‹ MaratChapitre 82 sur 92 · RÉVOLUTION ET PANTALONNADES · texte numérisé non relu

RÉVOLUTION ET PANTALONNADES

■ rité ! L'> voilà constitutiounellement esclave ! Et aujourd’lnü ? qu’il a renoncé à son bon sens naturel pour se laisser aller aux discours perfides de tant d’imposteurs, il est loin de regarder comme ses plus mortels ennemis ses lâches manda- , taires vendus à la cour, ses infidèles délégués qui ont trai fiqué de ses droits les plus sacrés, de ses intérêts les plus chers, et tous ces scélérats qui ont abusé de sa confiance pour l’immoler à ses anciens tyrans ; il est loin de regarder comme la source de tous leurs maux ces décrets funestes qui lui ont enlevé la souveraineté, qui ont réuni entre les mains du

1 monarque tous les pouvoirs, qui ont rendu illusoire la déclaration des droits, qui ont remis le qieuple à la chaîne, et qui ont rivé ses fers. Il est loin de fouler aux pieds cette constitution monstrueuse jiour le maintien de laquelle il va bête- I ment se faire égorger chez l’ennemi. Il est loin de sentir que I s’unique moyen d’établir sa liberté èt d’assurer son repos, était do se défaire sans pitié des traîtres à la patrie et de noyer dans leur sang les chefs des conspirateurs.

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