‹ Marat inconnu, l'homme privé, le médecin, le savantChapitre 3 sur 86 · PREFACE VII · texte numérisé non relu

PREFACE VII

la Révolution, Marat, à diverses reprises, occupe l'opinion, tentant, par tous les moyens, de s'imposer à l'attention publique.

Il publie un traité de physiologie, plein d'idées neuves et hardies. « Par malheur, il ose s'attaquer à la secte des Philosophes, surtout à Helvétius et à Diderot. 11 fut écrasé, ou plutôt étouffé dans l'obscurité (i). »

Il cherche à élucider les problèmes les plus ardus de la physique et présente aux corps savants le résultat de ses travaux. Malgré un mérite très réel, rcconriu par les critiques de son temps, en dépit de Tempressement des savants du monde entier à assister aux cours et aux expériences du novateur, tout le mandarinat se lève, comme un seul homme, contre l'audacieux qui refuse de niveler, sous les formules académiques, l'originalité de ses conceptions.

Pourvu d'un diplôme de docteur en médecine, conféré par plusieurs Universités d'Angleterre, précédé d'une grande réputation d'habileté, Marat, dès son retour en France, obtient une des charges les plus convoitées, une des

(1) Préface du Roman de Cœur, p. 21,

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