‹ Marc-Aurèle et la fin du monde antiqueChapitre 114 sur 436 · Dialogue précité, l. c · texte numérisé non relu

Dialogue précité, l. c

3. Clém. d'Alex., Strom., IV, ch. 4 ; l'Anonyme contre les cataphryges, dans Eus., V, xvi, 24; Eus., IV, 45; VII, 42; De mart. Palœst., c. 40. Se rappeler, en particulier, Métrodore, qui fut le compagnon de supplice de saint Pione. Cf. les actes de ce saint. Ruinart, Acla sine, p. 437, 450; Eus., //. E., IV, xv, 46 (en observa }t l'anachronisme que commet Eusèbe).

4. Jean Chrysost., De virgin., ch. 3-6 ; Eznig, Ré fut. des sectes, 1. IV, ch., 4 2-44.

5. Tert., Adv. Marc, IV, 5. « Faciunt favos et vespse, faciunt ecclesias et marcionitae. »

160 ORIGINES DU CHRISTIANISME. [An 165]

la peau des brebis qu'ils tuent », disaient d'autres i Gomme les montanistes, les marcionites se fabriquaient de faux écrits apostoliques, de faux psaumes1. Inutile de dire que cette littérature hérétique a péri tout entière.

Au ive et au ve siècle, la secte, vivace encore, est combattue avec énergie, comme un fléau actuel, par Jean Ghrysostome, saint Basile, saint Epiphane, Théodoret, l'Arménien Eznig, le Syrien Boud le Périodeute8. Mais les exagérations la perdaient. Une horreur générale des œuvres du Créateur portait les marcionites aux abstinences les plus absurdes. C'étaient, à beaucoup d'égards, de purs encratites; ils s'interdisaient le vin, même dans les mystères. On leur prouvait que, pour être conséquents, ils auraient

Page 1