‹ Marbode, évèque de Rennes, sa vie et ses œuvres (1035-1123)Chapitre 9 sur 93 · Rangeard, Le · texte numérisé non relu

Rangeard, Le

3. « Quaeso mini innotescere. .. qualiter condiscipuli mei se gérant in scholis... Salutate, precor, vice mea dominum meum Sigonem et Hiduinum, priorem animum meum, et alterum anima? meœ dimidium. » (Fulbert, lettre CXX. — Rangeard, Le.)

droit. Lui aussi avait été à Chartres élève de Fulbert. UHistoria Sancti Florentii Salmurensis l'appelle « homme d'un exemple remarquable, vir singularis exempli. » Adelman, son condisciple, qui fut écolâtre de Liège et évêque de Brescia, a fait son éloge; Baudry a consacré trois petites pièces de vers à sa mémoire, célébrant également son caractère et son talent. « Tant qu'il a pu se glorifier de posséder Rainaucl, dit-il, notre siècle se réjouissait d'un nouveau Caton1. » L'abbé de Saint-Florent, Frédéric, avait prié Rainaud d'écrire la relation des miracles arrivés à son abbaye de 1023 à 1055, mais cet ouvrage est perdu. Rainaud avait composé de nouveaux répons pour l'office de saint Florent, et deux hymnes en l'honneur du même saint. Enfin, dans la Chronique qui porte son nom, il avait rédigé la partie qui va de 976 à 1075, date probable de sa mort 2. Grâce à ses connaissances juridiques3, on voit son nom figurer sur un grand nombre de chartes : on peut en citer en particulier une de Saint- Aubin, de novembre 1074, publiée par Loyauté, dans ses notes de la Vie d'Hildebert, et qui est très curieuse en ce qu'elle nous montre comment procédaient les juges dans les querelles continuelles des différentes abbayes 4.

C'est Rainaud qui dirigeait l'école épiscopale cl'An-

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