‹ Marbode, évèque de Rennes, sa vie et ses œuvres (1035-1123)Chapitre 39 sur 93 · V. le sixième des Dix chapitres, De fato et genesi · texte numérisé non relu

V. le sixième des Dix chapitres, De fato et genesi

camentis de rêveries extravagantes; ce n'en était pas moins un homme dune vertu éclatante, qui avait écrit cet ouvrage pour que ses enfants fussent à même de soigner les pauvres, et de se rendre ainsi agréables à Dieu.

Si un petit nombre de manuscrits portent le nom de Marbocle, il faut tenir compte du peu de soin que prenaient en général les copistes de donner le nom de l'auteur dont ils transcrivaient les ouvrages. Beaucoup de manuscrits du Lapidaire ont un nom voisin de celui de Marbocle, et la variété même des formes de ce nom prouve qu'elles ne sont pas exactes. D'ailleurs, quelques-uns, et Dom Rivet le reconnaît pour deux, donnent bien le nom et le titre de Marbode. Léopold Pannier, clans l'étude si consciencieuse qu'il a consacrée aux lapidaires français1, cite comme exemple le manuscrit n° 2887 de l'ancien fonds latin de la Bibliothèque nationale, qui est du commencement du xii° siècle, contemporain par conséquent de Marbode, et qui, d'après certaines remarques de M. Mabille, a probablement été écrit sur les bords de la Loire, où le véritable auteur devait être connu. Ce manuscrit est précédé des mots : Marbodi Rhedonensis episcopi poema de lapidibus pretiosis. Nous pouvons ajouter un autre exemple encore plus convaincant, puisqu'il provient de l'abbaye même de Saint-Aubin d'Angers, clans laquelle Marbode vint passer ses derniers jours en 1123. Un manuscrit de cette abbaye2, du xiii6 siècle et clans lequel le poème

1. Les Lapidaires français du moyen-âge , des XIIe, XIIIe et XIVe siècles, par Léopold Pannier, avec une notice préliminaire de M. G. Paris, 1882. — Dans la Bibliothèque de l'École des hautes éludes, 52e fascicule.

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