‹ Marbode, évèque de Rennes, sa vie et ses œuvres (1035-1123)Chapitre 23 sur 93 · Saulus eras, nunc Paulus eris, Christoque jubente · texte numérisé non relu

Saulus eras, nunc Paulus eris, Christoque jubente

Postmodo pontificis suscipies apicem.

(Id., c. 1566.)

lettre d'Hildebert 1 adressée à R. , archidiacre de Nantes, qu'elle qualifie de César à l'armée et de Virgile en poésie; cette lettre pourrait avoir été écrite pour le même personnage plutôt que pour le Robertus qu'indique un manuscrit, mais dont on ne retrouve pas la trace. En tout cas, le Rivallon qui a composé une épitaphe de Marbode était un assez pauvre versificateur, et la perte de ses œuvres peut nous laisser sans regrets.

Le jeune comte Geoffroy Martel avait été également l'élève de Marbode. C'était un homme de valeur, juste et brave, dont le gouvernement s'annonçait de la manière la plus heureuse pour son pays, quand il fut tué, en 1106, au siège de Candé. Hildebert écrivit son épitaphe.

Samson, qui devint évêque de Winchester, fut un de ces religieux, nombreux à cette époque, qui quittèrent la France pour porter à l'Angleterre leur science et leur dévouement. Il était de Bayeux et avait été envoyé par Févêque Odon, frère de Guillaume-le-Conquérant, à Angers, pour y faire ses études. Évêque en 1097, il fut consacré à Londres par saint Anselme. Marbode lui a adressé une épître fort affectueuse : « Que je désire voir ton visage, mon cher prélat, et embrasser vieillard celui que j'ai aimé jeune homme2. » Il se plaint que la mer les sépare, et il l'engage à revenir voir son vieil ami et sa première patrie.

Geoffroy Babion était, au contraire, un Anglais fixé

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