel miracle fût opéré par le Sei- « gneur pour confirmer sa vérité que je pu- « bliais. Cependant je recommençai déparée 1er : <e Adorerez - vous maintenant mpn « Dieu qui a confondu ainsi votre idole? Et <e faudra-t-il que je lui dise de vous frapper « tous de son foudre , comme il a fait de <e votre sorcière impure ? » Je n'eus pas <e soin de parler davantage, et un naême « mouvement les ayant fait tous tomber sur « leurs genoux , ils implorèrent leur par- « don , et demandèrent à croire au Dieu « puissant. Leur nombre était de six cents «e environ^ : tous je les baptisai en ce même ce torrent qu'ils avaient consacré à leur « culte idolâtre , et dont je purifiai les eaux « au nom de la très sainte Trinité. Trois « mois durant, je restai parmi eux , afin de

« confirmer leur foi par la connaissance de « la parole céleste; j'édifiai dans leurs focc rets plusieurs oratoires; j'ordonnai deux « d'entre eux prêtres de Jésus-Christ; et « en ce jour y ces mêmes peuples seraient « trouvés plus assidus à marquer leur front « du signe de la croix , à réciter les saintes « paroles de la prière , à entendre-le service « divin , que d'autres chrétiens qui les ont ce précédés de loin dans le sein de l'Eglise. « C'est en cette manière, très illustre « Pépin , que j'ai rempli tes volontés sur « les peuples idolâtres , et ainsi t'apporté- « je la nouvelle que tu m'as demandée de « l'ouvrage qui a été fait par mes mains. Ce « qui s'est accompli par mes pieux compa- « gnons depuis que j'ai été séparé d'eux , je « l'ignore. Toutefois on m'a raconté qu'E- « vermar a été glorifié par les palmes du « martyre : bien qu'il me fût affectionné « selon la terre , le Seigneur en soit loué ! « Notre frère l'évêque de Sens , suivant ce « que j'ai entendu, n'a pu recueillir nulle « moisson au pays de Frise , et le duc Rad^ « bod siège , encore païen, en ce plaid.

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« aveuglement et confusion ! quoi^ chef suit perbe, deux prêtres du Seigneur sont allés « te visiter tour à tour , et tu les a rejetés î « tu t'es élancé vers tes faux dieux , hors i< du saint baptistère ! tu as choisi d'aller « brûler en enfer, pour y rencontrer les « âmes damnées de tes pères ! Mais que la « corne de ton orgueil ne s'exalte pas trop « haut : car , sache-le , en vérité , le minis- « tre de Jésus-Christ sera plus opiniâtre que « toi. Oui , duc Radbod , tu me reverras « parmi les tiens ; tu entendras , malgré «toi, de tes oreilles, la parole de vie; les « menaces du fer et du feu n'écarteront « pas de tes terres le soldat de la foi , et ton « front superbe s'abaissera à la fin pour re- « cevoir l'eau du salut. Non, non , chef des « Frisiens, tu ne m'échapperas pas , je te le « dis et te le redis ; etalors, comme il est an- « nonce, la religion du Christ victorieuse « égalera le cours du soleil. Amen. »

Durant ces derniers mots, tous les regards s'étaient tournés vers le duc Radbod, qui, comprenant trop peu la langue romaine, ne savait ce que lui voulaient les

discours de Tévéque , non plus que les yeux de l'assemblée. Et comme Grimald lui eut enseigné ce qu'avait dit Willibrod , il se prit à sourire en une dédaigneuse façon d'indifférence , avec un signe de tête qui marquait que le saint homme se trompait. Mais bien autres furent les sentiments du reste des assistants : chacun était ému d'admiration et de respect pour une piété si fervente et une si merveilleuse force d'éloquence. On se demandait si jamais des paroles semblables étaient sorties de la bouche d'un homme , et si tel n'avait pas été autrefois le langage des apôtres.

Combien eussent désiré de se trouver en la place du duc Pépin , alors qu'il embrassa le vénérable évêque , et se prosterna devant lui pour recevoir sa bénédiction ! Beaucoup de laïques , peu soigneux jusqu'alors des choses du ciel, méditèrent en cet instant là des pensées de conversion ; comme aussi plusieurs clercs, enflammés d'une immense ardeur de suivre la trace du glorieux prédicateur , décidèrent qu'ils iraient désormais porter l'Evangile aux infidèles. Enfin il se

passa un long intervalle de temps , durant lequel toutes les âmes donnèrent le cours à leurs émotions , sans qu'on pût revenir aux affaires publiques qui restaient pour occuper cette journée.

Cependant , le silence ayant été rétabli , parurent les députés des nations alliées ou tributaires du royaume des Francs. Ceux des Slaves , des Vénèdes et des Huns apportaient au duc Pépin quelques présents en signe d'amitié, et ils en reçurent d'autres non moins magnifiques. Waning , de la race illustre des Agilolfingues , envoyé par Hucb/ert, duc des Bajoares, offrit deux cents pièces d'or et cent chevaux , qui étaient le tribut de sa nation. Baldéric , le nouveau comte des Thuringiens, établi par Pépin en la place de Bertoald , père de Chlodsinde, se vint présenter lui-même , paya le nombre de bœufs et de vaches qui lui était imposé , et reçut avis qy'il eût à veiller à ce que ses peuples ne retombassent plus en leurs damnables idolâtries. Ce fut alors le tour de Radbod , et tous le connaissant haut et superbe de cœur , étaient curieux de

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voir en quelle façon il se viendrait acquit^ ter d'un tel acte de soumission. Mais Pepih commença lui-même de l'interroger : « Duc « des Frisiens , lui dit-il , te confesses-tu « tributaire , toi et ton peuple , du royaume « des Francs? — Du roi des Francs , répon- « dit Radbod avec un rire d'insolence; oui:

« léger ^era le tribut. — Et ce tribut , re- « prit le duc Pépin , sera-t-il de troupeaux « ou d'argent? — Que paies-tu à Childe- « bert, toi , Pépin > comme duc des Austra- « siens ? — Te veux - tu jouer de nous , <c Radbod ? Souviens-toi mieux de ta condi- « tion de vaincu. » Et Radbod continuant de railler : « Ce n'est point ici que je l'ou- « blierai , depuis quatre jours que je « m'ennuie à entendre toi et tes prêtres.

« Mais écoule ceci, quiserasérieux. Atoije « ne te doiç rien , puisque je donne ma fille « à ton fils, et que je la livre à ton Dieu.

« Quant à celui-ci (en montrant Childebert), « il est hôte trop libéral pour ne me point M tenir quitte du tribut en cette année.

« — Mais le paieras-tu l'année prochaine ?

« — Bien des choses se • feront en douze

« lunes , et mes forêts me porteront conce seil.MaiS; à ce propos, toi, Grimald, « que donneras-tu à ma fille ? — * Ce ne « sont point là> reprit Pépin en un air « d'impatience , affaires qui regardent le <c royaume des Francs , et entre nous nous « les saurons traiter. Parle seulement ici « du tribut, — Eh bien ! s'écria fièrement « Radbod , puisqu'il te faut une réponse , « entends la mienne, aussi libre que si je la ce faisais aux bords du Alein. Je ne suis « point venu ici comme tributaire , mais « comme allié , et otage sur ta foi. S'il y a « tribut à te payer , quelqu'un de mon peu- « pie sera bon pour ' t'en entretenir , non « Radbod. Que ces discours cessent, ou je « quitte ton pkid comme j'ai quitté la cuve « d'eau de tes prêtres. J^ ne fais point ce « que n'eût fait nul de mes aïeux. » Et ayant dit ces hautaines paroles , il se rassit. Pépin , doué comme il l'était d'un esprit rusé , s'a.bstint de tout discours qui eût ému quelque scandale, et détournant ailleurs l'attention des peuples : « Tous nos tribu- «. taires se sont ici présentés , dit-il , hormis ". 24.

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<( les Allemands. Nous ne souiFrirons pas « quHls méprisent notre domination , et ce o sera chez eux que tout à l'heure nous « irons porter la guerre. Hommes Francs , « ceci vous plaît-il? Consentez* vous à me « suivre contre les Allemands ? » Tons répondirent en poussant leur cri de guerre , qui retentit au loin avec un fracas épouvantable. Alors le duc Pépin reprit son discours : (f Comme notre Dieu veut être ap- « pelé le Dieu des batailles ^ et que toutes « armes sont faibles sans son assistance, « nous demanderons que quelques saints n prêtres nous veuillent accompagner en « notre expédition / afin de soumettre <« à la foi du Christ ceux que nos épées « auront domptés. Car ainsi doit-il être de « toutes nos guerres contre les peufdes « païens , afin que Id Seigneur les regarde « d'un œil favorable. Vous cependant , do(*s « et comtes 9 que nous laissons en notre « absence pour maintenir la paix et faire « fleurir la justice , veillez à ce que ne se « commettent nulles choses honteuses pour '< le royaume (ïes Francs. Que les biens des

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« églises et des monastères soient respectés, tt que les veuves et lés enfants délaissés w soient couverts de votre tutelle , et que le « rapt ne s'exerce pas contînt les servantes «du Christ. Voilà ce qu'ordonne le roi ce Childebert. Vous , hommes de guerre , ff je vous attends tous ce soir en un festin y « et à la trentième ntiit qtii doit sUivtie , « dans les murs de Worms , avec vos armes R et vos provisions pour une campagne. »

Ajant ainsi dit , il se leva , et les pt^kts, auSsi-'bien que les nobles hommes et les seigneurs, s'empressèrent en eortége autour de lui , pendant que le vulgaire des Fraiics, joyeux de la guerre prochaine ^ remplis* saient l'aii^ de leurs chansons de bataillé > qui ressemblaient moins aux sons de k voix humaine qu'à des mugissements de taureaux', ou au bruit des flots de la mer, venant battre le rivage en une nuit de tem^ pête.

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