‹ Marc-Aurèle et la fin du monde antiqueChapitre 158 sur 436 · L'Anonyme, dans Eus., V, xvi · texte numérisé non relu

L'Anonyme, dans Eus., V, xvi

4. Saint Jérôme, In Gai., II, proœm. ; Philastre, 74, 75, Pseudo-Aug., 62; Labbe, Conc, II, col. 951.

' 5. Épiphane, li, 33.

[An 171] MARG-AURÈLE. 229

vers 231, constatèrent le mal sans pouvoir le guérir1. La crédulité extrême de ces bonne? populations du centre de l'Asie Mineure, Phrygiens, Galates, etc., avait été la cause des promptes conversions au christianisme qui s'y opérèrent ; maintenant, cette crédulité les mettait à la merci de toutes les illusions. Phrygien devint presque synonyme d'hérétique. Vers 235, une nouvelle prophétesse soulève les campagnes de la Gappadoce, allant nu-pieds par les montagnes, annonçant la fin du monde, administrant les sacrements, et voulant entraîner ses disciples à Jérusalem8. Sous Dèee, les montanistes fournissent au martyre un contingent considérable.

Nous verrons les embarras de conscience que les sectaires de Phrygie donneront aux confesseurs de Lyon, au plus fort de leur lutte*. Partagés entre l'admiration pour tant de sainteté et l'étonnement que causeront à leur droit sens tant de bizarreries, nos héroïques et judicieux compatriotes essayeront en vain d'éteindre la discussion. Un moment aussi l'Eglise de Rome faillit être surprise. L'évêque Zéphyrin avait déjà presque reconnu les prophéties de

1. Firmilien, dans saint Cyprien, Epist., 75; Eusèbe, VII, 7; Tillemont, Mém., II, 674-672; Hefele, Conciliengesch., I, p. 82; W.gne, Patr. lat., III, col. 4151.

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