‹ Marbres et textes antiques d'époque impériale [microform]Chapitre 22 sur 32 · KpaT€iaç îe[p] |o(pdvT[i · texte numérisé non relu

KpaT€iaç îe[p] |o(pdvT[i

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L. 4. — Pour co personnage et son fils, cf. 'Eqp.dpx., 1896, p. 41, n® 29. La rareté du nom permet de supposer que c'est le même que l'éponyme des prytanes Flavius Euthykomas, classé parmi les Paianieis dans le catalogue /(r, III, 1029, 1.1. 8 et 11, en 167/8 (1).

L. 6. — L'éditeur Skias lisait à tort ['EJpdxiuv, au lieu de Ziparuiv. Nous connaissons un archonte du nom de FI. Straton à l'extrême fin du II® siècle ou au début du III® (2) : aucun des deux Straton mentionnés dans la présente dédicace ne peut être identifié avec lui, si, comme il le paraît, Flavius Euthykomas est bien le prytane qui vivait vers 167 /8.

Notre restitution èiTi P(uj)juijj suppose une légère erreur de lecture de la part de Skias, qui a d'ailleurs pris soin d'indiquer que la lettre (au lieu de ^) n'est pas certaine.

Remarquons à propos de ce titre, qu'on rencontre par deux fois èîTi ptujuujv (3) au lieu de èm pajuuj, sans qu'on puisse

1) C'est-à-dire sous l'archontat de Valérius Mamertinus que nous avons proposé de placer cette année-là. Cf. BCH, XXXIX, 1915, pp. 386 sqq.; Chronologie des archontes athéniens sous V Empire, p. 172.

2) IG, III, 1155. DiTTENBERGER le place vers 190, von Schoeffer, vers }96-1,{Real-Enc., II, p. 597) Cf. notre Chronologie, p. 208 {± 193-4 — 208-9).

3) 10, III, 1032, II, 1. 29 ; 1042, 1. 26. Le fait n'a pas été signalé dans la notice de Kern, Beal-Enc., VI, p. 33, ni par Foucart, Les Mystères d'Eleusis, pp. 204-206.

considérer cette variante a,utrement que comme une erreur de iapicide.

L. 10. — Skias avait rejeté la restitution [KXeojKpaTeiaç : la Kléokrateia que nous connaissons, fille d'Oinophilos du dème d'Aphidna (1), tut en effet prêtresse éponyme d'Éleuëis et non hiérophantide ; comme ces deux sacerdoces sont à vie, il ne peut être question ici de cette Kléokrateia (2). De plus, au début de la 1. 10, il n'y a place, au plus, que pour trois lettres et il n'est pas sûr que le Iapicide ait adopté une coupe non syllabique comme [K\eo]KpaTeiaç(3) . Le surnom de Flavia devait plutôt être un nom comme [EùJKpotTeia.

L. 11. — Nous avons substitué la restitution [dTrô]T0V0V à [è'TjTovov de Skias. Si Euthykomas était petit- fils de Straton et de Flavia ... krateia, il semble qu'on n'eût pas répété deux fois la même indication de parenté, mais qu'on eût rédigé : Zipàiiuvoç . . . Kai OXapfaç . . . è'YTOVOV.

Le hiérophante Flavius Straton ne figure pas dans la liste de Philios ni dans celle de Giannelli (4). Il ne peut, en tout cas, être identifié avec le hiérophante Flavius (5), qui vivait vers le troisième quart du Il^e siècle, et que Philios place approximativement entre 150 et 170, si son petit fils, Euthykomas est bien le même que le prytane de 167/8. D'ailleurs, ce Flavius ne peut être que le hiérophante Flavius Léosthénès qui reçut le (Tipôcpiov de la main d'Antonin (6). Et Flavius

1) IG, III, 232; 'Ecp. dpx-, 1887, p. 111.

2) FoucART, pp. 213, 216.

3) Pour la coupe de lai. 1, cf. Lademann, De titulis Auicis...,!^!^^. Kirchhaini, 1915, p. 3.

4) Philios, BCH, XIX, 1895, p. 131 ; Giannelli ; I Romani ad Eleusi, Atti Ac. Torino, 1914-5, p. 387.

.5) IG, III, 1029, 1, 1. 33 (167-8) et 1030, II, 1. 24 (168-9). Pour ces dates, cf. notre Chronologie des archontes athéniens sous V Empire, p. 172.

6) SIG^, 869, 1. 21 : irapà tCù aiiTOKpdTopi 0euJ 'AvTiuveivuj. Nous ne pouvons admettre avec Dittenberger {ibid., n. 16) que le datif soit nais ici pour le génitif. Cette confusion de cas, fréquente d'ailleurs, ne s'explique guère dans une dédicace rédigée sans doute par un personnage appartenant à l'élite de la société athénienne, qui se piquait, à cette époque surtout, de parler la pure langue attique. Cest à Home que Léosthénès a dû recevoir l'investiture de l'empereur, de même que le xystarque Tryphon {IG, III, 1171, 1. 1) y a été couronné par Sept ime- Sévère et Caracalla, qui ne sont sûrement pas venus à Athènes.

Straton n'aurait guère pu être hiérophante après le premier quart du 11"*^ siècle, environ. (1)

L. 12, — Le philosophe Pleistarchos ne semble pas autrement connu. Son nom est celui du père de Pyrrhon, le sceptique, et peut-être n'y a-t-il pas là une simple coïncidence.

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