Trad. S. Ropartz, p
de l'épître à Ermengarde. Il la félicite de sa beauté et de sa modestie, en l'assurant que sa renommée durera tant qu'on lira les vers dans lesquels il la célèbre.
Les années en s'écoulant amenaient bien des vides parmi les amis du poète, et la dernière preuve d'affection qu'il pût leur donner, c'était d'écrire pour eux quelques vers d'éloge. Marbode fut toujours fidèle à ce pieux devoir. Son premier protecteur, l'évêque Eusèbe Brunon, était mort en 1081. « Brunon, mon père, dit Marbode, aimable vieillard, ô doux prélat, dont le cœur était pieux, dont la langue était de miel et de lait... Cher père, que doivent demander pour toi au Seigneur les clercs et le peuple? Qu'il soit pour toi ce que tu as été pour nous l. » Plus tard, ce fut l'évêque Geoffroy, successeur d'Eusèbe, puis le chantre Geoffroy, le doyen Robert, à qui leur compatriote consacra un souvenir. Les épitaphes d'Anselme de Loudun et de Lanfranc ne sont probablement pas de lui2; une série d'hexamètres rimant deux à deux n'est pas dans ses habitudes, et de plus l'épitaphe de Lanfranc est attribuée, dans les Actes des Bénédictins, à saint Anselme, son successeur sur le siège archiépiscopal de Cantorbéry. L'éloge