LE VÉRITAHI.E SERMENT CIVIQUE
On vous a fait jurer fidélité à la nation, à la loi et au roi, et de maintenir de tout votre pouvoir la Constitution. Je me suis trop souvent élevé contre cette formule sacramentelle qui méta-
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luorphosc les Français on serviles adoralenrs des décrets bons on mauvais do nos pères conscrits, et qui ne i)ent convenir qn'à dos esclaves, pour qne je veuille l’adopter. Quelque provenus que vous puissiez être, vous allez convenir de la force irrosistiblo do mes raisons.
Un citoyen éclairé ne peut être fidèle qu’à la nation, et il ne doit lui être fidèle que parce cpi’il en fait partie, c’est-à-dire 1 parce qu’il trouve un bien particidier dans le bien général. I
Un citoyen honnête doit obéissance aux lois, mais il ne ” doit obéissance qu’autant qu’elles sont justes et sages.
Un citoyen libre et judicieux sait ({u’il ne doit au roi cpie des égards, parce qu’il n’est qu’un fonctionnaire public. Comment lui devrait-il une fidélité qui suprpose toujours empire, d’une part, et, de l’autre part, soumission ?...
Je jure sur les autels de la vérité que la justice et la liberté seront toujours mes déesses favorites, comme elles le furent toujours.
Je jure de toujours regarder la piatrie comme une mère, d’avoir piour elle toute la tendresse d’un fils, de consacrer à son Si rvice toutes les facultés de mon corps et de mon âme, ii de la défendre au péril de ma vie, et, s’il le faut, de m’immoler ( à son salut. j
Je jure de respecter jusqu’à mon dernier soupir les seuls decrets de l’Assemblée nationale qui sont conformes à la déclaration des droits, seul fondement légitime de la Constitution, de maintenir ceux qui n’y portent proint atteinte, de fou- i 1er aux p)ieds ceux qui la renversent, et de ne prendre aucun repos qu’ils ne soient révoqués...
Je jure de dénoncer au peuple tout fonctionnaire public négligeant ses devoirs, infidèle ou malversateur, et de dévoiler au grand jour les turpfitudes de sa vie, jusqu’à ce qu’il soit exprulsé ou puni.
Je jure de dévoiler prubliquement tout prrojet de machina- ' tion contre le bien j)ublic, d’invoquer la rigueur des lois contre i ses coupables auteurs, fussent-ils mes parents les pfius chers, «; mes meilleurs amis.
Je jure de ne jamais sacrifier les droits du pieupie aux dépo- :> sitaires de l’autorité, et de mourir plutôt de faim que de leur i vendre ses intérêts.