‹ Marat inconnu, l'homme privé, le médecin, le savantChapitre 46 sur 86 · LIIOTEL DE LA PROVIDENCE · texte numérisé non relu

LIIOTEL DE LA PROVIDENCE

Le jeudi 11 juillet 1793, vers midi, la diligence de Caen faisait halte dans la cour des messag^eries. Un commissionnaire du bureau de la voiture chargeait le bagage d'une des voyageuses et la conduisait à rhôtel de la Providence, sis au n° 19 de la rue d( s Yieux-Augustins, au coin de la rue Soly, près la place de la Victoire-Nationale (1).

L'hôtel de la Providence était alors tenu par une dame Grollier, ainsi que l'atteste le fac-similé ciaprès d'une pièce tirée des Archives nationales (2).

Charlotte Gorday, car la voyageuse c'était elle, fut conduite à la chambre n° 7, au premier étage : ce n'était donc pas, comme il a été dit un peu partout (3), une mansarde; de plus, elle n'y passa pas

(1) Aujourd'hui place Notre-Dame-des-Victoires.

(2) Nous rempruntons à rAulographe de 1861.

(3) V. les journaux de novembre 1906.

une dizaine de jours avant de tuer Marat, mais trois jours seulement, puisque le meurtre fut accompli le 13.

Comment « situer », à l'heure actuelle, cet hôtel de la Providence, où fut préparé le prologue du drame ?

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(Archires nalionales.)

Pour l'établir, on s'est livré aux rechercl)es les plus laborieuses (l), et les résultats de celles-ci ont été, comme on devait s'y attendre, des plus contradictoires. Rien de plus malaisé, il est vrai, que de retrouver, après cent ans et plus, un immeuble histo-

(1) Cf. l'Intermédiaire, 10 mars 1894, 30 juillet 1907 ; cf. Chron. méd., 1" décembre 19j6, et V Éclair, 6 avril 1907.

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