UN ROMAN DE MARAT
Sommaire. — M. lo Bibliophile Jacob, éiîiteur d'un roman do Marat. — Nous croyons que le livre est réolieiaent de l'Ami du peuple. — Substitution de titre. — Quand lurent composées les Lettres polonaises. — Canevas du roman. — Critique sous le xappoit 4« rintentioD, du sfyls, do la peintofo d«§ eaiulèm «t do> opinions politique*. — Ktarat diractenr d'une académie des sciences à Hadxid. — Ihttt méoiorabte d» Rose Boone.
Nous ne nous sonunes occupé de l'ouvrage qui va faire l'objet de ce chapitre, que parce que les contre-révolutionnaires ont tiré parti de tout ce qu'a écrit Marat pour y glisser leurs mensongères insinuations; c'est donc à eux qu'il faut s'en prendre du peu d'importance de l'examen qui va suivre.
£n le journal le Siècle annonçait la publication
d'un roman de Marat ; le manuscrit resta six mois dans les bureaux, afin que le public pût se convaincre de son authenticité. Ce roman avait été, dit- on, acheté de la veuve de l'Auii du peuple par M. Aimé Martin, dix ans auparavant, (^e dernier ne voulut pas, de son vivant, consentir à la publicité; mais, à sa mort, le Bibliophile Jacob, moins scrupuleux , se fit éditeur de l'ouvrage posthume ; c'est alors qu'on vit paraître dans le journal les Aveniures du jeune comte de Poiowski^ L'année suivante, M* Jacob en donnait une seconde édition plus complète, en 2 volumes in-8^, sous ce nouveau titre : un Roman de cœur. Nous venons de lire ce roman pour la première fois ; ce n'a pas été sans beaucoup de défiance, tant ces marchands de découvertes littéraires nous sont suspects. Lecture faite avec toute l'attention dont nous sommes capable,