‹ MaratChapitre 3 sur 92 · IARAT DANS SA BAIGNOIRE · texte numérisé non relu

IARAT DANS SA BAIGNOIRE

Après quatre mois d'interruption Marat reprend le publication de TAmi du Peuple. Mais tenant à se rapprocher dit club des Cordeliers qu'il fréquentait journellement, il vient s'installer avec Simone rue des Cordeliers où il transporte ses presses et fonde « l' Imprimerie Marat ».

.1 partir de 1792, les événements politiciues vont se précipi-

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NOTRE PTTK MARAT

tant ; c’est la déclaration de guerre à l’Autriche, l’insolent manifeste du. duc de Brunswiclc, la journée du 10 août et la chute de la royauté.

On imagine l’activité de Marat ; chaque jour il dénorree les généraux, les membres de l’assemblée, les princes accusés de connivence avec l’ennemi. A la guerre étrangère, il ne voit qu'un remède : la vie de Louis XVI et de la famille royale répondront de l’intégralité du territoire. Marat journellement demandait des têtes, déclarant que le seul moyen de sauver la patrie, c’était les exécutions en masse. Les journées de septembre où la foule furieuse massacra aux Carmes, à l’Abbaye, au Châtdet, à la Force, à la Concieroerie pèsçnt lourdement sur sa mémoire.

Elu député à la Convention Nationale, Marat transporte à la tribune ses mœurs de journaliste et oppose aux Girondins qu’il accuse de tiédeur ou même de trahison une lutte de tous les instants. Ainsi il s’obstinait à établir des rapports entre la trahison de Dumouriez et l’attitude de certains d'entre eux.

Sa haine, ses accusations, ses attaques croissaient avec les dangers intérieurs et extérieurs contre lesquels avait à lutter la Convention.

Inculpé d’avoir poussé au pillage, il est arrêté et acquitté par le Tribunal Révolutionnaire. Il fut couronné de fleurs, porté en triomphe, et ramené à l’Assemblée par une foule immense. C’est ' par la mise en accusation des Girondins qu’il se vengera.

Mais déjà ses jours étaient comptés ; la maladie inflammatoire dont il était atteint devait infailliblement l’emporter. Son journal, qui avait changé swn titre l’Ami du- Peuple contre celui de Journal de la Bépublique française, n’était plus à certains jmrs composé que de lettres.

Couvert de dartres, brûlé de fièvre, énervé par les démangeaisons intolérables d’un eczéma, il ne retrouvait un peu de calme que dans le bain. Ce fut là que le poignard de Charlotte Corday, descendante d’une sœur de Corneille, le frappa le 13 juillet 1793.

La faveur populaire avait fait porter ses cendres au Panthéon, elles furent jetées un peu plus tard au vent.

Ce fougueux révolutionnaire ne put échapper au, plus étonnant des reproches : celui d’agent de la royauté !

Charles Simone.

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