SEPTEMBRE
SoincAiBS. — Marat est porté comme candidat à la dépatatioa de Paris. — n est nommé dépoté le 11 septembre. — Adresse de Roland contre loi. — Jastification da placard de Marat. — Sa réponse à l'adresse du ministre. — Nonvells marche da joamaliste. — Titre et épigraphe. — Encore dix mois de latte.
C'est. dans l'intervalle qui sépare les journées de septembre de l'ouverture, de la Convention qu'eurent lieu les âections des représentants de Paris. Marat se présenta sans présomption comme aussi sans fausse modestie. Il y avait courage à accepter cette candidature dans des circonstances ^Uissi critiques, quand les armées coalisées voulaient imposer i la France un roi que Paris venait de vaincre, qu'il s'dgissûtdéjà de décapiter. Voici en quels termes, extraits d'un placard devenu très-rare, Marat se présenta : u Je finirai en TOUS rappelant l'Ami du peuple. Vous connaissez ce qu'il a iait pour la patrie; peut-être ignorez-vous ce qu'il fera encore pour votre bonheur; la gloire d'être le pretnier martyr de la liberté lui suffit; tant pis pour vous si vous l'oubliez. » Nous offrons ce passage comme un modèle de profession de foi. On a dit que l'Ami du peuple avait été élu sous la pression des massacres. N'y eut-il donc de nommés que des ^ptembriseurs ? Et Dussaulx, et Robespierre, Osselin, Des- Oïoulins, Fabre d'Églantine, Bouclier, David, etc., avaient-ils ^ parti dans le coup d'État? Comme les Girondins, ils
avaient laissé faire, comme eux ils croyaient leur conscience déchargée par l'abstention. Ce qui a pesé sur les élections, ce fut ridée bien arrêtée de faire prédominer l'élément que bientôt nous appellerons montagnard , dans la représentation de Paris ; et cela, en opposition à l'élément Rondin qui devenait chaque jour plus considérable par les choix de la provincCi
Le 11 septembre 1792, le Moniteur annonce la nomination de Marat.
Dés le 13, dans une adresse du ministre de l'intérieor Roland, on lisait : « Avilir T Assemblée nationale, porter contre elle à la révolte, exciter des craintes sur le ministère actuel, le représenter comme traître à la patrie, répandre la défiance sur toutes les autorités du moment et les génëranx d'armée, appeler un renversement, prétendre qu'il est nécessaire et désigner hautement le dictateur qu'il faut donnera la France, voilà très-évidemment le but d'affiches qui paraissent sous le titre de : Maraty l'Ami du peuple ^ aux bons Français. Si quelqu'un en doute, qu'on lise celle qui fa^ publiée le 8 septembre, où Ton donne une prétendue lettre par laquelle on veut faire croire aux correspondances des députés avec nos ennemis; où l'on traite de chiffons les décrets du Corps législatif; où l'on présente tous les ministres, excepté le patriote Danton, comme des malveillants et des machinateurs occupés à paralyser les mesures prises pour sauver la chose publique; où Ton veut ôter toute confiance à Kellermann, Dumouriez et Luckner; où ma lettre à TAssemblée nationale est traitée de chef-d'œuvre d'astuce et de perfidie ; où je suis accusé de machiner avec la faction Bris* sot; où Ton dit enfin qu'il faut un président du conseil à voix prédominante, en désignant qui il doit être.
« Que toutes ces propositions soient placardées au coin des rues sous le voile de l'anonyme, elles n'exciteraient que » mépris; qu'elles y paraissent sous le nom d'un homme ?ûi s'offi-e au peuple comme son ami, qui a pris de la consistance dans cette révolution , que le corps électoral compte p'*""'^*