‹ MaratChapitre 9 sur 92 · DES ENTREPRISES PUBLIQUES · texte numérisé non relu

DES ENTREPRISES PUBLIQUES

Au pouvoir du temps et des fêtes on joint la distraction des affaires ; on entreprend quelque monument national ; on fait construire des édifices publics, des grands chemins, des marchés, des temples. Les peuples, qui ne jugent que sur l’apparence, croient le prince tout occujié du bien de l’Etat, tandis qu’il ne l’est que de ses projets ; ils se relâchent toujours davantage, et ils cessent enfin d’avoir l’œil sur leur ennemi.

Dès que les esprits commencent à n’être plus tendus, les vices du gouvernement commencent à se développer ; et le prince toujours éveillé sur ses intérêts, no songe qu’à étendre sa puissance ; mais il a soin d’abord de ne rien faire qui puisse détruire cette profonde sécurité.

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