‹ Marat, l'ami du peupleChapitre 11 sur 70 · HARAT CONSIDÉRÉ COMME MÉDECIN · texte numérisé non relu

HARAT CONSIDÉRÉ COMME MÉDECIN

SOMMAîRK. — De la si^-nsiliilit'' da:i.s ^rarat. - Tl sn Kiit iii.:^(îecin. — Historiens qui l'ont fait passfr pour charlatan : Georges Duval, liabl^e, Uio^ft'cphie Miehau i, Krochure de 1796, MoDtjuie, Charles Nodier, M. Michelet. - Maral lut-ii reciieineat médecin Pr«aT«s. — Put-il méd«ciA luibitef — Ménudfs mr NtecMetU médioate. — Obswvations da l'amateur Avec à l'abbé Sam. — Marat médoeàn des gardes da corps de M. 1« comte d'Aitois.

On se rappelle Içs souvenirs d'enfance que Marat nous a tracés de sa main; on a remarqué qu'il revient sur trois principaux traits de son caractère : l'amour de la gloii'e. l'amour de riiumaiiité et l'amour de la justice. Ces trois caractères dislinctUs lépondent, en efl'et, aux trois phases les plus éclatantes de son existence.

Nous avons vu le premier se développer avec une rare énergie : les philosophes fixent sur eux tous les -regards, Marat écrit le livre de VHomme; les savants ont part à ï'engouemeoL général , Marat fait ses preuves comme physicien. Nous avons-vérifié la valeur de ses titres comme [)!iiI().sophe et comme savant, ils sont incontestables. À cette irénésie de la gloire» il sacrifie les passons ordinaires aux jeunes gensi^ qui pourrait lui en faire un^ crime? il sacrifie son bien-être; ne devons-nous pas lui en savoir gré?

* Mais en même temps qu'il ^tait dévoré du besoin de se faire un nom, une autre passion, l'amour de l'humanité, réclamait aussi son droit d'investiture. Enfant, il avait reçu de la nature le don de souffrir des douleurs d' autrui ; devenu bomme, il crut qu'il était de son devoir de chercher à les

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