VRAIS MOYENS POUR QUE LE PEUPLE SOIT LIBR ET HEUREUX
On commence à murmurer tout haut contre les décrets cji ordonnent la réduction des soixante districts en quarante huit sections, cpii exigent trois livres de contributions ^direcli • pour être citoyen actif, dix livres pour être éligible à un dépaiA tement, et un marc d’argent pour être député à T Assemblée nationale, quelc^ues talents et quelques vertus qu’on puiss , avoir d’ailleurs, de même que contre beaucoup d’autres décrcl cpii blessent et détruisent ks droits du peuple.
On demande si le législateur d’une nation libre peut ei usurper la souveraineté ; s’il peut anéantir les droits de , citoyens, les enlever à certaine classe pour les transporter i I telle autre ; s’il lui est licite de restreindre, aux gens aisés e ' aux soldats vendus, le droit qu’ont tous les citoyens d’élin leurs mandataires ; s’il peut arracher au peuple le fruit de set victoires, et si des valets de la cour peuvent sacrifier au princij le peuple dont il dépend et par qui ils existent.
On ne peut réfléchir aux travaux de l’Assemblée nationak depuis quatre mois, sans être indigné de voir sortir de son sein tant de décrets dérogatoires à la déclaration des Droits de; l’Homme et funestes à la liberté, sans être frappé du projet