APRÈS L'APOTHÉOSE
Après sa mort, Marat avait été traîné du Panthéon aux gémonies ; nul ne songeait plus à l'Ami du Peuple, que pour maudire son nom; seuls, deux êtres, deux femmes restaient fidèles au culte de sa mémoire : celle qu'on a désignée sous le nom de sa veuve, et qui n'avait droit qu'au titre de compagne, et sa sœur Albertine, une héroïne de Plutarque — avec une carmagnole.
Simonne voua toute sa vie, avec son pauvre pécule, à l'apostolat sanguinaire du démagogue. Le 26 novembre 1789, Marat avait installé, au n** 39 de la rue de rAnciennc-Comédie, une imprimerie ; il avait dû faire argent de tout, pour acheter le matériel nécessaire, vendant la plus grande partie de ce qu'il possédait, engageant même l'argent de son u amie », pour réaliser le rêve qu'il caressait depuis longtemps.
Il avait fait la connaissance plus intime de Simonne Evrard, au retour d'un voyage à Londres. Gelle-ii fit preuve d'une abnégation, d'un désintéressement rares, n'hésitant pas à partager les misères, les souffrances physiques et les tortures morales de Thomme à qui elle allait lier sa destinée. Simonne, âgé de vingt-six ans au moment où elle connut Marat, consentit, sans hésiter, à consacrer son petit avoir à la publication du journal l'A mi du Peuple.
Avant de venir à Paris, elle avait mené l'existence obscure des petites gens, étant d'une extraction des plus modestes.
Sa famille était originaire de Tournus (Saône-et- Loire), où elle habitait le quartier de la Pêcherie, sur le quai du Nord (1). Simonne était issue du second mariage de son père, charpentier en bateaux, avec Catherine Large ; de ses deux sœurs du second lit, l'une avait épousé un cuisinier; l'autre, Catherine, s'était mariée à un imprimeur, qui travaillait chez Marat.
Simonne était venue à Paris avec ses sœurs, appelées dans la capitale par une de leurs compatriotes, une demoiselle Piot, de Tournus, qui y te-
(1) Ces détails et ceux qui vont suivre sont dus à M. Roger Baer, qui a réussi à reconstituer presque entièrement, à notre instigation, la vie de ce personnage de second plan, d'après les archives locales et les papiers de la Préfecture de police. (Cf. la Revue, 1" mars 1907.)
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nait un magaâiii de nouveautés et de lingerie. Plus tard, Simonne entrait, comme ouvrière, dans une fabrique d'aiguilles de montres.
Elle dut connaître Marat par l'intermédiaire du mari de Catherine Evrard, l'ouvrier imprimeur dont nous venons de parler. Au moment où il était traqué parLafayette et ses agents, Marat s'était caché chez les demoiselles Evrard, rue Saint-Honoré ; craignant d'abuser de l'hospitalité qu'il en recevait, il les quittait bientôt, pour se réfugier chez Jacques Roux.
Les jours, les semaines se passaient et VAmi du Peuple ne paraissait pas. Marat" s'en désolait ; c'est alors que Simonne « rappelle le malheureux proscrit, lui oflre un asile stable, Toblige à accepter sa modeste fortune et, immolant à la patrie tout préjugé, consacre à VAmi du Peuple son repos, sa réputation, sa vie (1)... »
La liaison de Marat avec Simonne a commencé en 1790: celle-ci avait vingt ans de moins que l'homme dont elle allait partager la vie.
Bien qu'ils aient vécu en concubinage, Marat avait, pour la femme qui était venue à son aide aux heures difficiles, la plus grande estime. Pour lui témoigner sa gratitude, il eut l'intention de l'épouser. « Marat, qui en croyait pas qu'un vain cérémonial formât l'engagement du mariage, voulant néanmoins ne pas
(1) Chèvremont, op. cit.
alarmer la pudeur de la citoyenne Evrard, Pappela un beau jour à la croisée de sa chambre; serrant sa main dans celle de son amante, prosternés tous les deux à la face de TEtre suprême :
C'est dans le vaste temple de la Nature, lui dit-il, que je prends, pour témoiu de la (idélité éternelle que je te jure, le Créateur qui nous entend (4).
Voudrait-on une preuve plus certaine de la promesse de mariage, on la trouverait dans l'inventaire des papiers de la victime, libellée de la main même de Maratp).
Les belles qualités de Mlle Evrard, écrit Marat, ayant captivé mon cœur dont elle a reçu l'hommage, je lui laisse pour gage de ma foi. pendant le voyage que je suis obligé de laiTeàLondres, rengagement sacré de lui donner ma main immédialemenl après mon retour', si toute ma tendresse ne lui suffisait pas pour garant de ma fidélité, que l'oubli de cet engagement me couvre d'infamie 1
Et s'il faut achever de convaincre les incrédules, qu'ils lisent l'attestation donnée par les propres sœurs et un frère de Marat : « Nous remplissons, déclarent-ils, les volontés de notre frère, en reconnaissant la citoyenne Evrard pour notre sœur » ; et, plus loin : « Pénétrés d'admiration et de reconnaissance pour notre chère et digne sœur, nous déclarons que
(1) Journal de la Montagne, n" 53, (2; Ibid., n» 58.
c'est à elle que la famille de son époux [sic) doit la conservation des dernières années de sa vie... et nous tiendrons pour infâmes ceux de sa famille, s'il s'en trouvait quelqu'un, qui ne partageraient pas les sentiments d'estime et de reconnaissance que nous lui devons (1). »
(]itons, enfin, ce passage, où Albertine Marat répond aux détracteurs de V Ami du Peuple :
Ne trouvant de secours qu'auprès des personnes peu fortunées, Marat eût succombé à ses malheurs. Peuple, ton bon génie en décida autrement : il permit qu'une femme divine, dont Tàme ressemblait à la sienne, consacrât sa fortune et son repos pour te conserver ton ami. Femme héroïque, reçois Ihommage que tes vertus méritent ! Oui, nous te le devons. Enllamméedu feu divin de la liberté, tu voulus conserver son plus ardent défenseur; tu partageas ses tribulations, rien ne put arrêter ton zèle. Tu sacrifias à rAmi du Peuple et la crainte de ta famille et les préjugés de ton siècle.
Simonne Evrard était bien la femme qui convenait à ]\Iarat, « non seulement l'être tendre, mais la compagne, la collaboratrice énergique et forte ».
A s'en rapporter aux signalements de police, elle était d'une taille au-dessus de la moyenne, 1 m. 6*2. Elle avait les cheveux et les sourcils bruns ; le front ordinaire, le menton rond, le nez aquilin, le visage
{!) Journal de la Monlagne, n» 85; Revue des Sciences el des l^ellres. 15 janvier 1889.
ovale. Quant à ses yeux, tandis que Tune des pièces les indique bruns, l'autre les dit gris. La bouche est désignée tantôt comme moyenne, tantôt comme grande.
Simonne vécut trois ans auprès de Marat. Après le 10 août 1792, elle quittait le logement qu'elle occupait avec ses sœurs rue Saint- Honoré, pour habiter au n" 30 de la rue des Cordeliers, avec Marat : l'appartement était à son nom (1).
Nous avons dit le rôle qu'elle avait joué, lors de l'assassinat de Marat par Charlotte Corday. D'après la déposition qu'elle fit devant la justice, avant trouvé l'assassin debout, contre un rideau de l'antichambre, elle l'avait prise parla tête et l'avait maintenue jusqu'à l'arrivée des voisins : détail que les historiens du drame ont généralement omis.
Après la mort de ^larat, Simonne avait, pour toutes ressources, une pension de 560 livres sur
1 Appartement des plus modestes, des plus sommairement meublés. Mme Roland a décrit un salon « meublé en damas bleu et blanc, avec de beaux rideaux de soie et des vases de porcelaine, ordinairement garnis de fleurs " ; mais nous avons tout lieu de croire que la description s'applique au salon de l'appartement qu'occupait Marat, quand il habitait la rue de Bourgogne, dans le faubourg Saint-Germain. D'après un document officiel, le « procès-verbal de l'apposition des scellés », dressé aussitôt après l'assassinat du 13 juillet 1793, il n'y avait dans le logement de la rue des Cordeliers que deux consoles « de bois d acajou », deux sphères, une boite dans laquelle se trouvait une machine électrique, et un lit en fer.
l'État. Le directeur de Thôpital militaire de Montpellier lui avait offert 50 livres, « pour être payées pendant sa vie et chaque année... à la veuve Marat », ajoutant que « s'il croyait que la nation entière n'imitât point son exemple, il donnerait les trois quarts de son revenu (1) ».
La citoyenne Evrard s'empressait de remercier son bienfaiteur par la lettre suivante :
Paris, le 23 pluviôse, Tan V de la République française une et indivisible.
Frères et Amis, Je vous prie de remettre rincluse au citoyen Arnoux, dont jignore l'adresse. L'intérêt que vous daignez prendre à mon sort me prouve que si j'ai perdu mon époux, il me reste encore des frères. Croyez, citoyens, que je ne cesserai jamais de mériter votre estime et votre amitié et que je suis fraternellement votre concitoyenne.
S. Evrard, veuve Marat.
Etait-ce une acceptation ou un refus ; toujours estil que la « veuve » de Marat ne voulut jamais recevoir de secours officiel. Appelée devant la Convention, le 8 août 1793, elle fit entendre aux députés ce mâle langage :
(1) Registre des délibérations de la Société populaire de Montpellier, séance du mercredi, neuvième jour du deuxième mois de l'an 11 de la République française. {Archives de VHérault, L. IV, a; communication de M. de la Pijardière, archiviste, à routeur.)
Citoyens, vous voyez devant vous la veuve de Marat. Je ne viens polut vous demander les faveurs que îa cupidilé convoite ou que réclame lindigcnce ; la veuve de Marat n a besoin que d'un tombeau.
Avant que d'arriver à ce terme heureux de ma vie, je viens vous demander justice des attentats nouveaux commis contre la mémoire du plus intrépide et du plus outragé des défenseurs du peuple.
Puis, prenant directement à partie certains conventionnels, tels que les Carra, les Ducos, les Dulaure, qui, vantant « sans pudeur Charlotte Corday dans leurs pamphlets périodiques », encourageaient ainsi ses pareilles « à égorger le reste des défenseurs de la liberté », elle terminait par cette apostrophe véhémente :
Si vous laissez ces coupables impunis, je les dénonce ici au peu[!le français, à l'univers. La mémoire des martyrs de la liberté est le patrimoine du peuple; celle de Marat est le seul bien qui me reste ; je consacre à sa défense les derniers jours d'une vie languissante. Législateurs, vengez la patrie, l'honnêteté, l'infortune et la vertu, en frappant les plus lâches de tous leurs ennemis (1).
La sœur de Marat ne fut pas moins ardente que sa « ^^euve » à poursuivre la réhabilitation de F Ami du Peuple. Albertine Marat était venue retrouver sa belle-sœur à Paris, peu après l'assassinat de son frère,
(1) Moniteur, du 9 août 1793.
Elles s'étaient retirées toutes deux dans un petit appartement de la rue Saint-Jacques, au n® 67Zi.
Au mois de prairial an 111, elles étaient arrêtées, ainsi que leur servante, et détenues à Sainte-Pélagie, d'où elles furent transférées à la prison des Madelonettes. On les garda trois mois en détention ; elles furent relâchées sur un ordre du Comité de Sûreté générale (1).
En l'an IX, au lendemain de l'attentat de la rue Saint-Nicaise, Simonne Evrard était mise de nouveau en état d'arrestation. On l'avait impliquée d' « intelligence avec les ennemis du gouvernement ». Elle n'eut pas de peine à se disculper d'une accusation aussi vague que mal étayée.
Elle vécut encore pendant vingt-trois ans.
Vers 1820, elle tomba malade ; elle reçut les soins du docteur Poumiès de la Siboutie, qui a rapporté dans quelles circonstances il lui rendit visite (2).
« Elle était connue, dans la maison qu'elle habitait, sous le nom de veuve Marat. . . Elle était en butte à de si mauvais traitements, qu'elle avait l'intention d'aller s'établir dans un autre quartier éloigné et de changer de nom. Elle était fort laide et ne devait jamais avoir été jolie. Elle disait que, pendant les six ans (3)
(1) V, aux Pièces justificativefi les notes U et V.
(2) Souvenirs d'un médecin de Paris. Pion, Nourrit et Os 1910.
(3) C'est, en réalité, pendant trois ans seulement qu'elle avait habité avec Marat
de son mariage, elle n'avait jamais eu à se plaindre de Marat qui, dans son intérieur, était la douceur et la bonté même ; mais que ses idées, son fanatisme étaient si exagérés, qu'il n'aurait pas hésité à sacrifier l'un de ses membres, sa vie même, pour faire triompher son opinion. »
Quand elle mourut, le 2/i février 182/i, des suites d'une chute, Simonne Evrard habitait, rue de la Barillerie,33 (aujourd'hui boulevard du Palais), avec la sœur de ^larat. Le registre des actes de décès la qualifie de veave de Jean-Paul Marat. La déclaration de sa mort fut faite à la mairie par l'horloger Ramu.
Cet horloger, qui habitait la rue de la Barillerie, fournissait du travail aux deux malheureuses femmes, qui vivaient du produit de la fabrication des aiguilles de montres.
Dès son enfance, Albertine s'était occupée des travaux d'horlogerie et elle y avait acquis une réelle habileté.
Mlle Marat « semblait avoir recueilli en elle-même l'àme forte et passionnée de son frère, qu'elle pleurait sans cesse, comme si elle ne l'eût perdu que de la veille ». Marat était son héros, son dieu : « elle en faisait un être exclusivement vertueux, animé des plus purs sentiments de patriotisme, bon et généreux... un véritable philosophe enfin, qui avait mission de régénérer le monde, ou du moins la Franco... »
Cette vieille femme, à la physionomie dure et re-
voche (i), à la parole ardente, au regard fixe, survivait à son frère, pour lui refaire comme un Panthéon dans la pauvre demeure où elle s'était retirée, avec les reliques de celui qu'elle appelait le martyr delà liberté. Les livres, les papiers et les manuscrits de J.-P. Marat constituaient toute sa fortune!
Elle supportait très dignement sa misère, fréquen-
(1) Voici le portrait qu'en fait ua de ceux qui avaient pu l'approcher :
« ... Extérieurement, c'était une petite femme grcle, le visage rond, le regard perçant, vif et scrutateur ; le teint hâve, mat, un peu bistré, les traite forti» et brusqués, en somme laide.
« Sa petite taille, son air chétif, sa tenue droite comme un jonc, tout cela surmonté par une tête dont l'expression et la grandeur de ses yeux noirs contrastaient singulièrement avec le reste de sa personne, produisait un effet saisissant chez tous ceux qui l'ont vue; l'ensemble de sa figure portait l'empreinte d'une rare énergie. Sa ressemblance avec son frère, d'après Boze, était frappante. Sa parole était facile, lente et correcte ; même dans ses moments de plus haute animation, elle articulait bien ; jamais une expression basse ou triviale ; son jugement était droit, mais, à mon avis, pas toujours juste envers les hommes de la Révolution, notamment Maximilien'; aimant et haïssant bien, son côté faible était le soupçon et l'orgueil. Elle était vêtue presque invariablement d'une robe d'indienne plus que modeste, coiffée chez elle — d'où elle ne sortait presque jamais — d'un mouchoir; elle recevait tous les matins par sa laitière un petit vase et la chargeait de lui apporter la maigre pitance du lendemain ; elle a vécu souvent des quinzaines et plus sans avoir vu d'autres visages. Sa dépense élait fabuleuse, elle vivait presque de rien. Je ne l'ai pas vue à ses derniers moments, mais je suis convaincu que la trempe de son caractère ne s'est pas démentie. »
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tant peu chez ses voisins et voisines. Cependant, le chimiste Boussingault rapporte, dans ses Mémoires (1), qu'il eut roccasion do voir, chez sa tante Duhamel, la sœur de Marat, « une vieille, dit-il, d'une physionomie affreuse, à moustaches grises, avec la voix d'un homme »). « Elle m'effrayait, ajoutet-il, bien que j'ignorasse alors de quel citoyen elle était sœur. Elle me montra une belle collection de papillons préparés par Marat.
La sœur du « Père du peuple » [sic) demeurait avec une demoiselle âgée, tenant un bureau de papier timbré, charmante dame ayant appartenu à l'ancienne cour, une des femmes de Marie-Antoinette, »
Ce dernier renseignement nous parait sujet à caution ; il ne faut pas davantage ajouter foi à ceux qui ont prétendu qu'Albertine Marat recevait une pension du gouvernement de Louis XVI II : à dire vrai, c'est la sœur de Robespierre qui bénéticia de cette libéralité, et non la sœur de ^Marat (2).
(2) On a loujoui'!», par malveillance, attribué à la veuve Marat cequi était le fait de Charlotte Robespierre, sœur de Maximilieu : « On lira, dans ses Mémoires, comment elle obtint une pension du premier Consul Bonaparte. Cette pension fut diminuée^ l'arrivée des Bourbons. Charlotte Robespierre s'attendait à la perdre et son étonnement fut grand, quand elle apprit que Louis XVIII la lui conservait, réduite à 2.100 francs. En l'^23, la pent?ion subit encore une réduction : elle ne fut plus que de 1.200 francs
Les deux femmes ne s'aimaient guère : Albertine Marat ne fréquentait pas Charlotte Robespierre. « Mlle Marat était un caractère ; Charlotte Robespierre en manquait absolument... Ces deux sœurs de conventionnels n'avaient de commun que la pauvreté et l'amour du travail. L'une faisait des ressorts de montres dans sa solitude ; l'autre faisait de la lingerie, en compagnie de Mlle Waton, qui est allée mourir en Icarie, dans la communauté de Gabet. Charlotte Robespierre s'éteignit la première ; Mlle Marat ne tarda guère à la suivre (1). »
Ses dernières années se passèrent dans l'abandon et la détresse ; elle disputa le plus longtemps qu'elle put, les souvenirs de son frère aux amateurs qui les convoitaient et qui la circonvenaient avec l'opiniâtreté dont seuls sont capables les collectionneurs qui veulent arriver à leurs fins (2).
Il se réunissait, de temps à autre (3), chez Albertine,
conservée à ce chiffre sous Louis-Philippe ». Extrait des Mémoires de Charlotte Robespierre, p. 32.
(1) Souvenirs historiques, de P. Joigneaux, II, 295.
(2) Outre plusieurs manuscrits de son frère, Albertine avait conservé son diplôme de docteur de la Faculté d'Edimbourg, une bague et de;5 cheveux, qui échurent plus tard, par voie de succession, à son arrière-pelit-neveu. (Communication de M. Th.