LES ASCENDANTS DE MARAT
On aime à être renseigné sur les mères des grands hommes, pour la pai-t qu'elles ont pu avoir à la formation de leur caractère.
Tout ce qu'on sait de la mère de Marat, c'est qu'elle était dos environs de Genève, et qu'elle s'appelait Louise Cabrol, un nom d'origine française. Elle était, présume-t-on, issue de protestants français réfugiés en Suisse.
Son père, fils do David Cabrol, de Castres en Languedoc, exerçait la profession de perruquier. Il avait été reçu habitant de Genève le 15 octobre 1723. De juillet 17*25 à juin I73^i, il eut six enfants de sa femme, Pauline-Catherine Molinier, fille de Bernard Molinier, perruquier comme lui; il Pavait épousée le i!l octobre 1723. Bernard ^lolinier, comme son gendre, était un réfugié français, qui était venu se fixer ^ Genève pour raison de relip^iour
Louise Cabrol n'avait que seize ans, quand elle épousa Jean Mara, fils d'Antoine Mara, de Gagliari, en Sardaigne.
Le père de Marat était peintre et dessinateur. Il s'était fixé à Genève vers illiO et avait été reçu habitant Tannée suivante (10 mars '17/il); son mariage avait eu lieu trois mois auparavant, le 21 décembre 17/iO (1).
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