Parcius elimans alias natura puellas
Distulit in dotes esse benigna suas.
In te fudit opes, et opus mirabile cernens, Est mirata suas hoc potuisse manus.
(Beaug., c. 1619.)
leur apparition; nous les retrouvons dans une pièce adressée par Hildebert à la reine d'Angleterre !, mais auquel des deux poètes en ferons-nous honneur?2
Si le souvenir de quelques poésies un peu légères poursuivait Marbode dans sa vieillesse, il pouvait en revanche leur en opposer un grand nombre d'autres où il prêche la chasteté, et dans l'une desquelles nous trouvons le souvenir d'un passage fameux de Lucrèce3.
Marbode embrassait dans une même condamnation ce qui est léger, ce qui est mal écrit, et ce qui est inutile dans ses œuvres.
Ne quid inornate vel ne quid inutile promam.
Il se promettait sans doute par là de consacrer sa poésie à des chants religieux et à des pièces philosophiques. Il aurait ainsi désigné sous le nom d'inutile un certain nombre de morceaux écrits sur des sujets futiles, où la singularité de la forme le dispute trop souvent à la sécheresse du fond. « C'est sans doute encore de cette époque, dit S. Ropartz, en parlant du professorat de Marbode, qu'il faut dater ces jolies épigrammes, ces petits poèmes qui ne dépareraient pas une anthologie classique, le Forgeron, le Vase brisé, vrais camées antiques, d'autant plus