‹ Marbode, évèque de Rennes, sa vie et ses œuvres (1035-1123)Chapitre 51 sur 93 · Histoire littéraire, t. XVI · texte numérisé non relu

Histoire littéraire, t. XVI

Àltus mons, firmus pons, libéra frons, vitreus fons; Arbor nux, sacra crux, leo trux, bona lux, vigilans dux,

et ainsi de suite pendant douze vers, dans lesquels nous remarquons cette fin de vers prise à Horace (Ep. I, 2) : arnica, luto sus.

Dans Guarmundus l, Guarmundus et mundus sont déclinés l'un au commencement, l'autre à la fin du vers. Il y a un jeu de mots semblable dans la pièce intitulée : Commendatio Jerosolymitanse expeditionis, qui commence ainsi :

In loto mundo non est homo par Boeraundo.

Du reste, ce jeu de mots tentait, paraît-il, tous les rimeurs, car sur la tombe de ce même Bohémond, prince d'Antioche, mort dans la Pouille en 1111, une des épitaphes présentait ces vers :

Unde boat mundus quanti fuerit Boemundus, Gracia testatur, Syria dinumerat2.

Une autre espèce de vers qui jouit d'une grande réputation au xie siècle et au xn6, c'est le vers rapporté. On peut en étudier la formation dans Hildebert, qui en avait fait un grand abus. Prenons son petit poème De ornaiu mundi, qui prouve réellement un certain talent de description, malgré la monotonie désespérante de la forme. Il s'agit de décrire un bois, rival en délices du paradis même :

1. V. infra, une note du paragraphe intitulé : Les témoignages sur Marbode.

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