LE NATURALISTE LAMARCK
^Colleclion Alex. Duval.)
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Quelques jours après, il demandait une entrevue à Marat, et applaudissait à Tingéniosité de ses décou vertes (1).
Un autre physicien de mérite, Carra, mettait en parallèle l'opinion de Marat sur la nature du feu, avec celles de Boerhaave et des cartésiens. Il discutait avec attention ses doctrines, et consignait ses critiques dans un ouvrage considérable, très apprécié de son temps, les Nouveaux Principes de physique (2).
Le P. Cotte, prêtre de l'Oratoire, correspondant de l'Académie des Sciences de Paris, consacrait plusieurs pages au commentaire de la théorie ingénieuse donnée par Marat pour expliquer la formation de la foudre (3). Dans un ouvrage paru en 1786 et qui porte pour titre : Physique du Monde^ les auteurs, M. le baron de Marivetz et M. Goussier, discutent les théories de Marat sur la nature du feu, à côté de celles des plus grands physiciens de l'époque : l'abbé Nollet, Franklin, Stahl, Sigaud de La Fond, Macquer, Scheele, Bergmann^ Baume, Senebier, etc. (Zi).
(1) V. les documents justificatifs de notre première édition, p. 2i)8-299.
(2) Nouveaux Principes de physique (1781-1784), t. IV, ch.XXVI cf. Maral inconnu, première édition, 316-317.
(3) V. le Traité de météorologie, du P. Cotte, t. I, pp. 113 et 215. Dans le Journal général de France (1787, 314, 358), labbé Chappe vante lingéniosilé de la conception de Marat.
(4) Cf. le Journal général de France, 1787, 141 et 358.