LE GOUVERNEMENT EST L’ENNEMI DU PEUPLL
Il est une vérité éternelle dont il est important d convaincre les hommes : c’est que le plus mortel ennemi qu les peuples aient à redouter est le gouvernement. A la hont] étornello des princes de la terre et de leurs ministres; presqu toiijours les chefs qu’une nation se choisit pour assurer sa 1 borté ne songent qu’à lui forger des fers ; presque toujour les mains auxquelles elle a remis le soin de sa félicité ne s’oocu ]>snt qu’à consommer son malheur. Telle est l’ardeur de la soi de dominer que les hommes les mieux famés lui sacriÊen jusqu’à leur réputation. Vous l’avez vu ce monstre autrefoi populaire, jaloux de commander, oublier la justice, le devoir l’honneur, presser continuellement- le travail sur les imposi fions et le rétablissement du pouvoir exécutif, c’est-à-dire di pouvoir de la tyrannie, x>ousser le prince à n’accorder qu’ cette condition son consentement aux décrets de l’Assemblée nationale et à se montrer en despote. Vous les avez vus j areil 1 ornent, ces hommes petits et vains que nous avons honorés d( notre confiance, oublier au bout de quelques jours qu’ils dé' pendent de nous, s’ériger en tyranneaux, et pousser la folk jusqu’à vouloir maltraiter leur maître avant que VAmi dw peuple les remît à leur x>laco. !
O mes concitoyens, hommes frivoles et insouciants', qui n’avez de suite ni dans vos idées, ni dans vos actions, qui n’agissez que par boutades, que xiour chasser un jour avec intré. ])idité les ennemis de la x>atrie, et qui le lendemain vous abandonnerez aveuglément à leur foi, je vous tiendrai en haleine, en dépit de votre légèreté, vous serez heureux, ou je ne serai }>lus.