MARAT FUT- IL ENVIEUX
fiMuiAiajt Bi Marat ftit mû par l'anvie, il ne mérita anoune oonidén^ton. —
Accosation formulée par M. Ilidielet. — Conduite de Marat envers les savants Lavotsier, Bailly, Condorcot, Mnnge. — Justirn qu'il rcn(1 à Lafayelte. — Son opinion privée sur Barèr« et Robespierre. — Justice qu'il rond à ses concurrents Loustalot, lo Père Duuhène, Prérou et Desmoulins. — II exalte les patriotes et notanuDMit Kobeqiiem. — Comme il lépond à ses emwmia. Lettre à Camille DesnMolins. — Son véritable mobile. ,
Il est bien vrai de dire que si Tenvic finit toujours par se flcvorer elle-mOnie, elle puise néanmoins dans sa raj^e une sorte de vigueur fébrile qui, momentanément, la fortifie en apparence et la soutient, comme les liqueurs spiri tueuses semblent réconforter les étioléa de l'ivresse. Si Marat fut réellement envieax, il est permis d'attribuer à cette passion seule toute son énergie, de nier conséquemraent son patriotisme, son ardent amour pour l'humanité; il n'a plus à nos yeux aucun mérite, il est digne de la répulsion générale dont il est encore aujourd iiui l'objet*
C'est M. Micbt lot, comme toujours, qui s* est chargé de résumer devant le ti-ibunal de la postérité ce nouvel acte d'accusation. « Ce qui fait grand tort à Marat dans mon esprit, plus que toutes ses fureurs, c'est qu'il n'est pas tellement furieux et monomane qu'il ne se rappelle à merveille ses ennemis personnels... S'il voulait mériter ce grand nom d'Ami du peuple, s'il voulait rendre sacré le rôle terrible d'accusateur national qu'il s'était donné, il fallait d'abord être