‹ MaratChapitre 31 sur 92 · DU VOL ET DE SES DIFEEKEÎS’TES ESPECES · texte numérisé non relu

DU VOL ET DE SES DIFEEKEÎS’TES ESPECES

Toute peine eajutale de ee eriiue est injuste, ]uiisqu'il n'y a point de proportion entre le prix de l’or et celui de la vie.

Condamner les voleurs à restituer, c’est les forcer à rétablir, autant (pie faire se lient, Tordre social cpTils ont troublé. Mais comme il est possible que leur crinie ne soit ni découvert, ni prouvé, les condamner à simple restitution serait leur intliger une peine trop peu réprimante : cpTils soient donc aussi couilamnés, envers l’Etat, à une amende proportionnelle à la gravité du délit, et aux risques où sont exposés les bien.s des sujets ; enfin, qu’ils soient notés d’infamie, par la publicité de leur condamnation.

A Tégard des différentes espèces de vol, nulle part le châtiment n’est proportionné au délit. Souvent, pour avoir dérobé des haillons, un malheureux subit une peine plus rigoureuse (pTun usurpateur, pour avoir dépouillé l’héritier légitime, ou <tu’un déprédateur, pour avoir ruiné TEtat.

Presque partout on punit avec plus de sévérité le vol que l'escroquerie et je ne sais sur quel fondement A juger de ces crimes par les risques où sont exposés les biens des sujets, le premier est beaucoiqr plus grave que le dernier, puisqu’il est beaucoup plus difficile de s’en défendre. A en juger par le caractère des déliquants, il est beaucoup plus grave encore : souvent le vol n’est pas prémédité, l’escroquerie Test toujours. Un malheureux voit un objet qu’il est tenté de s’approprier, combien il lui en coûte quelquefois pour consommer son crime ! L’a-t-il consommé, il en rougit l’instant d’après, et, déchiré de remords, il voudrait qiouvoir réiiarer sa faute. Au lieu que l’escroc, parvenu à étouffer en lui tout sentiment de honte, fait son unique étude des moyens de tromper les autres et d’échapper au châtiment. Mais, dit-on, le voleur profite des ténèbres, et met la vie en danger. S’il vient de nuit, ou qu’il emploie la violence, on est à son égard dans le cas de la défense naturelle; il sera licite de le tuer.D’ailleurs,il ne faut point confondre le simple vol avec le vol aggravé par les circonstances.

U résulte de ce qui précède, qu’il est indispensable de bien distinguer les différentes espèces de vol, lorsqu’on veut décerner contre chacune la jieine méritée.

l’ ADULTÈRE

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